La fortune vend à qui se hâte une infinité de choses qu'elle donne à qui sait attendre.
On dit communément : "La plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu'elle a" ; ce qui est très faux : elle donne précisément ce qu'on croit recevoir, puisqu'en ce genre c'est l'imagination qui fait le prix de ce qu'on reçoit.
La bêtise est abominable quand on la subit ; mais quand on l'observe, elle a son charme, et on peut la savourer.
Pour parvenir à pardonner à la raison le mal qu'elle fait à la plupart des hommes, on a besoin de considérer ce que serait l'homme sans sa raison.
La ressemblance n'est pas propice à la domination de l'Un sur l'Autre. Au contraire, elle incite plutôt à la paix des sexes.
La vieillesse, quant à l'ordre de l'existence terrestre, est un passé sans avenir. Elle représente trop vivement la condition humaine, pour que son aspect n'importune pas l'homme.
Le grand avantage de la passion, c'est qu'elle nous fait passer le temps.
L'endurance d'un peuple est une puissance finie ; elle a ses limites.
Dans toute idée, il faut chercher à qui elle va et de qui elle vient ; alors seulement on comprend son efficacité.
L'ironie ne dessèche pas, elle lutte contre les mauvaises herbes.
Je hais l'école. Je la hais plus que tout au monde. Et même plus que ça encore... Elle me pourrit la vie.
Une âme non tentée, que sait-elle ? Elle ne sait rien d'elle-même, elle ne sait rien de Dieu.
La religion de la Non-violence n'est pas seulement pour les saints, elle est pour le commun des hommes. C'est la loi de notre espèce, comme la violence est la loi de la brute.
La solitude est vraiment la mère de bien des choses. Elle peut même être la mère de l'amour.
On dit à sa maîtresse qu'elle est unique... ça ne lui suffit pas! Il faut qu'elle se croit seule !
La vie est tenace, et persiste le plus longtemps quand elle est l'objet de la haine la plus profonde.
Pénétrer de présent la tradition elle-même : premier moyen de lui résister.
La terre ne rend jamais sans intérêt ce qu'elle a reçu.
La politique est comme le sphinx de la fable : elle dévore tous ceux qui n'expliquent pas ses énigmes.
Il y a une terre des hommes, et une où vivent les femmes, et entre ces deux mondes la guerre fait rage - et elle est sans fin.
La politesse est plus généreuse que la franchise, car elle signifie qu'on croit à l'intelligence de l'autre.
C'est très mystérieux, la mort. On la porte en soi, on se l'imagine, on la caresse, puis subitement, quand elle est là, on ne la reconnaît plus.
Une rupture est toujours douloureuse, au moins permet-elle de sauvegarder l'essentiel : conserver l'estime de l'autre, éviter le pourrissement dû à l'exaspération, raviver le désir qu'on éprouve pour le monde.
La vérité n'est pas faite pour consoler comme une tartine de confitures qu'on donne aux enfants qui pleurent. Il faut la rechercher, voilà tout, et écarter de soi ce qui n'est pas elle.
Chacun de nous a sa blessure : j'ai la mienne - Toujours vive, elle est là, cette blessure ancienne - Elle est là, sous la lettre au papier jaunissant - Où on peut voir encore des larmes et du sang !
L'oisiveté est comme la rouille ; elle use plus que le travail.
Ma femme m'a quitté quand je lui ai dit que ses bas faisaient des plis. Et justement, ce jour-là, elle ne portait pas de bas.
Un des traits dominants de la race humaine est de ne pas faire ce qu'elle désire.
Nos livres nous séparent plus sûrement de nos amants que n'importe qu'elle infidélité.
Une phrase, c'est comme un vêtement. Il ne faut pas qu'elle gratte dans le dos, qu'elle gêne aux emmanchures ni qu'on s'y sente endimanché, ou tarte.
La liberté est donc naturelle ; c'est pourquoi, à mon avis, nous ne sommes pas seulement nés qu'avec elle mais avec la passion de la défendre.
Tant que sonne la cloche, la clochette ne s'entend pas plus loin que le collier où elle est attachée.
La dernière chose dont j'ai besoin, c'est encore un portrait de moi ressemblant à une poupée de porcelaine [Elle lui lance une petite pièce]. En tant que cliente qui paie, j'espère obtenir ce que je veux.
Quand la corruption peut se justifier par la nécessité, elle n'a plus de bornes.
Ce n'est qu'une étapeElle est làIl faut la vivre avec détermination et courage
Tu ne te rends donc pas compte jusqu'à quel point nous menons une vie médiocre ? Que vaut la vie si elle est maintenue jour après jour par des concessions, des compromis, des lâchetés ?
La religion, si elle rend parfois muets ceux dont elle élève l'esprit, fait parler ceux qui n'ont rien à dire.
N'essayez jamais d'impressionner une femme ! Parce que si vous le faites, elle s'attendra à ce que vous mainteniez le rythme tout le restant de votre vie. Et le rythme, mes amis, c'est la dévastation.
On ne peut que fermer les yeux devant la beauté absolue, elle donne des douleurs dans le coeur et brûle les yeux.
Un bon journal, c'est une nation qui se parle à elle-même.
Une cuisine est toujours nouvelle quand elle est bonne.
La photographie n'est jamais qu'un chant alterné de "Voyez", "Vois", "Voici" ; elle pointe du doigt un certain vis-à-vis, et ne peut sortir de ce pur langage déïctique.
La vérité est par nature évidente. Dès que vous enlevez les toiles d'araignée de l'ignorance qui l'entourent, elle brille clairement.
La mort est éternelle, peu importe quand elle commence.
A l'origine de toute connaissance, nous rencontrons la curiosité ! Elle est une condition essentielle du progrès.
Quand une situation est au pire, il faut qu'elle cesse ou qu'elle se relève...
Il n'y a rien de plus beau qu'une clef, tant qu'on ne sait pas ce qu'elle ouvre.
Elle était près de ses sous et moi, encore plus près des siens.
La vérité ne dépend pas de la façon dont elle est dite, mais de la façon dont elle est interprétée.
Seule la force impose une vérité, et la force n'a rien d'intellectuel, elle contraint avec ses armes, par la torture, par le chantage, par la peur, par le calcul des intérêts, elle oblige les esprits à s'entendre provisoirement sur une doctrine.