Se marier est une sottise, mais lorsqu'un homme le fait à l'époque où ses forces physiques diminuent, elle devient mortelle...
Que peut changer un mot ? Une phrase ? Une lettre ? On ne devrait pas écrire. Le décalage est trop grand entre le moment où on écrit une lettre et celui où elle est lue.
Lorsqu'une personne est intelligente sans avoir la mesure de ce qu'elle dit, elle devient incapable de supporter ce qu'elle sait.
Le corps aussi a sa géographie. S'il est certain que c'est le Nord qui commande, le Sud aussi existe ! S'il n'y avait pas ce que les filles ont au Sud du nombril, par où elle naîtrait, l'humanité ?
Seule la personne qui a foi en elle-même est capable d'être fidèle aux autres.
Dans la phrase « Elle ne souffre plus », à quoi, à qui renvoie « elle » ? Que veut dire ce présent ?
La grâce de la nouveauté est à l'amour ce que la fleur est sur les fruits : elle y donne un lustre qui s'efface aisément, et qui ne revient jamais.
Ne disons pas de bien de notre époque, elle n'est pas plus malheureuse que les précédentes.
Cette femme s'avance ; que son air est modeste ! Elle ne lève les yeux que pour voir si les autres femmes sont aussi modestes qu'elle.
Il n'est pas si facile qu'on pense de renoncer à la vertu ; elle tourmente longtemps ceux qui l'abandonnent.
Quand une femme a une profession, elle n'a pas besoin de mari ; un amant suffit.
Une personne inventive ou créatrice ne peut s'identifier à personne puisqu'elle innove à obtenir cette reconnaissance.
Tu n'attendras pas de ta rock star qu'elle te guide.
J'ai une femme qui aime les choses chères, alors elle prend toute l'argent.
La poésie est une plante libre ; elle croit là où on ne la sème pas. Le poète n'est pas autre chose que le botaniste patient qui gravit les montagnes pour aller la cueillir.
On dit que la fortune est aveugle. C'est exagéré, souvent elle est simplement louche.
Ce qui importe par-dessus tout dans une oeuvre d'art, c'est la profondeur vitale de laquelle elle a pu jaillir.
La France est à refaire, mais elle sera toujours refaite.
Une des malédictions de la solitude, c'est qu'elle vous contraint à penser excessivement à vous-même.
Pour que la religion soit appréciée de la masse, il faut nécessairement qu'elle garde quelque chose du haut goût de la superstition.
Le public a sa part dans la grâce du théâtre, dans sa force esthétique elle-même. Il est la chair de l'émotion.
Une ville ressemble à un animal. Elle possède un système nerveux, une tête, des épaules et des pieds. Chaque ville diffère de toutes les autres : il n'y en a pas deux semblables. Et une ville a des émotions d'ensemble.
L'eau bouillante est-elle moins bouillante en hiver qu'en été ?
Une fille qui, par le peu qu'elle laisse voir à un homme, le fait devenir curieux de voir le reste, a déjà fait trois quarts du chemin qu'il lui faut faire pour le rendre amoureux.
La nature est prévoyante : elle fait pousser la pomme en Normandie sachant que c'est dans cette région qu'on boit le plus de cidre.
Il se cogne la tête contre un mur depuis si longtemps qu'elle s'est vidée de tout son bon sens.
Les larmes du monde sont immuables. Pour chacun qui se met à pleurer, quelque part un autre s'arrête. Il en va de même du rire. Ne disons pas de mal de notre époque, elle n'est pas plus malheureuse que les précédentes. N'en disons pas de bien non plus. N'en parlons pas.
Je n'admire jamais tant la beauté que lorsqu'elle ne sait plus qu'elle est belle.
La femme a la passion du calcul : elle divise son âge par deux, double le prix de ses robes, triple les appointements de son mari et ajoute cinq ans à l'âge de sa meilleure amie.
Reste-t-on toujours si peu sûr de son âme qu'on doive écrire constamment pour plus tard le langage du présent ? La jeunesse ne sert-elle donc qu'à fabriquer du passé pour le vieil âge ?
Bien des gens commentent les horreurs qui frappent les autres comme s'ils étaient très soucieux de les aider, alors qu'en réalité ils se complaisent à la souffrance d'autrui, par ce qu'elle leur permet de croire qu'ils sont heureux.
Un fanatique ne lache jamais son arme, qu'elle soit chargée ou non.
Avoir des amis autour d'une bonne soirée est l'une des joies les plus chères de la vie en ce qui me concerne. Mais lorsque ceux qui sont avec moi sont des confrères croyants, la joie est d'autant plus grande que nous savons qu'elle est ravivée, un jour dans l'éternité.
La nationalisation (...) n'est ni un tabou interdit, ni un totem obligatoire. elle est un outil de souveraineté.
Quand une femme est seule, elle se voit seule au monde !
La vertu n'a besoin que d'elle-même ; elle rend l'homme aimable durant sa vie, et mémorable après sa mort.
On ne peut connaître tous les aspects de sa propre culture ; ainsi le poisson vit dans l'eau mais il ne peut bondir hors de celle-ci pour voir à quoi elle ressemble.
L'épée ne s'arrête pas juste à la limite du droit ; il est de sa nature de rentrer malaisément dans le fourreau quand elle s'est une fois échauffée dans la main de l'homme.
La musique est l'expression de l'idéal artistique le plus élevé ; réflexion des Harmonies Célestes, elle place l'homme directement devant les mystères les plus profonds de la vie.
La vie inspire plus d'effroi que la mort : c'est elle qui est le grand inconnu.
La race est la pierre angulaire sur laquelle repose l'équilibre des nations. Elle représente ce qu'il y a de plus stable dans la vie d'un peuple.
La télévision ne connaît pas la nuit. Elle est le jour perpétuel.
Quelle disproportion entre la valeur réelle d'une actrice et sa gloire, entre sa besogne et le bruit qu'elle fait, et comme il est juste qu'il ne reste rien d'elle après sa mort !
Comment Hillary Clinton peut-elle satisfaire son pays si elle ne satisfait pas son mari ?
Tout le monde sait que la terre, chose bizarre, produit dix fois moins lorsque ceux qui la travaillent n'ont aucun droit sur elle.
La Vertu ne va jamais seule ; elle attire toujours des imitateurs.
On a tort de craindre la supériorité de l'esprit et de l'âme ; elle est très morale cette supériorité, car tout comprendre rend très indulgent, et sentir profondément inspire une grande bonté.
On a beaucoup discuté la question de savoir si la femme n'était pas un être radicalement débile. Sa débilité n'est qu'apparente ; elle a, en effet, de meilleurs principes de vie que l'homme.
La création sert à masquer le réel bien plus qu'elle ne le change.
Il faut se défier de la femme qui aime à se laisser dire : - je vous adore, de crainte que, prenant son rôle de divinité au sérieux, et s'autorisant de ce sacrilège, elle ne veuille encore se faire toute-puissante.