Dans les théâtres, si les ouvreuses ont une lampe de poche, c'est uniquement pour vérifier le montant de votre pourboire.
On quitte d'abord la maison de ses parents, et ensuite, parfois, on quitte la maison de son premier mariage, et c'est toujours la même peine qu'on ressent, celle de se sentir, une fois pour toutes, orphelin.
Il faut éviter le paradoxe, comme une fille publique qu'il est, avec laquelle on couche à l'occasion, pour rire, mais qu'un fou, seul, épouserait.
Dans la pub, tout est faux, sauf les frais.
La politique en soi, ce n'est pas très sérieux. Ses conséquences, oui, hélas !
Il n'est aucune si douce consolation en la perte de nos amis que celle que nous apporte la science de n'avoir rien oublié à leur dire, et d'avoir eu avec eux une parfaite et entière communication.
En art ce qui est important ce n'est pas les matériaux mais ce que l'on veut dire.
Souvenez-vous que ne pas obtenir ce que vous voulez est parfois un merveilleux coup de chance.
Toute la vie d'un fourbe est un continuel manquement de parole.
Un grand amour n'est jamais écrit d'avance.
Le langage est une peau. Je frotte mon langage contre l'autre. Comme si j'avais des mots en guise de doigts ou des doigts au bout de mes mots.
Ma vie est là pourtant, très exacte et très vraie,Harnais quotidien, sonnailles de grelots,Comédie et roman, faux rires, faux sanglots,Et cette herbe des sens folle, comme l'ivraie...
Une personne âgée n'est pas Dieu mais a vécu longtemps avec Dieu
Pour moi, la haute couture est une nécessité. Je n'aurais jamais fait ce métier sans la haute couture. C'est un confort, une sécurité. J'ai presque l'impression qu'il est de notre devoir de continuer. La haute couture c'est la France. Nous devons garder toutes les compétences et tous les savoir-faire en vie.
Toutes choses sont prêtes, si notre esprit en est ainsi.
Ce qui est incroyable, c'est que j'ai 75 ans et que je travaille toujours.
La vraie perte n'est possible que si vous aimez quelque chose de plus que vous ne vous aimez.
Aujourd'hui est toujours là. Demain jamais.
Les bandes dessinées sont des histoires; ils sont comme des romans ou n'importe quoi d'autre. Donc, la première chose à faire est de devenir un bon conteur.
Ce n'est pas moi qui parle...c'est nous qui parlons.
L'idéal du culturisme est la perfection visuelle. Imaginez une statue grecque prenant vie. Il s'agit de sculpter votre corps comme un artiste cisèle la pierre.
Il faut avoir aimé dans la douleur pour savoir ce que c'est vraiment qu'aimer.
Et puis avec le temps on pardonne, on finit même par en rire... Après tout ce n'est qu'un jeu.
Un efféminé est souvent un jeune homme qui n'est pas mâle du tout.
L'argent est très estimable, quand on le méprise.
L'an passé est toujours meilleur.
L'opinion publique est un composé de folies, de sagesse, de sentiments faux, de sentiments justes, d'obstination et de paragraphes dans les journaux.
La crainte suit le crime, et c'est son châtiment.
C'est son caractère qui fait à chacun sa destinée.
Il y a trois manières pour apprendre une chose : la meilleure manière est de la professer...
La vie est une chose trop importante pour être prise au sérieux.
Il est doux de se croire malheureux, quand on n'est que vide et ennuyé.
La propriété est nécessaire, mais il ne l'est pas qu'elle reste toujours dans les mêmes mains.
L'être humain est la proie de trois maladies chroniques et inguérissables : le besoin de nourriture, le besoin de sommeil et le besoin d'égards.
A la campagne et dans les petites villes, faire de la politique, ce n'est, le plus souvent, que haïr son voisin.
Une gifle ? C'est souvent le prologue d'un grand roman d'amour !
La vie, dans la plupart des cas, n'est jamais qu'une quête de chèques et une conquête de l'échec.
Ne dites jamais de quelque chose : c'est acquis. Dites : c'est à moi !
La politique : plus ça change, plus c'est la même chose.
Un Canadien français, c'est un type qui donne son coeur à la France, son argent à l'Angleterre, son sang à la Croix-Rouge... et son vote à tort et à travers.
C'est au bras de la noblesse de France que la démocratie américaine a fait son entrée dans le monde.
Connaissez-vous la différence entre l'éducation et l'expérience ? L'éducation, c'est quand vous lisez tous les alinéas d'un contrat. L'expérience, c'est ce qui vous arrive quand vous ne le faites pas.
Il n'est pas utile de voyager beaucoup pour trouver l'exil.
Le monde n'a peut être pas de sens, mais il a des structures, et tout est là.
Le destin de l'individu est lié à celui du pays tout entier.
C'est le malheureux avantage de ceux qui n'ont rien à perdre de pouvoir beaucoup hasarder.
Pour réaliser le beau, le peintre emploie la gamme des couleurs, le musicien celle des sons, le cuisinier celle des saveurs, et il est très remarquable qu'il existe sept couleurs, sept sons, sept saveurs.
Dès que l'amour est partagé, il devient chiant : aimer, c'est beau ; être aimé, c'est pénible.
L'oisiveté est la mère de toutes les pensées.
Est un fou qui révèle à sa femme ce qu'il veut garder secret.