Une politique qui se borne à brasser des rêves les trompe tous. Une politique qui les ignore se trompe sur la nature de ceux qu'elle prétend conduire.
La vie est-elle courte ? Il m'a semblé bien long, Le rêve que j'ai fait.
J'ai vu ma cousine aujourd'hui. Elle avait une de ces robes !
Elle ne cherchait pas le plaisir d'autrui. Elle s'enchantait égoïstement du plaisir de faire plaisir.
Une femme n'a rien à perdre en demeurant une énigme pour l'homme qu'elle aime.
La paix est mince, et elle doit le demeurer si elle veut se faufiler entre deux guerres.
Lorsqu'on sourit à la vie, elle vous rend ses sourires.
Finalement, j'ai rencontré une brouette, et j'ai pensé qu'elle me prêterait une oreille attentive.
On aime mieux à mesure qu'on a vécu, et c'est la vie elle-même qui sépare de l'amour.
Quand une femme vous parle, écoutez ce qu'elle dit avec ses yeux.
La musique seule a une place dans le monde actuel, précisément parce qu'elle ne prétend pas dire des choses déterminées.
Notre liberté est menacée par le besoin de sécurité et la sécurité elle-même est menacée par le souci obsédant qu'on en a.
C'est parce que la terre est une sphère que tout ce qu'elle engendre débouche sur des cercles vicieux.
Bien sûr qu'il faut rêver de toutes les femmes. Il n'en est aucune qui ne serait blessée qu'un homme ne rêve de toutes à travers elle.
Si elle trahit, la parole sert également à cacher. A cacher ce qui existe, ce qu'on sait et qu'on devine, ce qu'on craint surtout.
La vie appelle la vie, et pour se reproduire, elle doit se dilapider.
Cette foule hagarde ! Elle annonce : Nous sommes la triste opacité de nos spectres futurs.
La femme a plus de sagesse qu'une oie ; quand il pleut, elle se met au sec sous un toit.
Dans ces périodes de crise (Coronavirus), nous allons voir ce que l'humanité a de plus beau et aussi peut-être ce qu'elle a de plus sombre.
Chaque étincelle est à elle seule tout l'incendie ; elle le porte, l'augmente, le diffuse.
C'est contrarier les desseins du maître que d'arracher à la branche le fruit qu'elle veut nourrir encore.
L'Allemagne possède une curiosité anatomique : elle écrit de la main gauche et agit de la main droite.
La terre c'est comme l'amour, elle exige une relation humaine, d'individu à individu.
La jeunesse a cela de beau qu'elle peut admirer sans comprendre.
J'ai toujours été hostile à la peine de mort, estimant qu'en aucun cas elle ne saurait constituer un acte de justice.
Recommencer la vie, à quoi bon ? C'est toujours la même histoire ; un jour elle est bonne, le lendemain elle est mauvaise.
La douceur de l'homme pour la bête est la première manifestation de sa supériorité sur elle.
Il y a une différence entre la fiction et le mensonge. La fiction est là pour elle-même, elle ne sert à rien, alors que le mensonge sert toujours à quelqu'un.
La cuisine japonaise, si elle est servie dans un endroit trop bien éclairé, dans de la vaisselle à dominante blanche, en perd la moitié de son attrait.
Maîtriser la fécondité, ce fut pour les hommes, instaurer le social en échangeant des femmes. Ainsi la différence des sexes apparaît-elle comme une norme essentielle.
Pourquoi trouvons-nous la nature toujours belle ? Parce qu'elle est la seule à rester jeune avec nos coeurs.
La grandeur d'un homme est comme sa réputation : elle vit et respire sur les lèvres d'autrui.
Toutes les femmes ne sont pas faites pour être mères. Quelle allure aurait la Victoire de Samothrace si elle devait arrêter son essor pour mettre bas ?
Une tendresse ne se mesure vraiment qu'à l'étendue du sacrifice qu'elle peut inspirer.
Il est si simple d'acquiescer à la vie telle qu'elle est, non telle qu'on la voudrait, sans prétendre mettre de l'infini dans chacun de nos actes...
Au fond, la solitude, bien qu'elle soit douloureuse, est encore préférable à la destruction appliquée de l'un par l'autre.
La publicité peut beaucoup mais elle ne sait pas faire de miracle.
Nous nous plaignons de notre ignorance, mais c'est elle qui fait presque tout le bien du monde : ne prévoir pas, fait que nous nous engageons.
La littérature a un rapport différent avec le monde, elle exige la métaphore.
Ce qui effraie le plus, ce n'est pas la réalité, mais ce qu'on imagine qu'elle cache.
Si la scolarisation formelle est un avantage important, elle n'est pas une garantie de réussite et son absence n'est pas non plus un handicap fatal.
Quel que soit le sens de l'ordre dont une femme puisse être douée, c'est pour elle une erreur de constamment remettre son mari à sa place.
L'homme est une bête féroce, par elle-même apprivoisée.
L'homme ne demande à sa femme d'être intelligente que lorsqu'elle ne l'est pas. Quand elle l'est, il en prend une autre.
J'essaie d'initier mon épouse au shopping tantra pour qu'elle puisse faire les magasins pendant cinq heures sans rien acheter !
Peut-on traverser la vie sans passer par cette zone de souffrance, différente pour chacun, mais comme inévitable même quand on n'a aucun goût pour elle.
La vraie voie passe sur une corde tendue non dans l'espace, mais à ras du sol. Elle semble plutôt destinée à faire trébucher qu'à être parcourue.
La vie c'est comme les pierres du chemin : on la pousse et elle disparaît.
Pour moi, la vie a un sens. Et, si la vie a un sens, la souffrance aussi en a un, même si elle peut paraître révoltante et même incompréhensible.
La modération n'est qu'une vertu ordinaire quand elle ne se rencontre qu'avec des qualités ordinaires.