La peur n'alimente qu'elle-même. Alors n'ayons pas peur !
L'art, une bien belle chose, mais que change-t-elle au monde, sinon la couleur de sa misère ?
Ma grand-mère a commencé à marcher cinq miles par jour quand elle avait soixante ans. Elle a quatre-vingt-dix-sept ans maintenant, et nous ne savons pas où diable elle est.
Je pense que la violence au cinéma est tout à fait acceptable, et qu'elle doit être montrée.
A vingt ans, une femme ne veut épouser que l'homme avec lequel elle pense être heureuse ; à trente ans, elle pense être heureuse avec n'importe quel homme qui voudrait l'épouser.
Les années comptent peu pour la terre et elle enseigne à ceux qui dépendent d'elle que se presser n'avance à rien.
L'oeuvre, c'est le spectacle, la rencontre avec le public. Elle sert à découvrir le monde concret, à jouer avec la réalité.
Alors que la société se montre généralement sévère à l'égard de l'échec professionnel, elle continue de manifester un certain respect pour le malheur affectif.
Point besoin d'astrologues, de chiromanciens ni d'horoscopes pour entrevoir ce que notre vie sera. Elle se lit en nous.
Il n'y a pas de seuil à la douceur, plutôt une continuelle invitation à être contaminée par elle, qui peut se briser en un instant.
Je crois juste que c'est mal, quand un garçon regarde une fille et s'imagine que sa façon de la regarder la rend plus belle qu'elle ne l'est déjà.
Il y a chez elle une confiance, une joie et une force cachées qu'il faut découvrir, comme une source entre les feuilles.
Qu'est la volupté elle même, sinon un moment d'attention passionnée au corps ?
La vie n'a de complaisance que pour ceux qui abusent d'elle.
La sagesse n'est pas capricieuse comme la fortune, mais elle passe bien moins souvent.
L'amour est cet intervalle délicieux entre le moment où vous rencontrez une jolie fille et celui où vous vous découvrez qu'elle ressemble à un hareng.
L'abondance ne serait un progrès que si elle s'accompagnait de la diversité et de la qualité. Or les programmes tendent de plus en plus à se ressembler. Abondance est progressivement synonyme d'uniformité.
Malgré sa folle trahisonN'est-elle pas encor la même ?La fierté n'est plus de saison.Je l'aime.
Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir.
Ce trouble qu'elle était toujours incapable de définir. Le Larousse s'arrête là où le coeur commence.
Bourgeois est un de ces mots amphibies qui sont ou un éloge ou une injure, selon la personne qui s'en sert et la manière dont elle le prononce.
Le théologien : il sollicite la raison tant qu'elle sert sa démonstration et la récuse dès qu'il risque de la mettre en péril.
Une femme a besoin de se sentir présente dans le coeur d'un homme, vibrante et croissante ; le regard de l'homme qui l'aime, c'est pour elle le soleil, l'air, l'ombre et la pluie.
L'action politique, à certaines heures, est comme le scalpel du chirurgien, elle ne laisse pas de place à l'incertitude.
A égalité avec "millénaire" et "tendance", le mot "extrême" est le plus indigestiblement charrié de cette époque qui ne serait probablement pas aussi formidable si elle n'était d'abord la nôtre.
La jeunesse ressent un plaisir incroyable lorsqu'on commence à se lier à elle.
La colère est comme une avalanche qui se brise sur ce qu'elle brise.
Il n'y a pas d'émission quelle qu'elle soit, qui ne soit tributaire de la santé de sa chaîne. La star, c'est la chaîne.
Si le mot cul est dans une phrase, le public, fût-elle sublime, n'entendra que ce mot.
A coté de celui de la femme, l'univers de l'homme est très vaste. Il appartient avant tout à son devoir et ne pense aux femmes que par intermittence. L'homme constitue l'univers de la femme. C'est aux autres choses qu'elle pense seulement par intermittence. La différence est considérable.
Quand vous croyez que vous aimez une personne plus qu'elle ne vous aime, ça peut vous rendre dingue.
Une société s'autoproduit sans cesse parce qu'elle s'autodétruit sans cesse.
Quand une femme se donne, c'est souvent qu'elle a quelque chose à prendre.
L'homme ne s'explique, logiquement, qu'immortel. La vie n'a de sens que si elle s'annexe l'éternité.
Elle est si parfaitement laide qu'elle devient vraiment jolie dans son miroir déformant.
La société accepte des automobiles des risques qu'elle ne tolère avec aucune arme.
L'existence, ramenée à elle-même, représente peu de choses : le souffle d'un désir matérialisé, un rêve d'éternité sitôt brisé par les rhumatismes et le tiers provisionnel.
L'image est un accélérateur de violence, dans la mesure où elle affiche la somptuosité, la facilité du geste, y compris de celui qui donne la mort, mais aussi de l'argent.
Une chose n'est pas nécessairement vraie parce qu'un homme meurt pour elle.
La véritable paix est apolitique, elle consiste à avoir l'autre dans sa peau, sans réciprocité.
L'ironie n'est pas seulement une arme ingénieuse, elle est, à l'opposé du respect, qui est stérile, un exercice intellectuel, un entraînement critique à la lucidité.
La guerre aussi terrible soit-elle, peut servir la justice et l'amour.
Rien n'est beau comme la voix humaine, quand elle est belle.
La médecine est née du mal, si elle n'est pas née de la maladie et si elle a, au contraire, provoqué et créé de toutes pièces le malade pour se donner une raison d'être.
La Bible est vivante, elle me parle; elle a des pieds, elle court après moi; elle a des mains, elle me saisit.
La cloche elle-même n'a pas toujours le même son.
L'univers peut se tromper. C'est à cela que l'on reconnaît l'erreur, elle est universelle.
La pire drogue, c'est l'amertume, elle empoisonne la vie, mais conserve son homme.
La carrière d'une star commence quand elle a du mal à entrer dans son chemisier et se termine quand elle a du mal à entrer dans sa jupe.
Une vie réduite à soi n'est pas une vie. Elle est une amputation de la vie. Et elle ne conduit qu'aux gouffres de la solitude et du sentiment.