La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême.
La beauté devient vivante et intéressante lorsqu'elle est habitée.
Pourtant, l'histoire a montré que si la force matérielle peut vaincre certaines idéologies, elle ne peut plus effacer une civilisation sans déstabiliser toute la planète.
Pour bien aimer une vivante, il faut l'aimer comme si elle devait mourir demain.
La confiance des Français se mérite, mais surtout elle se respecte.
La femme peut être le recours et l'inspiration de l'homme. Elle peut aussi être sa ruine. Elle peut le rabaisser au rang de la bête.
Dans le monde des valeurs, l'amitié est souvent un danger ; elle falsifie leur hiérarchie.
L'autarcie culturelle et raciale est une marche à la mort. Elle est tout aussi irréalisable que son contraire, une culture mondiale uniforme.
Quand une révolution est dans la merde, il faut manger de la merde avec elle.
La charité seule convertit les âmes, parce qu'elle les fait agir par la volonté.
Je voudrais inventer un blues blanc. Je voudrais chanter un blues blanc. Comme ça pour sourire, pour la blonde. Je voudrais dire à ma blonde que même quand je ne suis pas là, quand je suis de l'autre côté de [...] ► Lire la suite
Qu'importe ma vie ! Je veux seulement qu'elle reste jusqu'au bout fidèle à l'enfant que j'étais.
La télévision n'invente rien. La seule image qu'elle ait jamais créée, c'est la neige de la fin des programmes !
J'ai bien connu une actrice de film porno qui était prédestinée : elle était née sous X !
Le jour approche, de l'anniversaire de la mort de mam. J'ai peur, de plus en plus, comme si ce jour-là (25 octobre) elle devait mourir une seconde fois.
Notre vie n'est pas derrière nous, ni avant, ni maintenant, elle est dedans.
J'ai appris une chose et je sais, en mourant, qu'elle vaut pour chacun : vos bons sentiments, que signifient-ils si rien n'en paraît en dehors ? Et votre savoir, qu'en est-il s'il reste sans conséquences ? Je vous le dis [...] ► Lire la suite
Elle a aidé juste assez pour obtenir ce qu'elle voulait. De la nourriture et un lit. Elle est comme un chien errant.
La littérature ne permet pas de marcher, mais elle permet de respirer.
A vingt ans, la femme n'a pas les yeux dans sa poche. A quarante ans, elle a les yeux dans vos poches. A soixante ans, elle a des poches sous les yeux.
Une femme aimant vraiment les bêtes est celle qui, dès qu'elle aperçoit une mite dans sa penderie, achète un manteau de vison pour la nourrir.
Seules les femmes sont réalistes ; elle n'ont qu'un but dans la vie : opposer leur réalisme à l'idéalisme extravagant, excessif, parfois éthylique des hommes.
La vieillesse est une voyageuse de nuit : la terre lui est cachée ; elle ne découvre plus que le ciel.
Même si la passion nous déchire, elle ne doit pas briser ce qui nous lie.
Même si un bonheur vous vient de l'extérieur, comment avez-vous réussi à l'attirer et à le recevoir ? D'une part vous l'avez attiré et d'autre part vous l'avez reçu. Il arrive que nous attirions une grâce, une bénédiction de la [...] ► Lire la suite
La rose est sans pourquoi ; elle fleurit parce qu'elle fleurit,N'a souci d'elle-même, ne cherche pas si on la voit.
Sait-on jamais Où va une femme Quand elle vous quitte Où elle s'en va Quand elle s'en va ?
Il suffirait d'un mot, d'un clin d'oeil, pour être moins seul que ne l'est toute la vie quand on hésite à se méfier d'elle.
Que la nature est prévoyante ! Elle fait pousser les pommes en Normandie sachant que les indigènes de cette province ne boivent que du cidre.
L'adultère est possible, mais une femme ne doit jamais avouer. Même prise sur le fait, dans un lit, elle doit nier : "Non, ce n'est pas moi".
Quand elle n'affecte qu'un seul côté du cou, la raideur est torticolis. Mais lorsque elle se manifeste des deux côtés, on l'appelle maintien militaire.
L'écriture est suspension pour moi de toutes les sensations autres que celles qu'elle fait naître, qu'elle travaille.
Quittons cette Europe qui n'en finit pas de parler de l'homme tout en le massacrant partout ou elle le rencontre, à tous les coins de ses propres rues, à tous les coins du monde.
Toute abstraction est si dure à accepter que notre premier réflexe est de la refuser, d'autant plus si elle s'inscrit à contre-courant de ce que nous avons toujours pensé.
Une jolie femme n'est-elle pas à demi vengée du jour où elle connaît sa rivale ?
Une carrière, c'est fantastique, mais on ne peut pas se blottir contre elle la nuit quand on a froid.
Je n'ai plus peur de mourir. Je croyais que la mort était trop ample pour moi. Non. Elle était à ma taille.
L'amitié ne s'aveugle pas sur les défauts, elle les voit, mais elle les juge avec indulgence.
Lorsqu'une femme met au monde, elle change brusquement de génération ; elle est submergée par un véritable orage hormonal et affectif qui ne peut être contrôlé. Elle devient instinctive.
La joie est plus savoureuse quand elle est partagée...
La vie c'est comme une lanière de sandale : avant qu'elle ne soit rompue, on ne peut pas savoir où cela va se produire
La main ne montre pas que des déformations professionnelles ; elle est la preuve d'une mentalité.
La transgression se comporte comme une petite braise jetée dans la savane au gros de la saison sèche : on voit où la flamme prend mais nul ne sait où elle s'arrêtera.
La presse est une école d'abrutissement parce qu'elle dispense de penser.
La chance appartient à tout le monde, il suffit d'y croire... Peut-être qu'elle daignera un jour vous sourire.
La civette dépose ses ordures, à la source où elle a bu.
La lune bouge doucement mais elle traverse la ville.
Ne regarde pas la cruche mais ce qu'elle contient.
La gauche n'a aucune vision négative de l'homme, elle croit qu'il est un merveilleux opprimé, elle ne comprend rien à la psyché, au conflit intime, à la grimace proustienne.
La meilleur façon de se conduire avec un femme, c'est de lui faire l'amour si elle est belle, et de le faire avec une autre si elle est laide.