Est-ce que Dieu existe ? Si tu crois en lui, il existe ; si tu n'y crois pas, il n'existe pas.
La langue est pour moitié un miroir, pour moitié un grimoire, elle est ombre et clarté et il faut l'accepter dans sa dichotomie sous peine de n'y rien voir faute de contrastes.
Les voyages, ça ressemble à l'amour ! Il y a les amours qui éclairent et ceux qui assombrissent. Tout dépend du coeur qui les vit et les hommes ont le coeur qu'ils peuvent.
Il n'y a aucune connaissance de la terre qui ne commence par l'imagination. Lorsqu'elle disparaît, lorsque se brise la création par l'imaginaire, la curiosité s'évanouit avec elle et le savoir s'épuise.
Il n'y a pas que des salauds au gouvernement. Il faut rester objectif. Il y a aussi des incompétents.
Il y a des mots qui s'insinuent dans votre coeur comme des vers.
Le ralliement, ça ne marche jamais, ce qui marche, c'est le rassemblement. Derrière le ralliement, il y a le désenchantement, et puis l'effacement. Derrière le rassemblement, il y a le courage et le succès.
Et les enfants ? Ici, pas question de les inscrire à l'école, car il n'y a déjà pas assez de place pour les petits Marseillais.
Il n'y a que deux sortes de personnes qui ne peuvent commettre deux fois la même erreur : les parachutistes et les jeunes filles.
Les cimetières sont des portefeuilles où toutes les valeurs humaines en s'y plaçant se réduisent à zéro.
Pour un instrumentiste, un concertiste, il y a une limite dans les progrès que l'on peut accomplir, en revanche, dans la comédie, c'est illimité.
Il n'y a rien de plus fragile, de moins sûr, il n'y a rien qui ne fasse plus de mal à un auteur que la lecture ou la relecture de ses écrits.
La peur est le plus grand de tous les maux dont l'humanité est affligée. Sans la peur, il n'y aurait pas de guerres...
Il y a antinomie entre les lignes hertziennes et les lignes du poète : comment la télévision, qui est lumière, éclat, mise en scène, évidence, peut-elle faire exprimer le secret d'une parole, l'écart d'une sensibilité, le risque du cri ou du chuchotement
Mon pire cauchemar, mon cauchemar fondamental, absolu, c'est la vision du futur que propose Bill Gates, un futur où il y aura une caméra à chaque coin de rue et où chaque conversation sera enregistrée. Je préférerais m'enfoncer une fourche dans les yeux q
Il n'y a pas de bonheur. Il n'y a que de la concentration.
Cette insatisfaction et ce sentiment de quelque chose d'inaccompli vous poussent à écrire le livre suivant pour rétablir l'équilibre, sans que vous y parveniez jamais.
Je tâche d'y voir double, afin de me servir à moi-même de compagnie.
Tout en haut de la grande montée... Y'a une autre vallée. Tout au bout, tout au bout de la vie Y'a encore de la vie.
Il y a bien moins d'ingrats qu'on ne croit, car il y a bien moins de généreux qu'on ne pense.
Il n'y a pas de justice : Le premier intellectuel venu exhibe l'intérieur de sa tête... on le fête. La plus jolie des filles nues montre très simplement son cul... on la hue.
Entre ce qui a eu lieu et ce qui n'a pas eu lieu, il n'y a pas plus de différence qu'entre plus zéro et moins zéro.
Il n'y a qu'un secret pour conserver le bonheur, c'est de le renier, c'est de le méconnaître ; il se plaît quelquefois à rester chez les ingrats.
Tout ce qui s'est fait de grand dans le monde, s'est fait au cri du devoir ; tout ce qui s'y est fait de misérable s'est fait au nom de l'intérêt.
Nous aimons notre enfance, nous y revenons, nous la jugeons, elle nous juge.
Certes, il y a de bons et de mauvais moments, mais notre humeur change plus souvent que notre fortune.
Il n'y a rien de plus difficile que de faire ressentir la réalité dans sa banalité. Flaubert aimait à dire : "il faut peindre bien le médiocre". C'est le problème que rencontrent les sociologues : rendre extraordinaire l'ordinaire ; évoquer l'ordinaire de façon à ce que les gens voient à quel point il est extraordinaire.
Vous désirez trouver un genre de renoncement qui vous fasse éviter le chagrin. Je vous répéterai qu'il n'y a aucun moyen de l'éviter, sans pervertir ou mutiler notre nature.
Une femme pour un homme, c'est ce qu'il y a de plus loin au monde.
Les choses sont une façade, une croûte, Dieu seul est. Mais dans les livres il y a quelque chose de divin.
La suprême sagesse en face de Dieu, c'est de prendre une feuille blanche, de signer son nom en bas, puis de la présenter à Dieu pour qu'il y écrive ce qu'il veut.
Le drame de la vie c'est qu'il peut ne rien s'y passer.
Il n'y a pas d'amour abstrait, pas d'amour qui ne pousse sur la mort de quelque chose ou de quelqu'un. Et sans doute est-ce à son pouvoir de sacrifier quelque obligation, que se mesure la force d'un sentiment.
Lorsqu'on crie désespérément à l'intérieur de soi, est-ce qu'il y a quelqu'un qui nous entend ?
Un homme qui était complètement innocent, s'est offert en sacrifice pour le bien des autres, y compris ses ennemis, et est devenu la rançon du monde. C'était un acte parfait.
Il y a toujours une certaine heure du jour et de la nuit où le courage d'un homme est au plus bas, et c'était cette heure-là seulement qu'il redoutait.
Il me reste trop à faire et je ne tiens pas à baisser les bras. Il y aura toujours contre quoi se révolter.
Sans que cela soit un devoir, il y a plus d'une mère qui donnerait sa vie pour ses enfants.
Il y a trois sortes de fils : l'enfant qui ne vaut pas son père, celui qui se hisse à son niveau et celui qui le surpasse.
Il n'y a rien de définitif en nous, et qu'il est vain et futile d'essayer de rechercher qui on est : on ne découvrira jamais qui on est, ce qu'il faut c'est découvrir où on veut aller, ce qui est beaucoup plus intéressant.
Les inconnus pour les timides sont des géants, il n'y a pas de petits juges pour les accusés.
La grande révélation n'est peut-être jamais venue. Au lieu de cela, il y avait des petits miracles quotidiens, des illuminations, des allumettes frappées à l'improviste dans l'obscurité.
Il y a de ces choses là qui sont cachées dans le temps, et qu'on ne peut trouver qu'avec le temps.
Le désordre est l'état naturel du monde, la forme organisée y est l'exception.
Il n'y a que les pauvres de généreux.
Il n'y a d'universel que ce qui est suffisamment grossier pour l'être.
Si Dieu n'existe pas, les hommes ont besoin d'y croire. S'il existe, il finira par tout arranger.
Il y a des ordres injustes, qui cachent les pires désordres.
La métaphysique est en l'air. Nous ne pouvons que l'y laisser.
Il n'y a qu'une seule caste, la caste de l'humanité.