L'un des charmes absolus de notre époque est d'avoir rendu l'économie romanesque, et le roman économique.
Comme la magie, la poésie est noire ou blanche, selon qu'elle sert le sous-humain ou le surhumain.
Il nous vient souvent l'envie de changer notre famille naturelle contre une famille littéraire de notre choix, afin de pouvoir dire à tel auteur d'une page touchante : "frère".
La littérature n'a pas d'autre destination ni d'autre destin que d'appartenir à toute l'humanité.
Il y a tellement de poésie autour de l'ivresse. Je crois que c'est parce que ça à voir avec la liberté.
Toute grande littérature est l'une des deux histoires; un homme part en voyage ou un étranger vient en ville.
Un écrivain - ou tout au moins un romancier - a souvent des rapports difficiles avec la parole.
Celui qui aime la littérature n'aime ni l'argent, ni les tableaux, ni les bibelots, ni le reste.
Parler de sentiments à des femmes de chair est aussi offensant que parler littérature à des gens qui ont faim.
Le naturel n'est pas suffisant à celui qui en poésie veut faire oeuvre digne de l'immortalité.