Il y avait des jours où je rêvais d'avoir un petit kiosque à journaux, d'abandonner le boulot. Seulement, quand je me suis renseigné, j'ai appris qu'il fallait se lever à 5 heures du matin, ça m'a refroidi tout net.
Dans le cercle des poètes disparus, il y a cette scène où le prof de latin se tourne au réfectoire vers son jeune collègue révolutionnaire et lui dit : Montre moi un coeur débarrassé du fardeau de ses rêves, et je dirai : voilà un homme libre !
C'est toujours avec angoisse que j'anticipe le retour de la nuit, le moment de la grande rencontre avec moi-même, le moment d'ajouter un autre zéro au total du passé, le moment de me rapproche de tout un pas de la frontière au-delà de laquelle il n'y a plus rien, même plus de futur.
Il y a toujours un moment dans la vie ou les hommes se classent en deux catégories : ceux qui disent oui, et ceux qui disent non.
Mon message ? Il n'y en a qu'un, je crois, qui est un cri : " Partagez ! Donnez ! Tendez la main aux autres ! Gardez toujours un carreau cassé dans vos univers bien feutrés pour entendre les plaintes qui viennent de l'extérieur.
Il y a des gens dans ce monde qui t'aimeront et des gens dans ce monde qui te feront du mal ; et il y a des gens dans ce monde qui te feront les deux.
Les silencieux ne sont pas forcément des penseurs. Il y a des armoires fermées à clef et qui sont vides.
Il y a une infinité de choses où le moins mal est le meilleur.
Sur la scène du texte, pas de rampe : il n'y a pas derrière le texte quelqu'un d'actif et devant lui quelqu'un de passif; il n'y a pas un sujet et un objet.
Il y a des visions qui se sont gravées dans ma mémoire et beaucoup a été oublié, mais la méfiance est restée inscrite dans mon corps, et aujourd'hui encore je m'arrête tous les quelques pas pour écouter.
Il n'y a que les os qui font du bruit dans la marmite.
Il y a une âme de bonté dans les choses mauvaises, les hommes la distilleraient-ils avec observation.
Il n'y a pas de place pour les démons quand on est possédé.
Mieux on fait une chose, et plus il faut cacher le soin qu'on apporte à la faire ; afin que chacun croie que tout y est naturel.
Il y a des gens dont la puissance est faite de tout l'argent qu'ils ont prêté ; et d'autres dont toute la force est dans l'argent qu'ils doivent.
Dans les grandes oeuvres, il n'y a pas de petits ouvriers.
Il n'y a rien au monde qui coure plus vite qu'une virginité qui s'en va.
Dans le journal du petit déjeuner : on y lit que le monde se ressemble, et que le jour n'est pas pressé de commencer.
Il y eut un violent combat. On les attaqua dans l'eau, qui gênait leurs mouvements et l'on en tua un grand nombre ; les autres, pleins d'audace, essayaient de passer par-dessus les cadavres. Une grêle de traits les repoussa ; ceux qui avaient déjà passé, la cavalerie les enveloppa et ils furent massacrés.
S'il n'y avait pas quelque chose qui s'appelle jouer, ils hospitaliseraient probablement des gens comme moi.
Ma mère m'a totalement protégé en tant que modèle. Elle m'a emmené à chaque visite, elle était sur le plateau si je voulais qu'elle y soit.
Pour la tâche que nous aimons, nous nous levons de bonne heure, Et nous y mettons avec joie.
L'important, c'est de ne pas s'acharner à chercher dans la vie de couple des choses qu'on n'y trouvera jamais.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le quotidien, c'est ce qu'il y a de plus difficile à partager.
Je vins dans les villes au temps du désordre.Quand la faim y régnait.Je vins parmi les hommes au temps de la révolteEt je me suis révolté avec eux.Ainsi passa le tempsQui m'était donné sur la terre.
Il faut aimer danser pour s'y tenir.
Il n'y a presque rien que vous ne puissiez accomplir si vous y tenez.
Comment pourrais-je dire qu'il n'y a pas de violence en cuisine?
Je ne peux pas trop m'inquiéter pour un match. Il n'y a rien que je puisse faire.
Il n'y a qu'en France qu'on a des manifs qui ne servent à rien.
S'il y avait sentiment d'éternité sur scène, ce serait l'éternité de la musique.
S'il y a des changements dans la société patriarcale indienne, je ne les verrai probablement pas de mon vivant.
Il n'y a jamais eu de démocratie qui ne soit suicidée.
Apprendre à mourir ! Et pourquoi donc ? On y réussit très bien la première fois !
Il y a des choses que je ne désire pas apprendre.
Pour l'expérimentateur physiologiste, il ne saurait y avoir ni spiritualisme ni matérialisme. Ces mots appartiennent à une philosophie naturelle qui a vieilli, ils tomberont en désuétude par le progrès même de la science.
Beaucoup de films que j'ai réalisés auraient probablement tout aussi bien fonctionné il y a 50 ans, et c'est juste parce que j'ai beaucoup de valeurs à l'ancienne.
Il n'y a pas deux façons de se rendre immortel ici-bas, c'est d'oublier qu'on est mortel.
Il y a deux sortes de femmes. La femme-bibelot que l'on peut manier, manipuler, embrasser du regard, et qui est l'ornement d'une vie d'homme. Et la femme-paysage. Celle-là on la visite, on s'y engage, on risque de s'y perdre.
Il n'y a pas de vérités moyennes.
A force de nous le présenter aussi noir, le futur, ils peuvent bien comprendre qu'on hésite à s'y aventurer, non ?
Nous peuplons souvent notre vie de plus de problèmes qu'il n'y en a en réalité.
Il n'y a pas d'innocents en amour, il n'y a que des victimes.
Il faut souvent plus de courage pour changer d'avis que pour s'y tenir.
C'est la chèvre qui connaît la profondeur de l'eau avant de s'y aventurer.
Rien de mortel ne dure, et il n'y a rien de doux qui ne se termine actuellement par l'amertume.
Il y a une atmosphère fantastique en ce moment, une atmosphère que beaucoup de gens me disent n'avoir jamais vue auparavant.
Il n'y a pas de gens modestes. Il y a des ratés qui ont la prétention d'être modestes - et qui font les modestes pour faire croire qu'ils ne sont pas des ratés.
Il n'y a d'échange que de mauvais procédés.
Toute parole est en trop quand on a du désir, d'ailleurs parler l'annule - il n'y a pas de mots pour dire le désir, pas de mots courants qui ne servent à le trafiquer, à le masquer, à l'apaiser ou à le détruire.