Le Québec est une méritocratie, la France reste une aristocratie.
Le jeun du mois du Ramadan est pour les musulmans et les musulmanes un geste d'amour pour celui qui guide leur pas jours après jours sur le chemin de la sagesse qui mène au paradis.
La pression, c'est travailler à la mine. La pression, c'est être au chômage. La pression, c'est d'essayer d'éviter la relégation pour 50 shillings par semaine. Cela n'a rien à voir avec la Coupe d'Europe ou la finale de la Cup. Ça, c'est la récompense.
Accepter sa propre bizarrerie pour en faire sa joie, n'est-ce pas ce qu'on devrait tous faire dans nos vies?
Le théâtre est une destination inconnue, mais suffisamment connue pour produire une inquiétude indicible, mais moins effrayante qu'elle ne devrait l'être grâce à la certitude de n'y arriver jamais.
Il est grand, il est beau et c'est mon père.
La moindre défiance est un manque d'estime.
Pour agir, il faut une forte dose de défauts. Un homme sans défauts n'est bon à rien.
Quel est donc la destinée du genre humain ? Presque nul grand peuple n'est gouverné par lui-même.
L'amour est donc une bêtise qui peut faire oublier toute autre chose.
C'est ainsi que naissent les grandes inventions : par le contact inopiné de deux produits posés par hasard, l'un à côté de l'autre, sur une paillasse de laboratoire.
La vieillesse, c'est quand on commence à se dire : "Jamais je ne me suis senti aussi jeune".
C'est la politique de Satan de plaider en faveur d'une tolérance infinie et sans bornes.
Il est dur de travailler pour un maître âpre, mais il est plus dur encore de n'avoir point de maître pour qui l'on travaille.
Le plaisir, c'est encore la seule chose qui oblige les hommes à un peu de précision.
La simplicité que je recherche est tout à côté de la complication et cette frontière est si mince, si fragile.
Chaque début d'écriture est un retour à la case départ. Et la case départ, c'est un endroit où l'on se sent très seul. Un endroit où aucun de vos accomplissements passés ne compte.
Les hommes ne sont pas des esclaves, ce n'est pas vrai, ils se flattent ; ce sont des domestiques volontaires qui aiment à changer de place et de maître.
Dieu est un animal que l'on traque, que l'on tente d'apprivoiser, qui toujours s'enfuit, rompt la longe par laquelle on tente de le domestiquer, regagne les contrées sauvages, inaccessibles à qui a perdu l'innocence.
C'est grand-peine d'ête vieux, mais ne l'est pas qui veut.
Le public vient de rire aux oeuvres des auteurs comiques, mais il est bien le seul.
Le patriotisme, c'est bon pour les Africains et les Asiatiques. Chez les Russes, c'est déjà suspect ; en France, ça passe pour du gâtisme : les esprits avancés doivent avoir le patriotisme des autres.
La mort, gendarme féroce, est inflexible dans ses arrêts.
On prend goût à son désespoir. C'est plus facile que de lutter !
Si le monde tolère un malheur, n'est-ce pas pour le façonner à son usage, en tirer profit, le bâter, lui mettre un mors, une housse, le monter, en faire une joie ?
Le propre des questions insolubles est d'être usées par la parole.
L'histoire est faite de trous, de fosses... et de fosses communes.
Le passé est fait pour se vivre, puisqu'il a été notre présent.
Ce qui est le pire, au fond, ce n'est pas de renoncer à un être. On finit toujours par trouver des raisons. C'est de renoncer à ce qu'il représente dans une vie.
Tout est prédit par le dictionnaire.
Les pâtes alimentaires aujourd'hui se vantent sur le premier mouvement de la symphonie n°25 de Mozart. C'est le mouvement allegro con brio. Mozart s'excuse, il n'avait pas pensé à composer un allegro al dente.
Louer les princes des vertus qu'ils n'ont pas, c'est leur dire impunément des injures.
Il n'est si longue épreuve qui ne touche à sa fin.
La volupté est la plus courte forme de l'oubli.
Il n'est amis aujourd'hui que de table ; on ne prend plus pitié de son semblable.
Le beau se situe à l'intérieur de certaines limites tandis que le laid est infini, donc plus complexe, plus varié, plus amusant.
Il est dans la nature humaine d'écouter avec plaisir l'accusation et l'invective, l'apologie personnelle avec dépit.
La méditation est un effacement, un silence, une ouverture, donc une acceptation, un non-conflit.
Miracle n'est pas oeuvre.
Décidément, cette chambre est triste. Les grosses araignées du matin, qu'on appelle pensées philosophiques, ont tissé leurs toiles dans tous les coins... Allons dehors.
C'est trop long une vraie carrière ! On a trop le temps de voir les ficelles de ceux dont l'intelligence et la ruse l'emportent sur le vrai talent.
Être un meilleur humain, c'est ça la révolution, vouloir être meilleur, chercher sa profondeur. Quel boulot enthousiasmant. Âpre, de chaque instant.
Dans le monde des affaires, le rétroviseur est toujours plus clair que le pare-brise. Si le passé était le seul facteur à prendre en compte en investissement, les historiens seraient tous riches !
Ce qui fait un artiste, c'est l'endurance, la volonté de persévérer, en dépit du doute, des désaveux.
Si une image, regardée à part, exprime nettement quelque chose, si elle comporte une interprétation, elle ne se transformera pas au contact d'autres images. Les autres images n'auront aucun pouvoir sur elle, et elle n'aura aucun pouvoir sur les autres [...] ► Lire la suite
La véritable sagesse est de voir le monde tel qu'il est, sans illusions ni projections.
Reconnaître, c'est prouver que je ne cache rien.
La mort est un vêtement que tout le monde devra porter.
Lorsqu'une femme tombe tellement amoureuse de quelque chose qu'elle a envie de la porter, c'est à ce moment-là que cela devient une mode.
La guerre n'est pas l'histoire des femmes.