Elle rougit si on lui parle de chaise ; pour ce qu'elle y pose.
A force de chercher de bonnes raisons, on en trouve ; on les dit ; et après on y tient, non pas tant parce qu'elles sont bonnes que pour ne pas se démentir.
Certains maris admirent davantage leur femme à mesure qu'ils sont plus trompés. A côté des cocus honteux, il y a les cocus émerveillés.
Il y a des cas où tout l'art de la diplomatie consiste à maintenir les problèmes intacts le plus longtemps possible.
Quand un préjugé disparaît, il y a une vertu qui disparaît en même temps. Une vertu n'est qu'un préjugé qui reste.
Il n'y a pas de libéralité bien placée, pourvu qu'elle le soit sans calcul et sans ostentation, qui ne vaille mieux qu'une économie.
Il n'y a pas de chute de l'Amérique pour la simple raison que l'Amérique n'a jamais été innocente. Il est impossible de perdre ce qu'on n'a jamais possédé.
Il y a des femmes qui passent leur vie à rembourrer le fossé où leur vertu comptait choir, et qui, furieuses de rester sur le bord à attendre qu'on les pousse, jettent des pierres aux femmes qui passent.
En tant qu'actrice, j'aime beaucoup les gens comme Anna Magnani et Debra Winger. Je pense aussi qu'il n'y a personne de mieux que Meryl Streep.
Quand on a un enfant, y a des choses qu'on a pas le droit de faire !
Entre deux amis, il n'y en a qu'un qui soit l'ami de l'autre.
Le raisonnement n'est bon que dans les matières où nous n'y voyons goutte. C'est le vrai bâton de l'aveugle.
Il y a deux sortes d'hommes. Ceux qui combattent leur père et ceux qui cherchent toute leur vie à le remplacer.
Comment arrêter son regard sur la première à laquelle on a juré fidélité éternelle quand il y en a des milliers qui nous obligent à renier sans cesse nos premières paroles ?
A la guerre, il y a des questions qui ne se posent pas.
Il y a trois sortes de fils : l'enfant qui ne vaut pas son père, celui qui se hisse à son niveau et celui qui le surpasse.
Exposition. Il y a trop de monde. Railler tous ces gens qui se ruent aux expositions (et qu'on a pu observer dans les expositions).
Il n'y a pas une seule culture au monde où il soit permis de tout faire. ET on sait bien depuis longtemps que l'homme ne commence pas avec la liberté mais avec la limite et la ligne de l'infranchissable.
On ne vit pas dans l'absolu. Nul homme n'est coulé d'une seule pièce. Même un robot connaît la panne. Sans contradictions il n'y a pas de vie.
Les gens sont formés pour adorer les dirigeants. Alors que la liberté est oubliée par beaucoup, il y en a toujours qui ne se soumettront jamais.
Son meilleur ami c'est d'abord soi-même. Mes rêves traversent les nuits, s'étendent sur mes plaines. Près des montagnes de soucis où je vide ma haine j'essaye d'croire en la vie mais j'y arrive à peine.
C'est dommage que le danger soit chose au fond si dangereuse, sans quoi on s'y jetterait rien que pour éprouver cette joie puissante qui accompagne la délivrance.
Il y a deux buts dans la vie : obtenir d'abord ce que l'on désire, ensuite en jouir. Les sages seuls atteignent le second.
Il y a tout d'abord la littérature de la connaissance, et secondement, la littérature de la puissance. La fonction de la première est d'enseigner ; la fonction de la seconde est d'émouvoir.
Les optimistes assurent que nous vivons dans le meilleur des mondes possibles. Il n'y a que les pessimistes pour craindre que cela soit vrai.
Une petite ville est un endroit où il n'y a pas d'endroit où on ne devrait pas aller.
Il n'y a pas de littérature érotique. Ou plus précisément [...] toute littérature peut être considérée comme érotique. [...] Et oui, la vérité est là... il n'y a de littérature érotique que dans l'esprit de l'érotomane.
Cette insatisfaction et ce sentiment de quelque chose d'inaccompli vous poussent à écrire le livre suivant pour rétablir l'équilibre, sans que vous y parveniez jamais.
Il n'y a de bruyantes que les folles; les femmes sages ne font point de sensation.
Il n'y a que les imbéciles qui se croient volés en donnant trop à une fille.
Il y a quelque chose de plus triste que de vieillir : c'est de rester enfant.
Les fleuves et les femmes se livrent à des débordements : les premiers en sortant de leur lit, les secondes en y entrant.
Quant à ceux qui sont incroyants, leurs oeuvres sont comme le mirage de la plaine ; celui qui a soif prend cela pour de l'eau jusqu'à ce qu'il y arrive et ne trouve rien.
Il y a toujours une raison de vivre pour laquelle on meurt à petit feu. C'est même le seul but logique dans le monde que de mourir pour ce qu'on a vécu. C'est ça, le mérite des hommes.
Une oeuvre de la langue traduite dans une autre langue : quelqu'un passe la frontière en y laissant sa peau, pour revêtir le costume local.
Il y a des gens qui, toute leur vie, se contentent de dire : "Évidemment ! Parfaitement ! C'est horrible, admirable, extravagant, bien curieux." Par eux-mêmes ils n'ont aucune valeur, mais ils sont d'un grand secours à autrui : ils lui servent de verbes a
J'aime quand le courage ou l'héroïsme s'enveloppent de discrétion et surviennent là où on ne s'y attendrait pas.
Les copains, qui étaient sept, firent un silence sept fois multiplié par lui même, autrement dit un des plus grands silence qu'il y ait jamais eu.
Qu'il y ait du travail, du pain, de l'eau et du sel pour tous.
Il n'y a pas de rempart qui résiste à la méchanceté.
Il y a des amis qui sont comme des rosiers qui n'ont que des épines.
Evidemment qu'il y a un lien entre immigration et délinquance.
Quand on connaît le défaut d'un homme à qui l'on veut plaire, il faut être maladroit pour n'y pas réussir.
La mode est la plus excellente des farces, celle où personne ne rit car tout le monde y joue.
Une ville ressemble à un animal. Elle possède un système nerveux, une tête, des épaules et des pieds. Chaque ville diffère de toutes les autres : il n'y en a pas deux semblables. Et une ville a des émotions d'ensemble.
Pourquoi après une mort, y a-t-il un espace systématique de mensonge sur la vertu et la valeur du disparu ? Pourquoi ce qui valait avant ne vaudrait-il pas après ?
Il n'y a pas d'endroit agréable, puisque notre corps nous empêche de sortir.
La langue est pour moitié un miroir, pour moitié un grimoire, elle est ombre et clarté et il faut l'accepter dans sa dichotomie sous peine de n'y rien voir faute de contrastes.
Il y a, par les temps qui courent, tant de personnages honorables mis en examen qu'il serait inconvenant de souhaiter "bonne santé" à quelqu'un qui risque de s'y retrouver prochainement.
Je crois qu'il n'y a pas un seul sujet qui soit en dehors des limites pour un metteur en scène.