On est dans une société qui part en vrille.
La première condition pour apprendre est d'accepter d'ignorer.
Décidément, cette chambre est triste. Les grosses araignées du matin, qu'on appelle pensées philosophiques, ont tissé leurs toiles dans tous les coins... Allons dehors.
C'est là, ça vous ensommeille au creux des reins, le mal de vivre qu'il faut bien vivre vaille que vivre.
Il est un âge où l'on enseigne ce que l'on sait ; mais il en vient ensuite un autre où l'on enseigne ce que l'on ne sait pas : cela s'appelle chercher.
Il est habituel de traiter de fou celui qui énonce une vérité perturbante.
Celui qui a du pain et du vin est ami du voisin.
Notre crainte n'est pas que nous soyons inadéquats, mais que nous soyons puissants au-delà de toute mesure.
Ce que tu décides de ne pas faire est tout aussi important que ce que tu décides de faire.
La première raison pour laquelle les hommes servent volontiers, est qu'ils naissent serfs et sont nourris tels.
Seul l'homme qui sait ce que c'est d'être vaincu peut atteindre le plus profond de son âme et revenir avec le supplément de force qu'il faut pour gagner.
On dit est souvent un grand menteur.
Dans une galaxie spirale, le rapport de la matière sombre à la lumière est d'environ un facteur dix. C'est probablement un bon chiffre pour le rapport entre notre ignorance et notre connaissance. Nous sommes sortis de la maternelle, mais seulement vers la troisième année.
L'Amérique est l'esprit de l'exploration humaine distillé.
L'amour signifie avoir à dire qu'on est désolé toutes les quinze minutes.
La nudité ne me fait pas peur du tout; la seule chose à ce sujet est la perception par le public.
Le seul catalyseur du choix de l'avenir, c'est Emmanuel.
La seule souffrance que j'ai eue, c'est en perdant ma fille de 22 ans.
Le combat est mon carburant.
- En 62, Claude écrit une chanson, je t'aide, c'est une saison... J'attend ! - Heu... L'automne ? - Ouais, j't'en foutrais des automnes ! Aller casses-toi t'iras passer l'hiver ailleurs...
Une chose est sûre, autrefois les faits divers étaient plus amusants, plus délirants. L'ADN est une invention formidable pour les enquêteurs mais un frein pour les dérives criminelles.
Quand on attaque les autres, il faut accepter d'être attaqué. Ce qu'on n'accepte pas, c'est des fatwas, des menaces de mort ou qu'on envoie deux cocktails Molotov dans la rédaction de "Charlie"...
C'est une erreur et un crime de faire appel à tout ce qu'il y a d'étroit et de brutal dans la classe ouvrière.
Il n'est personne qui ait fait don spontanément d'une partie de sa propre liberté en vue du bien public.
L'écriture, en Chine, est la manifestation la plus élevée de la conscience. Écrire sur un objet, c'est lui accorder toute son âme, le dédier à soi-même.
Discuter sur un forum n'est pas un droit. C'est un droit, un gauche et un uppercut dans la mâchoire.
Je vous céderais bien ma place, mais elle est occupée.
Bigot. Personne qui est attachée avec zèle et obstination à une croyance que vous ne partagez pas.
Plus le corps est faible, plus la pensée agit fortement.
Quand le pain est mouillé, il faut le boire.
Un ami, c'est un être qui ne doute jamais de vous, qui ne vous demande rien et qui est prêt à tout vous donner... C'est un coeur large qui oublie et pardonne... Un ami, c'est la perle au fond des mers.
C'est le degré de culture et de prévoyance plus que le degré d'aisance qui paraît régler la restriction des naissances.
Tout ce qui est injuste nous blesse, lorsqu'il ne nous profite pas directement.
Ce qui est magique dans la vie des hommes, c'est moins leurs souffrances que leurs échecs.
La plupart des hommes ont un moment dans leur vie où ils peuvent faire de grandes choses, c'est celui où rien ne leur semble impossible.
Il n'y a pas deux temps pareils de solitude car on n'est jamais seul de la même façon.
La grande nature admirée ensemble est le plus bel accompagnement d'un noble amour.
Vouloir appliquer le mot trop à Dieu, c'est déjà blasphémer.
Toute pensée est une sensation contrariée.
L'hostie est une pilule pour la foi.
La tragédie est le lieu où on se tue à nous le dire.
On dit qu'il faut s'efforcer de retrancher tous les jours de nos besoins. C'est surtout aux besoins de l'amour-propre qu'il faut appliquer cette maxime. Ce sont les plus tyranniques, et qu'on doit le plus combattre.
Comme la magie, la poésie est noire ou blanche, selon qu'elle sert le sous-humain ou le surhumain.
Or, du fond de la nuit, nous témoignons encoreDe la splendeur du jour et de tous ses présents.Si nous ne dormons pas, c'est pour guetter l'auroreQui prouvera qu'enfin nous vivons au présent.
Ma vie est une somme de futurs antérieurs destinée à ne rien perdre, une façon comme une autre d'envisager l'avenir sans vraiment s'y soumettre. Se projeter en avant pour revenir en arrière.
Je n'ai pas l'impression d'avoir été enfant, adolescent, homme mûr, puis vieux. Je suis à la fois enfant, adolescent, homme d'âge mûr et vieux. C'est sans doute un peu idiot. Mais ça change tout.
Je t'aimais quand tu t'ouvraisComme un lys sous la chaleurJe suis juste un autre bonhommeDe neige dans la fondante et la pluieQui t'a aimée de tout son amour geléTout son corps de seconde mainTout ce qu'il est ce qu'il a étéÀ mille baisers de profondeur.
Peut-être la vie n'est-elle qu'une série d'expériences, inexplicables même pour soi ?
C'est cela la découverte moderne: que la vie n'est pas aussi répétitive qu'on le dit, que du neuf peut être inventé mais aussi qu'elle se répète atrocement.
Le désir de l'homme étant Infini, la possession est Infinie et lui-même Infini.