Les femmes ne livrent jamais tout au premier regard. Elles gardent des provisions. Les hommes sont des affamés.
L'ennui, qui dévore les autres hommes au milieu même des délices, est inconnu à ceux qui savent s'occuper par quelque lecture. Heureux ceux qui aiment à lire.
Aucun changement important dans le comportement humain ne s'est jamais accompli sans qu'intervienne aussi un changement dans nos positions intellectuelles, nos habitudes, nos goûts et nos convictions.
Comment arrêter son regard sur la première à laquelle on a juré fidélité éternelle quand il y en a des milliers qui nous obligent à renier sans cesse nos premières paroles ?
Les sciences humaines ignorent l'humain biologique, en font une entité sans corps et sans vie.
Les hommes doivent s'entendre que les vrais hommes ne violent pas ou n'oppriment pas les femmes, et que la place d'une femme n'est pas seulement à la maison, mais dans les écoles, les bureaux et les salles de réunion.
Aucun individu n'est identique à l'autre, mais tous les hommes sont égaux.
Il n'y a rien de plus touchant que le regard extasié d'un enfant devant une fleur sauf, peut-être, de voir un adulte qui parvient encore à en faire autant.
Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l'entraide et la solidarité visant à un but commun : l'épanouissement de chacun dans le respect des différences.
Le corps est censé être vu, pas tout couvert.
Aucune guerre n'est jamais remportée. Elles ne sont même jamais combattues. Le champ de bataille ne fait que révéler à l'homme sa folie et son désespoir.
C'est une grave erreur que de parler d'écriture féminine ou masculine. Il n'y a que des écritures tout court et plus elles sont androgynes mieux ça vaut.
La beauté du corps est un avantage digne des animaux si l'intelligence ne la relève.
Adam a eu au moins un privilège sur tous les maris qui l'ont suivi. Eve n'a jamais pu lui énumérer tous les hommes qu'elle aurait pu épouser si elle l'avait voulu !
Quand j'aurai les trois quarts du corps dans la tombe, je dirai ce que je pense des femmes et je rabattrai vivement la dalle sur moi !
Les hommes vont en aveugle dans leur vie. Les mots sont leurs cannes blanches.
Le visage qui s'illumine, l'attention de gens qui vous écoutent... C'est un plaisir ultime.
Les socialistes disent : laissez faire ! Mais c'est une horreur ! - Et pourquoi, s'il vous plaît ? - Parce que, quand on les laisse faire, les hommes font mal et agissent contre leurs intérêts. Il est bon que [...] ► Lire la suite
La division des hommes en acteurs et spectateurs est le fait central de notre temps.
Il y a peu encore, il pensait que les collabos s'étaient eux-mêmes retranchés de la communauté des hommes. Ils avaient un visage différent. Ils seraient exécutés le jour de la libération. Et maintenant, à sa grande stupeur, ils lui apparaissaient comme des hommes.
Il y a des hommes qui n'aiment que les femmes mortes, leur souvenir, une image, l'autre part d'elles, invisible, qu'ils veulent explorer comme le monde, sans relâche, pour comprendre.
Les voyages, comme les belles femmes, sont faits pour les hommes sans imagination.
Les dettes sont comme les enfants ; plus elles sont petites, plus elles font de bruit.
Mieux vaut ne pas trop penser. Se reposer davantage sur le corps : il est plus digne de confiance.
Les hommes connaissent tous l'utilité d'être utile, mais aucun ne connaît l'utilité d'être inutile.
La force et la fraude sont les deux armes principales des hommes en guerre.
Le monde fut toujours habité pas des hommes qui ont eu les mêmes passions.
Les ruses et les machinations ténébreuses ont été imaginées par les hommes pour venir en aide à leur lâcheté.
La jalousie n'est belle que sur un visage jeune et ardent. Après les premières rides, la confiance doit revenir.
La culture est d'autant plus intéressante qu'elle sert à corriger la nature. La nature est rude, ennemie, tandis que la culture permet à l'homme d'agir avec un gain d'effort et de temps. La culture libère le corps de l'esclavage du travail, elle le dispose à la contemplation.
Et il savait, certes ! Faire tomber sur vous un regard tranchant et lourd comme une hache.