La télé, c'est à ça qu'elle sert : devant toutes ces horreurs, guerres, crashes, meurtres, les familles s'estiment un peu heureuses au fond, et elles font taire, elles rentrent leurs petites rancoeurs.
Mais parlent-elles ? Ces cris, pleurs, chants, bavardages, langues étranges, disent très clairement l'impossibilité pour les femmes d'accéder à la seule parole reconnue, la parole politique. Et nous avons dit dès le début de ce livre à quel point la quasi-absence d'écrits de femmes oblitère tout essai de constituer une histoire des femmes antiques.
Les choses ne sont pas ce qu'elles sont mais ce qu'elles doivent être, à nous de tirer sur les rênes.
Les hommes n'aiment pas toujours ce qu'ils estiment, les femmes n'estiment que ce qu'elles aiment.
Tu es né avec la guerre, tu ne dois pas vivre avec la guerre. Il faut voir le monde, connaître la Paix. Les racines s'exportent, tu verras. Elles ne doivent pas t'étouffer, ni te retenir.
Une société vraiment libre est basée sur une vision du respect des personnes et de ce qu'elles apprécient.
Les pensées, comme les puces, sautent d'un être humain à l'autre. Mais elles ne les piquent pas tous.
Les femmes sont attirées par les hommes silencieux. Elles croient qu'ils écoutent.
Une justice sans morale devient injustice ; de même qu'une morale et une justice qui ne font pas référence à Dieu dégradent l'homme, parce qu'elles le privent de sa mesure la plus exigeante, de ses possibilités les plus hautes, en lui barrant le regard sur l'infini et l'éternel.
Si les femmes ne craignent pas la mort, ça doit être à cause de leur coquetterie. Peut-être qu'elles s'imaginent qu'en faisant de l'oeil au diable, en arrivant chez lui, il leur fournira un laissez-passer pour le purgatoire !
La leçon la plus sublime que nous donne le soleil, c'est son universalité. Il ne se préoccupe pas de savoir ce que sont les créatures auxquelles il envoie ses rayons. Qu'elles soient intelligentes ou stupides, bonnes ou criminelles, qu'elles méritent ou ne méritent pas ses bienfaits, il les éclaire toutes sans distinction.
Si nous ne nous convertissons et ne devenons semblables aux vaches, nous n'entrerons pas au royaume des cieux. Il n'y a qu'une chose que nous devrions apprendre d'elles: à ruminer.
Les guerres commencent quand vous voulez, mais elles ne se terminent pas quand vous voulez.
J'ai utilisé des fleurs parce qu'elles meurent. Mon ambiance était sombrement romantique à l'époque.
Les critiques jugent les oeuvres et ne savent pas qu'ils sont jugées par elles.
Il est doux de chanter, mais soyez-en certain : Les lèvres chantent seulement quand elles ne peuvent embrasser.
Quelles que soient les expériences, sont-elles vraiment utiles ?
Il n'y a rien de mal à ce qu'une femme accueille toutes les avances des hommes tant qu'elles sont en espèces.
La chose la plus puissante est que les femmes ne soient pas seulement les bénéficiaires du changement, mais qu'elles en soient les agents.
Dans la plupart des grandes villes, les gens ont l'art de ne pas se mêler des affaires des autres. On recommande aux femmes, si jamais elles se font agresser, de ne jamais appeler au secours, il faut crier au feu. Si vous criez au secours, personne ne vient.
Les filles ont ceci pour elles qu'elles le sont toujours un peu plus qu'on ne pensait.
Si les femmes que j'ai connues ont quelque chose à me reprocher, elles n'ont qu'à déposer plainte !
La pudeur leur va si bien quand elles en ont, si bien quand elles n'en ont plus, que je ne conçois guère de femmes qui ne désirent pas en avoir.
Certaines insultes portent en elles leur réconfort. Les chiens n'aboient que contre les roues qui tournent.
Les femmes voient beaucoup plus facilement les défauts les unes des autres qu'elles ne peuvent découvrir les perfections.
Cela semble vain, mais je pourrais probablement faire une différence pour presque toutes les personnes que j'ai rencontrées si je choisissais de m'engager avec elles de manière professionnelle ou personnelle.
On me dit souvent que mes idées sont impossibles à réaliser, mais je montre toujours que si, elles le sont.
Il y a une minute où toutes les femmes se ressemblent, c'est quand elles tombent.
Pour moi, écrire des biographies est impossible si elles ne sont pas brèves et concises, et ce sont, à mon avis, les plus éloquentes.
La contestation par les institutions, s'est donc substituée une contestation des institutions elles-mêmes.
Les églises ne sont-elles pas des dortoirs des vivants aussi bien que des morts ?
Une conférence est une réunion au cours de laquelle une quinzaine de personnes parlent, des heures durant, des choses qu'elles devraient être en train de faire.
Il fut un temps où les femmes portaient des costumes de bain descendant jusqu'aux chevilles puis jusqu'aux genoux et ensuite aux hanches. Il se pourrait bien cette année qu'elles ne les portent même pas jusqu'à la plage.
La route du succès est encombrée de femmes poussant leur mari devant elles.
Toutes les passions sont exagératrices et elles ne sont des passions que parce qu'elles exagèrent.
Chaque personne naît avec des qualités et un potentiel très individuels. En tant que société, nous avons le devoir envers les femmes de créer un environnement réellement propice au développement dans lequel elles peuvent elles aussi évoluer.
Si nous n'avons pas de vie future, nous avons eu nos vies antérieures et elles sont le secret et les liens de nos existences d'aujourd'hui.
Les injures sont bien humiliantes pour celui qui les dit, quand elles ne réussissent pas à humilier celui qui les reçoit.
On ne transforme pas les choses par la violence, les frontières tomberont d'elles même le jour où les gens seront heureux.
Si les choses étaient faciles à trouver, elles ne valaient pas la peine d'être trouvées.
Combien de dactylos s'imaginent que leur patron n'est pas content d'elles, quand il ne les félicite que pour leur travail.
Les lois de la vie ont toujours raison, car elles survivent à toutes les autres.
Les sociétés modernes civilisées se définissent par un procès de décodage et de déterritorialisation. Mais, ce qu'elles déterritorialisent d'un côté, elles le reterritorialisent de l'autre.
Ainsi nous ne sommes rien, ni toi ni moi, auprès des paroles brûlantes qui pourraient aller de moi vers toi, imprimées sur un feuillet : car je n'aurai vécu que pour les écrire, et, s'il est vrai qu'elles s'adressent à toi, tu vivras d'avoir eu la force de les entendre.
Les femmes détestent l'amitié : la température y est trop basse : c'est un pays où elles s'enrhument.
Tu n'es pas de celles qui meurent où elles s'attachent,Tu frottes ta joue à toutes les moustaches,Faut se lever de bon matin pour voir un ingénuQui ne t'ait pas connue,Entrée libre à n'importe qui dans ta ronde,Coeur d'artichaut, tu donnes une feuille à tout le monde,Jamais, de mémoire d'homme, moulin n'avait étéAutant fréquenté.
Certaines amours peuvent se changer en amitié, mais il faut pour cela qu'elles n'aient pas atteint en nous certaines profondeurs.
Les femmes ne livrent jamais tout au premier regard. Elles gardent des provisions. Les hommes sont des affamés.
Quoique les hommes se flattent de leurs grandes actions, elles ne sont pas souvent les effets d'un grand dessein, mais des effets du hasard.
Ne cueillez pas les choses maintenant, elles porteront leurs fruits plus tard.