Il faut que les rouages tournent régulièrement, mais il ne peuvent tourner sans qu'on en ait soin. Il faut qu'il y ait des hommes pour les soigner, aussi constants que les rouages sur leurs axes, des hommes sains d'esprit stables dans leur satisfaction.
Il y a trop de grands hommes dans le monde; il y a trop de législateurs, organisateurs, instituteurs de sociétés, conducteurs de peuples, pères des nations, etc. Trop de gens se placent au dessus de l'humanité pour la régenter, trop de gens font métier de s'occuper d'elle.
Dans un cimetière, il y a autant d'histoires que de tombes.
La courbe de la surveillance dépasse celle de la population. Il n'y a pas d'issue. On en est aujourd'hui au point où 10 millions de dollars suffisent à acheter une unité pour stocker définitivement les interceptions massives d'un pays de taille moyenne.
Il y a une contradiction indépassable entre les fermetures ethniques, nationalistes, religieuses et le besoin d'une conscience d'humanité commune au XXIèeme siècle.
Je crois qu'il y a des résistances honnêtes et des rébellions légitimes.
On a longtemps cherché s'il y avait une langue naturelle et commune à tous les hommes ; sans doute, il y en a une ; et c'est celle que les enfants parlent avant de savoir parler.
Ce qu'il y a de plus noble, c'est les gens qui font danser les autres.
Prenons-y garde, nous aurons peut-être un jour à nous reprocher un peu trop d'indulgence pour les philosophes et pour leurs opinions. La philosophie trop audacieuse du siècle a une arrière-pensée.
Si Dieu existait, il n'y aurait pas de méchants, il n'y aurait que des maladroits.
Il y a une mesure en toute chose.
Je me sens peu sûr de ma vérité, même si j'y crois.
La libération ne peut résulter que d'une technique. Elle ne peut être obtenue que par des acteurs sociaux dont elle est le but conscient. Il n'y a pas moyen de faire l'économie de la volonté politique.
Les gens qui réussissent ne sont pas nés comme ça. Ils réussissent en établissant l'habitude de faire des choses que les gens qui échouent n'aiment pas faire. Les gens qui réussissent n'aiment pas toujours ces choses eux-mêmes ; ils s'y mettent et les font.
Tous les deux, trois ans, il y a un film sur l'Holocauste parce qu'ils veulent que vous vous en souveniez et qu'on vous rappelle ce que c'était. À quand remonte la dernière fois que vous avez vu un film sur l'esclavage ?
La différence entre une bonne chanson et une trés bonne chanson est qu'une bonne chanson est celle que vous connaissez, que vous mettrez dans votre voiture ou danserez. Mais je pense qu'une trés bonne chanson, vous allez y pleurer, ou vous aurez des frissons.
si les humains ont un point commun, c'est d'inventer des mondes fictifs et de parvenir à y vivre, plutôt que dans le réel.
Nous sommes dans la voiture de son ami Chico. On doit garder ses pieds sous ses jambes, car il n'y a pas de plancher. On voit l'asphalte défiler et les trous d'eau verte. On dirait une décapotable à l'envers.
Il n'y a pas de folie sans motif et chaque geste que les gens ordinaires et sobres considèrent comme fou implique le mystère d'une souffrance sans précédent qui n'a pas été saisie par les hommes
Ce fut un honneur et un privilège d'arriver dans ce pays il y a 16 ans avec presque pas d'argent dans ma poche. Il s'est passé beaucoup de choses depuis.
Alors là... Y m'épate, y m'épate, y m'épate...
Il y a des travaux corrupteurs, mais l'oisiveté l'est davantage.
Comment savoir si cette journée n'est pas la dernière ? On croit qu'on a le temps. Et puis, tout d'un coup, ça y est, on se noie, fin du temps réglementaire. La mort est le seul rendez-vous qui ne soit pas noté dans votre organizer.
Lorsque les gens se laissent prendre à ce qui est juste et qu'ils sont prêts à se sacrifier pour cela, il n'y a pas de point d'arrêt avant la victoire.
Il y a des bagatelles bien habitées, comme il y a des fous bien vêtus.
J'ai trois vies : actrice, mannequin, productrice. Parfois je me rends compte qu'il y a une quatrième vie, qui est un peu négligée, qui vit un peu.
J'ai consenti à des situations devant lesquelles soit on fiche le camp (on ferme les yeux, on n'a rien vu), soit on a l'imprudence d'y mettre le petit doigt, et alors on n'en sort plus !
Je ne pense pas qu'on puisse retrouver dans aucun des textes que j'ai écrits, y compris les chansons d'amour, des choses qui me soient arrivées. Mais c'est quand même le monde où je suis, où je vis, où je pleure.
Le mot devoir n'existe pas pour moi, il n'y a pas un devoir pour l'écrivain. Il n'y a que l'écriture qui pousse un homme, une femme à prendre position en regard du réel.
Mon objectif a toujours été d'ajouter de la valeur, de ne pas être redondant, de ne pas gêner, mais de faire des choses qui soulèvent et font avancer les choses d'une manière très stratégique et objective afin qu'il y ait des résultats concrets.
On parle toujours de "fanatisme aveugle", comme s'il y avait de fanatismes clairvoyants.
Il y a tant de maux dans la vie qu'on trouve peu d'endroits où se reposer !
La logique pouvait grandement servir à condition d'y entrer et puis d'en sortir.
Quand je vis l'air clair et pur, de joie je fus tout assuré. Et je vis amassés sur le pin des milliers d'oiseaux. Le croit qui veut : il n'y avait branche ni feuille qui n'en fût couverte. C'était bien l'arbre le plus beau !
Je faisais le maximum pour me donner l'impression qu'il fallait que je réussisse, je finissais par dire il n'y a pas de probléme ça va marcher et ça a marché.
Il y a des dignitaires qui ont grimpé aux honneurs le long de leur indignité.
Au-dessus du devoir, il y a le bonheur.
Ignores-tu que tu ne saurais faire un pas sur la terre sans y trouver quelque devoir à remplir, et que tout homme est utile à l'humanité par cela seul qu'il existe ?
Il n'y a pas de synthèse : il n'y a que le discontinu.
Comme elle m'écoutait ! Il y a donc encore des âmes sur la terre !...
Il n'y a pas au monde, un homme qui échappe complètement à l'erreur.
Chaque être qui a été sauvé pendant la guerre l'a été grâce à un homme qui, à l'heure d'un grand danger lui a tendu la main. Nous n'avons pas vu Dieu dans les camps mais nous y avons vu des justes.
Il n'y a rien d'amer pour une personne qui a faim.
Il y a toujours une sorte de logique cachée.
Sentir toute la vie des billes préservées dan sa poche, ajouter ici et là une agate ou une goutte d'eau. Les regarder de temps en temps dans la lumière. Des billes transparentes et, dans chacune un signe de ce qu'il y a de plus grand, de trop grand. de ce mieux qu'impossible.
Vouloir fixer les choses...il y a tellement de choses dont on ne se souvient plus après. J'admire les gens qui tiennent un journal au quotidien.
Sur le point de m'en aller, je veux lui poser une question qui résume toutes les autres, une question qu'il n'y a que moi pour poser, sans doute, mais qui, au moins une fois, a trouvé une réponse à sa hauteur: "Qui etes-vous?" Et elle, sans hésiter : "Je suis l'âme errante".
Là où il y a connaissance vraie, il y a toujours joie.
Si on ne se mêlait que de ce qui nous regarde, il n'y aurait plus de conversation possible.
Je le dis toujours : il y a pis que l'esclavage, dans ce monde, il y a l'étranger sans passeport.