Autrefois, quand on était las et dégoûté du monde, on entrait au couvent ; et lorsqu'on avait du bon sens, on y restait. Aujourd'hui, quand on est las et dégoûté du monde, on entre dans la révolution, et lorsqu'on est intelligent, on en sort.
La réforme de la cour d'assises prévoit la possibilité d'être juré à dix-huit ans : il n'y a pas d'âge pour commencer à avoir des emmerdements !
Il n'y a pas assez de bonheur dans les films d'aujourd'hui.
Si nous mangeons plus de poulet et moins de boeuf, c'est aussi parce que nous commençons à rejeter les formes de viande qui nous rappellent trop que nous mangeons un animal mort. Moins il y a de sang, mieux c'est. [...] ► Lire la suite
Tout ce qui était grand dans le passé a été ridiculisé, condamné, combattu, supprimé ; seulement pour faire émerger ce qu'il y a de plus puissant et de triomphant de cette lutte.
Bien sûr, il y a des risques. Mais le risque, c'est ce qui épice la vie
Il y a beaucoup de livres qui n'ont l'air d'avoir été édités que pour servir à asseoir les enfants sur des chaises trop basses.
Il y a tellement de gens qui trouvent à travers le monde la seule femme qu'ils puissent aimer, que l'énorme fréquence de ces rencontres me rend sceptique, moi qui ai un certain respect du calcul des probabilités.
La conversation est un commerce. Tous ceux qui y prennent part doivent dépenser ; c'est le seul moyen d'en tirer quelque chose.
Il n'y a pas de marche qui un jour, ne finit pas.
Les descriptions de femme ressemblent à des vitrines de bijoutier. On y voit des cheveux d'or, des yeux émeraude, des dents perles, des lèvres de corail. Qu'est-ce, si l'on va plus loin dans l'intimité !
Il semble qu'il n'y ait plus de place pour l'élégance dans ce monde de blue-jean en carton. Et pour ma part, je pense que c'est dommage.
De mémoire de rose, il n'y a qu'un jardinier au monde.
La nature veut qu'on jouisse de la vie le plus possible, et qu'on meure sans y penser. Le christianisme a retourné tout cela.
Si le vase n'est pas propre, tout ce qu'on y verse aigrit.
Il y a un pays natal dans le temps comme il y en a un dans l'espace.
Il y a de grandes flaques de sang sur le monde où s'en va-t-il tout ce sang répandu est-ce la terre qui le boit et qui se saoule drôle de soûlographie alors si sage... si monotone...
Entre deux personnes liées affectivement, il ne saurait y avoir de critique sincère.
Dans les slogans du président de la République il y a l'avant et l'après, moi je connais avant Jésus-Christ et après Jésus Christ.
Dans l'excès de bonheur, il y a peut-être quelque chose de pris à quelqu'un.
C'est un mythe que le mâle soit fait pour compléter la femme dans le mariage. Il n'y a que dans l'accouplement qu'ils ne se dépossèdent pas, parce qu'ils agissent en bêtes.
Dans la vie comme dans les romans, il y en a qui s'obstinent à rester des personnages secondaires.
Il n'y a pas d'oiseau qui chante toute une journée sans s'arrêter.
La raison pour laquelle il y a tant de personnes stupides, c'est parce qu'il est illégal de les tuer.
Le tact, c'est l'art de donner à vos invités l'impression qu'ils sont chez eux alors que vous souhaiteriez tant qu'ils y soient.
Les femmes, c'est comme les photographies : il y a un imbécile qui conserve précieusement le cliché, pendant que les gens d'esprit se partagent les épreuves.
Il n'y a pas de péché sur la Terre pourvu que Dieu ne pardonne à celui qui se repent sincèrement. L'homme ne peut pas commettre de péché capable d'épuiser l'amour infini de Dieu.
On élève des canetons dans l'eau ensuite on craint qu'ils s'enrhument s'ils y trempent une patte. Les canards finissent par haïr la mare qui les a portés.
Il n'y a pas trois milliards d'hommes. Il n'y en a qu'un.
Les femmes sont extraordinaires. Elles savent se servir de leur moindre atout : l'une, c'est sa démarche, l'autre, son décolleté, une troisième, ses jambes... Il y en a même qui se servent de leur intelligence !
Les événements sont comme les trapèzes : il y a une coïncidence et une seule qui permet de passer de l'un à l'autre.
Il n'y a de terrible en nous que ce qui n'a pas encore été dit.
Epouser un pays, ses particularités, c'est épouser ce qu'il y a de petit. S'en tenir à sa tête, c'est ramper.
Moi j'y crois au Père Noël. J'y crois aussi, je crois à un jour par an où nous donnons à tout le monde pour le plaisir de donner en sachant que ce n'est pas nous qui serons remerciés ce sera le Père Noël. C'est cela qui est merveilleux, on n'a pas à remercier personne...
Pendant dix ans, je disais tous les jours j'arrête demain. On va s'apercevoir que je n'y connais rien. J'ai toujours pensé qu'on finirait par me démasquer.
- Ah le Kurde vas-y passe moi mon frère ! - Ah nan je peux pas désolé il est mort. Il a fait une faute de vocabulaire. - C'est ta mère qui a fait une faute de vocabulaire.
A force de chercher de bonnes raisons, on en trouve ; on les dit ; et après on y tient, non pas tant parce qu'elles sont bonnes que pour ne pas se démentir.
Entre le roman sensuel et le roman sexuel, il y a cet écart essentiel ; que le premier voit dans la vie du sexe la chose la plus curieuse du monde, le second la chose la plus sérieuse du monde.
Le merveilleux, on s'y habitue plus vite qu'à des godasses trop courtes.
Il n'y a rien de plus réel que les songes.
Le monde contemporain n'est peut-être pas exactement l'endroit le plus brillant où l'on puisse rêver de vivre. C'est une espèce d'étrange carnaval. Où il y a pas mal de douleur mais qui peut-être assez drôle aussi.
Dans le retard, il n'y a pas d'abondance.
Là où il y a amour, il y a la douleur.
N'y a-t-il pas de mort plus belle, mes frères, que d'affronter sa crainte dans les yeux, que de retourner vers les traces de son père ? Il est temple de son dieu.
Il y a des hommes qui sont faits pour la société des femmes ; moi, je suis fait pour la société des enfants.
Il y a des gens qui ont vraiment des dons. Le problème, c'est de les découvrir.
Il y a des familles où l'on semble entretenir soigneusement des parents malades pour refuser les invitations à dîner.
Lire, c'est regarder la mort sans la voir, sans y croire, les yeux béants, les yeux béats.
Comme de toute chose, il y a un secret du vin ; mais c'est un secret qu'il ne garde pas. On peut le lui faire dire : il suffit de l'aimer, de le boire, de le placer à l'intérieur de soi-même. Alors il parle. En toute confiance, il parle.
Il n'y a pas de mauvais personnages, il n'y a que des mauvais scénaristes.