La jeunesse de l'Amérique est sa plus vieille tradition : elle dure depuis trois cent ans.
N'en déplaise aux imbéciles, la France ne sera méprisée dans le monde que lorsqu'elle aura finalement perdu l'estime d'elle-même.
La jeunesse est ainsi, elle établit ses propres limites sans demander si le corps supporte.
Il est infiniment plus facile de prendre position pour ou contre une idée, une valeur, une personne, une institution ou une situation, que d'analyser ce qu'elle est en vérité, dans tout sa complexité.
Celui qui veut conquérir la joie,Malgré lui, la brisera ;Celui qui, quand elle passe, sait doucement l'embrasserPourra toute sa vie en profiter.
- Mais qui a bien pu voter pour elle ?! - Moi... à peu près 152 fois !
Comme beaucoup de femmes peu sensibles à l'amour, elle en comprenait mal le pouvoir ; cette ignorance excluait à la fois l'indulgence et la jalousie.
A sa mère on n'peut rien cacher, elle nous comprenait avant même qu'on sache parler.
La femme est comme une ville : Quand la prise en est si facile, Elle est difficile à garder.
Tant qu'elle a ses dents de lait, une femme est inoffensive.
Une société, pas plus qu'une femme, ne peut demeurer indéfiniment enceinte : il faut qu'elle accouche ou qu'elle avorte.
Le peuple est un souverain qui ne demande qu'à manger : sa majesté est tranquille, quand elle digère.
Toute poésie destinée à n'être que lue et enfermée dans sa typographie n'est pas finie.Elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale tout comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche.
Il suffit de dire à une femme laide qu'elle est belle, elle ne deviendra peut-être pas belle, mais elle deviendra jolie.
Vous ne me dégoûterez pas de la guerre. On dit qu'elle anéantit les faibles, mais la paix en fait autant.
Il a pris une seule cuite dans sa vie, mais elle dure depuis cinquante ans.
La femme pouvant être mère, on en a déduit qu'elle devait l'être... et ne trouver son bonheur que dans la maternité.
L'avenir ressemble à une femme enceinte ; qui sait ce qu'elle mettra au jour ?
Honte à cet effronté qui peut chanter pendantque Rome brûle, elle brûle tout l'temps...Honte à qui malgré tout fredonne des chansonsà Gavroche, à Mimi Pinson.
Voulez-vous que je vous dise pourquoi vous n'avez pas peur de la mort ? Chacun de vous pense qu'elle tombera sur le voisin.
La mort s'encombre rarement de délicatesse. Elle arrive impromptu, vous coupant la parole sans souci ni du lieu ni de l'heure et encore moins des bienséances.
Si tu parles à ton eau de Javel pendant que tu fais ta lessive, elle est moins concentrée.
Une nation s'éteint quand elle ne réagit plus aux fanfares ; la décadence est la mort de la trompette.
La haute tragédie est l'école des grands hommes ; elle doit être celle des rois et des peuples ; c'est le point le plus élevé auquel un poète puisse parvenir.
Il faut avoir peur, c'est salutaire. La peur aujourd'hui est bonne conseillère : elle fait voler en éclats les idées reçues, les conditionnements de masse, le culte du chef.
L'adolescence n'est-elle pas une merveilleuse crise de folie qu'il ne faut pas laisser passer sans trancher dans le vif de ses sensations.
Si notre vie est malheureuse, elle est pénible à supporter ; si elle est heureuse c'est horrible à perdre, donc l'un est assez égal à l'autre.
La démocratie est un objectif. La démocratisation est un processus. La démocratisation sert la cause de la paix car elle offre la possibilité de justice et de changement progressif sans force.
Les lions ont une grande force, mais elle leur serait inutile, si la nature ne leur avait pas donné des yeux.
La vieille Europe ; elle ne revivra jamais : La jeune Europe offre-t-elle plus de chances ?
Il faut chasser la bêtise parce qu'elle rend bête ceux qui la rencontrent.
La volonté d'un homme est son paradis, mais elle peut devenir son enfer.
Ce n'est pas la mort qui nous prend ceux que nous aimons ; elle nous les garde au contraire et les fixe dans leur jeunesse adorable : la mort est le sel de notre amour ; c'est la vie qui dissout l'amour.
Entre hommes d'honneur la complicité est comme l'amitié ; elle demande une longue préparation.
Parfois la mort est faussement accusée quand elle achève des vieillards qui par l'âge étaient déjà finis, déjà bien morts avant l'avènement de la mort.
La vieillesse est une voyageuse de nuit : la terre lui est cachée ; elle ne découvre plus que le ciel.
Ma femme prétend que je n'écoute jamais ce qu'elle dit... enfin un truc comme ça.
La poésie est désuète pour ceux qui sont gavés, mais quand le réel est insupportable, elle prend la valeur d'une arme de survie.
La chance : plus je travaille, plus elle me sourit.
Une passion ne souffre ni organisation ni prévoyance ; elle n'est que folle témérité, risque et spontanéité.
L'imagination dispose de tout ; elle fait la beauté, la justice, et le bonheur, qui est le tout du monde.
L'amitié est beaucoup plus tragique que l'amour. Elle dure plus longtemps.
J'ai besoin d'elle, ma mère c'est mon oxygène.
Cette douleur je ne peux pas t'en parler. J'aime mieux que tu ne saches pas qu'elle existe.
La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême.
L'indifférence, elle te tue à petits coups.
Ce qui est ennuyeux pour un mari quand sa femme n'a rien à dire, c'est la façon dont elle le dit.
La société ne fait qu'établir une communication entre les hommes du monde : elle est une organisation de la vie en masse.
Une personne ne devient pas meilleure simplement parce que celle d'à côté est pire qu'elle.
On ne se marie pas pour avoir une femme à soi, tout seul, mais pour être celui qui couche avec elle plus souvent que les autres.