Toute pensée est une sensation contrariée.
Je ne me couche jamais la nuit sans penser que, jeune comme je suis, je ne vivrai peut-être pas pour voir un autre jour.
Faire d'avance et penser ensuite, c'est la maxime des fous.
La guerre, c'est la paix, la liberté c'est l'esclavage, l'ignorance c'est la force.
Nos élites politiques et journalistiques sont obsédées par le moralisme. Les mêmes qui viennent défiler pour la liberté d'expression.
Il est humiliant de penser que tous les animaux, y compris les êtres humains, sont des parasites du monde végétal.
Crèches, écoles maternelles : dès que l'enfant commence à reconnaître des formes, il est façonné par une pensée politique. La première couleur qu'on lui fait aimer est le rouge. Les premiers gestes qu'il imite sont révolutionnaires - lever le poing, en frappant le sol du talon. Les premiers chants sont des hymnes guerriers.
Notre marche vers la liberté est irréversible. Nous ne devons pas laisser la peur nous barrer la route.
La liberté ne consiste pas à se soustraire aux lois naturelles et divines.
Ce serait raciste de penser que les étrangers n'ont pas le droit d'être cons.
La liberté n'est que la femelle de l'honneur.
La suggestion consiste à faire dans l'esprit des autres une petite incision où l'on met une idée à soi.
Savoir voir nécessite savoir penser ce que l'on voit.
Une idéologie est un système de pensée cohérent avec lui-même mais non avec la réalité.
Mais plus on accepte de liberté dans les affaires, plus il faut bâtir de prisons pour ceux qu'elles défavorisent.
Si le philosophe n'est pas heureux, il n'est pas vraiment philosophe.
Les trois états successifs de toute pensée et de toute connaissance : l'état théologique, ou fictif ; l'état métaphysique, ou l'abstrait ; l'état scientifique, ou positif.
La liberté ne se donne pas, elle se prend.
Le verbalisme, c'est la pensée des autres.
Dans le métier de philosophe il est essentiel de ne pas comprendre.
On a aussi peu de liberté maintenant qu'il y a vingt ans : faire l'amour était alors interdit aux jeunes filles ; maintenant c'est presque devenu obligatoire. Les tabous sont les mêmes.
Il est des pays où les gens au creux des lits font des rêves. Chantez compagnons dans la nuit. La liberté vous écoute.
Le bonheur ? Une sensation spontanée qui ne résiste (hélas) pas à la réflexion.
Il faut apprendre et réapprendre toujours. Si tu t'arrêtes, c'est l'engourdissement progressif de ton cerveau ; la vie quitte peu à peu ton intelligence et tu deviens alors un être sans âme avec nulle part où aller.
De même que tout royaume divisé est bientôt défait, toute intelligence qui se divise en plusieurs études différentes s'embrouille et s'affaiblit.
Si j'avais le malheur de ne voir dans le capital que l'avantage de capitalistes, et de ne saisir ainsi qu'un côté, et, assurément, le côté le plus étroit et le moins consolant de la science économique, je me ferais Socialiste [...] â–º Lire la suite
Une véritable pensée ne traverse pas l'esprit.
La liberté et la dignité humaine doivent être effectives, et il ne sert à rien de dire que chacun doit vivre libre s'il n'a pas les moyens de vivre.
Tu vois, la liberté c'est de pouvoir manger des carottes rapées dans l'emballage.
Ne laissez pas les mots penser à votre place. Ayez une parole habitée.
L'idée de patrie est une idée de ville. La petite patrie, c'est la grande, c'est l'unique.