Peut-être y a-t-il dans la vie de tout homme un échec, quelque affaire non résolue, qui a pour lui plus d'importance que tous ses succès ?
Il y a des choses qu'un homme a peur de se dire, même à lui-même, et tout homme honnête a un certain nombre de telles choses emmagasinées dans son esprit.
Parfois, si vous voulez réaliser quelque chose de grand, il y aura des boules de courbe. Il suffit de les esquiver de temps en temps.
Que ce Dieu est bon ! il a fait le ciel pour nous tous, y va qui peut ; mais peu y vont, c'est un peu haut.
Il y a peu de mensonges qui résistent à l'usure.
La vie en société c'est quand tout le monde est là et qu'il n'y a personne. La vie en société c'est quand tous obéissent à ce que personne ne veut.
Il y a trop d'eau, trop de froid et pas assez de pétrole dans les pays froids et pas assez d'eau, trop de chaleur et plein de pétrole dans les pays chauds. A part ça, Dieu n'est pas alcoolique.
Ne prescrivez à vos regrets d'autre terme que celui que le temps y mettra.
En outre, il y a une loi de beauté qu'il importe de ne pas oublier! malgré l'effort de quelques uns, nous semblons marcher vers cet oubli, tant la médiocrité, monstre à mille têtes, a de fidèles dans les sociétés modernes.
Savoir c'qu'il y aura derrière ton but final, ça t'fait aussi peur que l'échec, et les remords d'un projet qui coule, ça peut que t'noyer.
Y'a personne qui veut écouter les ados, ouais, tout le monde pense qu'on devrait être heureux simplement parce qu'on est jeune et ils voient pas les guerres qu'on mène au quotidien. Un jour, ma guerre s'arrêtera et je resterai vivante, et je tolérerai plus d'être maltraitée par qui que ce soit. Je suis forte.
Un pédé, c'est un gros mot, c'est pour parler d'un homosexuel. Et un homosexuel, c'est un homme qui aime un autre homme. Mais il y a pas de mal à ça. Il faut juste le respecter... Parce que ça reste de l'amour.
Il y a des journalistes qui ont appris leur métier à l'école hôtelière. Ils posent les questions comme on passe les plats.
Mettez-vous du coton dans les oreilles et des cailloux dans vos chaussures. Enfilez des gants de caoutchouc et barbouillez vos lunettes de vaseline. Et ça y est, vous y voilà : en un instant, vous êtes devenu vieux.
Derrière un roman ou un poème, derrière la richesse d'un sens à interpréter, il n'y a pas de sens secret à chercher. Le secret d'un personnage n'existe pas, il n'a aucune épaisseur en dehors du phénomène littéraire.
La plupart des gens ne meurent qu'au dernier moment ; d'autres commencent et s'y prennent vingt ans d'avance et parfois davantage. Ce sont les malheureux de la terre.
Soyez toujours prêts à vivre heureux et à mourir heureux. Soyez toujours fidèles à votre Promesse scoute même quand vous aurez cessé d'être un enfant - et que Dieu vous aide à y parvenir !
C'est dimanche. Brrr ! Qu'il serait doux, le son des cloches, s'il n'y avait parmi les hommes tant de mal.
On peut vivre sans richesse, presque sans le sou. Des seigneurs et des princesses, y'en a plus beaucoup. Mais vivre sans tendresse, on ne le pourrait pas, non, non, non, non, on ne le pourrait pas.
Il n'y a qu'un remède à l'amour : la fuite.
Il en est parmi nous qui, bien que non génétiquement prédestinés à la gadoue, y pataugent plus souvent qu'à leur tour.
Il y a des sottises bien habillées comme il y a des sots bien vêtus.
Il y a deux sujets dont on ne peut parler avec autorité qu'après expérience : Dieu et l'amour. Comme il faut bien attendre de mourir pour faire l'épreuve de Dieu, reste l'amour.
Il n'est de pire ennemi que l'obligé qui s'empresse de se brouiller avec celui qui l'a aidé pour se prouver à lui-même que l'autre n'y a été pour rien.
Il n'y a rien de plus grand que l'homme, et rien de plus petit. Il n'y a rien de plus grand quand on regarde son âme, rien de plus petit quand on regarde son corps.
Il y a trois catégories de films : les gros budgets, les petits budgets, et ceux sur lesquels on ne peut pas se permettre le moindre gâchis.
Avoir le courage de regarder sa vie en face, de n'y voir rien d'ajusté, rien d'harmonieux. Le courage de tout casser, de tout saccager.
Si étroite que soit la marmite, le sel peut toujours y pénétrer.
Il n'y aurait rien à vous effrayer si vous refusiez d'avoir peur.
J'aime croire que j'ai beaucoup de guerriers gardiens assis sur mon épaule, y compris mon père.
Il n'y a aucune raison de changer ce que vous êtes, mais si vous n'êtes pas vous, alors vous devez le reconnaître.
J'ai rencontré ma femme en jouant au golf. Elle est française et ne pouvait pas parler anglais et je ne pouvais pas parler français, donc il y avait peu de chance de nous impliquer dans des conversations ennuyeuses - c'est pourquoi nous nous sommes mariés très rapidement.
Tu sais, si tout le monde épousait quelqu'un d'une race différente, en une seule génération il n'y aurait plus aucun préjugé.
Tu vois ce qu'il y a de pire, c'est de rester silencieux quand les vieux disent des sottises...
Aussi grand que soit un trou, il y a toujours quelque chose autour.
IL y a les pauvres de Dieu et ceux du Diable.
C'est là une des contradictions de la littérature, qu'il y a un temps pour vivre, et un temps pour écrire, et que, dans le temps où l'on écrit, on n'a guère celui de vivre.
Il y a des moments où il faut se précipiter à la poursuite de l'espérance.
Air dégagé et net, il n'y a pas de peur du tonnerre.
Rappelez-vous, jusqu'au bout, que tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.
Quand la justice règne le droit est suspendu, cependant le droit interviendrait lorsqu'il y a un problème de justice.
A force de prendre dans la huche sans rien y mettre, on en trouve bientôt le fond.
Il y a des gens qui ne trouvent un bon mot que la troisième ou quatrième fois qu'ils le répètent.
Il y a beaucoup moins de choses sur terre que nous le fait croire notre philosophie.
Il y a deux choses insupportables dans la littérature : ce sont les récits de rêves et les relations sexuelles prolongées.
S'il y a un Dieu, il est caché, il est ailleurs, il est hors du temps, il n'obéit pas à nos lois et nous ne pouvons rien dire de lui. Nous ne pouvons décréter ni qu'il existe ni qu'il n'existe pas.
Quand on sait que l'adversaire arrive au point faible du dossier qui risque d'embarrasser la défense, il faut faire diversion parfois de façon banale : faire tomber son stylo et le chercher ostensiblement. L'attention est détournée. Le fil est rompu. Mais il faut le faire intelligemment. Là, j'y étais « pour mon compte » !
T'as fait un bon boulot sur mon frangin. Y a pas plus mort que lui.
Du banc des ministres au ban de la société, il n'y a que l'espace d'un faux pas.
En général, il faut se redresser pour être grand : il n'y a qu'à rester comme on est pour être petit.