Il faut s'y prendre tôt pour faire les choses au dernier moment.
Il n'y a rien de plus terrible qu'un pouvoir illimité dans les mains d'un être borné.
Il y a de la joie dans tout, même dans la honte ; le tout c'est d'oser la prendre.
Une oeuvre de la langue traduite dans une autre langue : quelqu'un passe la frontière en y laissant sa peau, pour revêtir le costume local.
Il y a des mots qui s'insinuent dans votre coeur comme des vers.
S'il y a un bruit dans la forêt et qu'il n'y a personne dans la forêt, il n'y a pas de bruit.
La capacité peut vous amener au sommet, mais il faut du caractère pour vous y maintenir.
La peur est là où il n'y a pas d'amour. L'amour est là où il n'y a pas de peur.
Le monde entier est une patrie. Il n'y a pas de pays étrangers, seulement le temps qui les lie ou les sépare.
Il n'y a aucune honte à être pauvre, mais c'est bigrement incommode.
Il n'y a de joueurs repentants que parmi les perdants.
La suprême sagesse en face de Dieu, c'est de prendre une feuille blanche, de signer son nom en bas, puis de la présenter à Dieu pour qu'il y écrive ce qu'il veut.
Le conteur, qui veut faire paraître des choses absentes, y réussit bien mieux par le frisson de la peur que par une suite raisonnable de causes et d'effets.
Il n'y a que deux sortes d'auteurs : les bons et les mauvais. Les mauvais font de mauvaises pièces et les bons ne foutent rien.
Il y a trois sortes de personnes : celles qui refont toujours les mêmes erreurs, celles qui ne refont plus les mêmes, puis celles qui utilisent les erreurs des autres pour ne pas en faire.
Il y a trois sortes de fils : l'enfant qui ne vaut pas son père, celui qui se hisse à son niveau et celui qui le surpasse.
Quelle est la frontière, la limite au-delà de laquelle on peut considérer que le cerveau ne répond plus comme avant ? Mieux vaut disparaître trop tôt que trop tard. Qu'est-ce qu'on y perd ?
Certes, il y a de bons et de mauvais moments, mais notre humeur change plus souvent que notre fortune.
Le ralliement, ça ne marche jamais, ce qui marche, c'est le rassemblement. Derrière le ralliement, il y a le désenchantement, et puis l'effacement. Derrière le rassemblement, il y a le courage et le succès.
Dans le vélo, il y a ceux qui font les cons, et ceux qui ne font pas les cons. Moi, avec la force que j'avais, je pouvais faire partie de la deuxième catégorie.
Si vous avez travaillé sur tout votre dessin, il devrait se terminer lui-même - souvent quand on s'y attend le moins.
Le désordre est l'état naturel du monde, la forme organisée y est l'exception.
Il y a l'ennui de l'homme en manque de Dieu, mais il y a aussi l'ennui de Dieu en manque d'homme.
Est-il donc vrai que dans tout amour, il y a une souffrance en éclosion ? Pourquoi devons-nous toujours payer d'une incertitude, d'un doute, d'une angoisse même, nos plus petits bonheurs ?
La peur est le plus grand de tous les maux dont l'humanité est affligée. Sans la peur, il n'y aurait pas de guerres...
Pour nous, un poète est un monsieur qui s'efforce de saisir l'eau par poignées. C'est seulement quand il y parvient que le monsieur est un poète.
Il n'y a plus d'espoir mais beaucoup de futur.
Les rêves sont faits pour entrer dans la réalité, en s'y engouffrant avec brutalité, si besoin est. Ils sont faits pour y réinsuffler de l'énergie, de la lumière, de l'inédit, quand elle s'embourbe dans la médiocrité, dans la laideur et la bêtise.
Il y a des gens qui ne vivent jamais ça, qui restent fermés jusqu'à la mort, par peur du changement.
- Il te faut un guide médical pour quoi foutre ? - Pour voir, j'ai jamais fait de piqûre d'adrénaline ! - Quoi, t'as jamais fait d'injection ? - Nan, j'en ai jamais fait, j'me défonce pas avec des Connasses, et mes amis [...] ► Lire la suite
L'époque d' "Apostrophe" était plus insouciante. Il y avait moins de chômeurs, moins de problèmes d'immigration.
L'amnistie est un élégant moyen, pour le pouvoir, de désapprouver les mesures du précédent et de faire de la place dans les prisons pour y loger ensuite aisément ses ennemis personnels.
Il n'y a que les pauvres de généreux.
Il n'y a pas de justice : Le premier intellectuel venu exhibe l'intérieur de sa tête... on le fête. La plus jolie des filles nues montre très simplement son cul... on la hue.
Le rêve des esprits avancés est de partir de zéro. Quand ils ne peuvent pas, ils y retournent.
Il n'y a qu'un secret pour conserver le bonheur, c'est de le renier, c'est de le méconnaître ; il se plaît quelquefois à rester chez les ingrats.
L'écriture, c'est comme l'armée, on y retrouve tout le monde. Des avocats, des secrétaires, des boulangères, des critiques littéraires, des énarques, des politiciens, des fils de famille, des vagabonds, et même quelques écrivains.
Il n'y a pas de courage quand on veut quelque chose plus que tout.
Il n'y a pas de grève dans le train des rêves.
Au moment de vérité, il y a soit des raisons, soit des résultats.
Un homme qui était complètement innocent, s'est offert en sacrifice pour le bien des autres, y compris ses ennemis, et est devenu la rançon du monde. C'était un acte parfait.
La grande révélation n'est peut-être jamais venue. Au lieu de cela, il y avait des petits miracles quotidiens, des illuminations, des allumettes frappées à l'improviste dans l'obscurité.
Patron, y'a un Indigène qui danse le Funk devant ma lame !
Tout en haut de la grande montée... Y'a une autre vallée. Tout au bout, tout au bout de la vie Y'a encore de la vie.
Il n'y a d'universel que ce qui est suffisamment grossier pour l'être.
Il n'y a rien de plus embarrassant que de regarder quelqu'un faire une chose que l'on prétendait impossible à faire.
Pourquoi après une mort, y a-t-il un espace systématique de mensonge sur la vertu et la valeur du disparu ? Pourquoi ce qui valait avant ne vaudrait-il pas après ?
Le peuple voudrait en finir, or il n'y a pas de fin.
Tout le monde peut séduire. La preuve, il y a des enfants partout...
Il n'y a rien de définitif en nous, et qu'il est vain et futile d'essayer de rechercher qui on est : on ne découvrira jamais qui on est, ce qu'il faut c'est découvrir où on veut aller, ce qui est beaucoup plus intéressant.