Nous sommes tous distraits, parce que nous avons nos rêves ; seul, le perpétuel recommencement des mêmes choses finit par nous imprégner d'elles.
Pourquoi les églises sont-elles fermées la nuit, au moment où l'on en a le plus besoin ?
On peut violer les lois sans qu'elles crient.
La bonté des humains n'est qu'apparences. Derrière elles, on découvre le même vide que l'on sent en soi. Le froid d'une demeure vide. Où l'on ne peut vivre.
Les routes, elles appartiennent beaucoup plus à ceux qui habitent au bord qu'à ceux qui roulent dessus !
Soyez ouvert à apprendre de nouvelles leçons, même si elles contredisent les leçons que vous avez apprises hier.
Si les femmes n'avaient pas à répéter sans cesse pour que les hommes comprennent, elles auraient l'heur de se taire.
La plupart des automobiles du monde marchent à l'essence. Les autos françaises marchent au klaxon. Surtout quand elles sont arrêtées.
C'était sur le cardinal que pesait toute la responsabilité, car on n'est pas ministre absolu sans être responsable ; aussi toutes les ressources de son vaste génie étaient-elles tendues nuit et jour, et occupées à écouter le moindre bruit qui s'élevait dans un des grands royaumes de l'Europe.
Les femmes ont un coin de la mémoire réservé aux fautes qu'elles n'ont pas commises.
Qu'est-ce que les folles ? - Celles qui dénoncent des vices imaginaires chez tous les hommes qu'elles ne peuvent pas avoir.
Les femmes ne mentent pas, elles évitent de déplaire.
Je n'ai jamais trop aimé les femmes qui tiennent leur sexe autour du cou comme des babioles. Je pense que cela devrait être découvert. C'est plus intéressant de découvrir le sexe chez une femme que de l'avoir jeté sur vous, comme une Marilyn Monroe ou ces types-là. Pour moi, elles sont plutôt vulgaires et évidentes.
Il faut, quand on gouverne, voir les hommes tels qu'ils sont, et les choses telles qu'elles devraient être.
Que les femmes donnent ou qu'elles refusent, elles sont toujours heureuses qu'on leur demande.
Même les jeunes filles les plus douces, les plus modestes et les meilleurs sont toujours plus douces, modestes et meilleures lorsqu'elles se sont trouvées belles au miroir.
Ses idées sont comme les ailes de l'autruche. Elles lui permettent de courir, pas de s'envoler.
Mutation et sélection ont fait l'homme de la même façon qu'elles ont modelé n'importe quel autre être vivant, avec l'impression philosophiquement importante, que sans cette difficulté, nous n'aurions pas eu de raison de naître.
Les explications mystiques sont considérées comme profondes ; en réalité il s'en faut de beaucoup qu'elles soient même superficielles.
Il y a des moments où l'on en veut à mort à toutes les jeunes filles qu'on rencontre, parce qu'elles ne vous jettent pas leur coeur et 20.000 livres de rentes.
Les années qu'une femme retranche de son âge ne sont pas perdues : elles sont ajoutées à l'âge des autres femmes.
Ses yeux restaient fixés sur les lèvres d'Hervé Joncour comme si elles étaient les dernières lignes d'une lettre d'adieu.
Combien de choses qui nous eussent paru impossibles si l'expérience ne nous avait fait savoir qu'elles ne le sont pas!
Il est certain que les sottises cessent d'être telles si elles sont faites avec insolence par des gens intelligents.
Les femmes ne font tant de cas de l'amour que parce qu'elles savent que celui qui les aime ne les voient pas telles qu'elles sont.
Ne mêlons pas les femmes à nos affaires ; elles ont assez des leurs.
Vos imperfections vous rendent belle, elles font de vous qui vous êtes.
On ne conserve pas des valeurs. On les transcende sans cesse. Sinon, elles meurent d'elles-mêmes.
Bureaucratie : mille-pattes à mille têtes dont ni pattes ni têtes ne fonctionnent d'une manière synchrone ; lorsqu'elles fonctionnent.
Chaque culture est dominée par un modèle maternel idéal qui peut varier selon les époques. Qu'elles en soient conscientes ou non, il pèse sur toutes les femmes.
Le temps est une énigme étonnante dans laquelle les graines plantées peuvent devenir un jardin vibrant si elles sont correctement taillées.
Les femmes préfèrent la brutalité à l'ironie. Le brutal se met nettement dans son tort à leur égard ; l'ironiste les met en méfiance vis-à-vis d'elles-mêmes et cela ne pardonne pas.
Comme elles n'ont pas de tête, les femmes ne peuvent pas la perdre.
Il y a des questions qu'on pose si peu souvent qu'elles perdent leurs réponses.
S'il y a des vaches qui sont devenues folles c'est parce qu'on leur a donné à manger du mouton. D'autres sont devenues capricieuses et elles ont réclamé du couscous.
Les hérésies jouent un rôle essentiel. Elles tiennent les esprits en état d'alerte.
Les personnes qu'on a le plus de mal à convaincre que l'heure est venue pour elles de se retirer, sont les enfants au moment d'aller au lit.
Les idées sont à tout le monde. Elles ne deviennent pensée qu'intégrées à la cohérence d'un être.
Les dos des maisons ont peur du ciel truffé de feu, leurs pieds des noyades du sol, elles ont opté de se poser superficielles entre les surprises et les perfidies.
Les inconnues ne partent pas : elles disparaissent.
Avec les femmes, il faut se mettre à plusieurs pour en tenir une ! Elles sont si promptes à s'échapper...
Privées de la société des hommes, les femmes perdent leur éclat, et, sans elles, les hommes s'abêtissent.
Comme les plaisanteries, les meilleures oeuvres ne sont-elles pas les plus courtes?
Les âmes sont ainsi. Elles se vendraient pour posséder un corps mais n'ont rien de plus urgent à faire que de quitter à la moindre défaillance celui qui leur a donné asile et nourriture.
Les femmes attachent tant de prix à certains appâts de leur sexe, et elles seraient si honteuses d'en être déshéritées ou peu pourvues, que moins elles en possèdent, plus elles cherchent à en montrer.
Si certaines femmes baisent comme elles conduisent, elles courent à la césarienne.
Ainsi vivent-elles, ces grues, et ont-elles leur être, non dans le présent rétréci, mais dans les étendues plus vastes du temps de l'évolution.
La science est indéfinissable. La vérité est inaccessible. Mais elles partagent, au moins, cette capacité à générer cet état d'être si essentiel et élégant que le poète Fernando Pessoa nomme l'« intranquilité ».
Tout est changé ! De notre temps, les jeunes femmes cédaient à leurs maris avec le sentiment d'accomplir un devoir difficile. Aujourd'hui, elles y prennent plaisir.
Vue de face ou de profil, aucune vague n'est exactement identique à une autre. Elles viennent au monde, elles prennent plus ou moins d'ampleur, selon leur destin, et c'est cette dimension que les gens, s'ils étaient des vagues, appelleraient "réussite sociale".