Petite fille on regarde le monde comme un grand magasin de friandises, plein de guimauves et de sucreries... Mais un jour, on regarde autour de soi et on voit une prison, et on est dans le couloir de la mort. [...] ► Lire la suite
L'austérité vise par certaines mesures à avancer l'âge de la mort.
J'ai pas peur de l'avouer, j'avais quarante ans passés, eh bien, le jour de la mort de Brassens, j'ai pleuré comme un môme. J'ai vraiment pas honte de le dire. Alors que - c'est curieux - mais, le jour de la mort de Tino Rossi, j'ai repris deux fois des moules.
Notre pensée aujourd'hui, est sous la dominance ontologique de la mort.
L'approche de la mort terrifie, et si le nouveau-né avait conscience de l'approche de la vie, il serait tout aussi terrifié.
La pensée de la mort est une chose, mais son acceptation en est une autre, infiniment plus grave et déchirante.
Si l'on devait vivre éternellement, tout deviendrait monotone. C'est l'idée de la mort qui nous talonne. C'est la hantise et le désir de l'homme de laisser une trace indélébile de son éphémère passage sur cette terre qui donnent naissance à l'art.
Le travail le plus dur, ce n'est encore rien auprès de la mort.
Être un entrepreneur, c'est comme manger du verre et regarder en face les abysses de la mort.
Ecrire sur le mépris de la mort lorsqu'on est en santé, c'est écrire sur le mépris des riches lorsqu'on est dans l'opulence.
Le lit, c'est l'endroit où on fait l'amour, pas le lieu de la maladie et de la mort.
La peur de la mort est le résultat d'un manque de connaissances.
La vie est l'attente de la mort.
La mort n'est pas un mal, l'approche de la mort en est un.
Ce qui console de la mort des amis, c'est qu'ils laissent des veuves.
Les richesses ne serviront de rien au jour de la vengeance, mais la justice délivrera de la mort.
Quand on lit le récit d'une vie "exemplaire" comme celle de Balzac, on arrive toujours au récit de la mort. A quoi bon ?
Quand on a remonté sa montre, est-ce du temps que l'on crée, ou l'heure de la mort qu'on nourrit ?
La naissance est le miroir de la mort.
La terre entière, continuellement imbibée de sang, n'est qu'un autel immense où tout ce qui vit doit être immolé sans fin, sans mesure, sans relâche, jusqu'à la consommation des choses, jusqu'à l'extinction du mal, jusqu'à la mort de la mort.
Je n'ai plus peur de la mort depuis que j'ai appris que je ne serai pas le premier à passer par là.
La naissance est le lieu de l'inégalité. L'égalité prend sa revanche en approche de la mort.
L'amour éternel relève du hasard ou de la mort prématurée.
Dans le monde, il existe, parallèlement à la force de la mort et de la contrainte, une force de persuasion énorme appelée culture.
La connaissance du moment de la mort occasionnerait probablement une meilleure connaissance du moment de la vie...
Il faut savoir rire de la mort, sinon la vie ne serait plus une farce.
Le poste où l'on s'est soi-même placé, dans la pensée qu'il était le meilleur, ou qu'il nous était assigné par un chef, il faut y demeurer et en courir les risques sans tenir compte de la mort ni de rien d'autre sinon du déshonneur.
Folie toute l'intelligence sans la conscience profonde de la mort et de l'impertinence.
La peur de la mort est l'unique source des religions.
Qu'on l'imagine céleste ou terrestre, l'immortalité, quand on tient à la vie, ne console pas de la mort.
Nous troublons la vie par le soin de la mort et la mort par le soin de la vie
C'est un bonheur de mourir avant que d'invoquer le secours de la mort.
La crainte de l'immortalité pourrait être le meilleur remède à la peur de la mort.
Aimer, écrire sont les seuls remparts que j'aie trouvés contre l'omniprésence de la mort et de la dépression.
Le grand tort des hommes, dans leur songe de bonheur, est d'oublier cette infirmité de la mort attachée à leur nature.
Doit être considéré comme mort celui qui n'arrive pas à accepter l'idée de la mort.
La meilleure raison, pour se suicider, c'est la peur de la mort.
Si j'étais né sur une île déserte et si j'y avais passé ma vie, je n'aurais même pas soupçonné l'existence de la mort.
Les yeux avides ne peuvent être cousus qu'avec le fil de la mort.
Ces hangars où sont entassées des milliers de bêtes privées de toute considération et qui n'ont pour seule perspective que l'élimination physique à très court terme sont-ils semblables à des camps de la mort nazis ? L'analogie peut choquer. Elle [...] ► Lire la suite
Il faut rire de la mort ! Surtout quand c'est les autres.
Il faut bien rire de la mort qui se moque bien de nous enlever la vie.
La guerre, ce n'est pas l'acceptation du risque. Ce n'est pas l'acceptation du combat. C'est à certaines heures, pour le combattant, l'acceptation pure et simple de la mort.
Voix de la vie, silence de la mort, le clivage est si simple.
Si l'on ne peut plus rire de la mort, autant se flinguer.
Souvent même la crainte de la mort pénètre les humains d'une telle haine de la vie qu'ils se donnent volontairement la mort dans l'excès de leur détresse, oubliant que la source de leurs peines est cette crainte elle-même.
La tâche première d'un commandant d'hommes est de préserver ses hommes de la mort. Autrement, de commandant on devient gardien de cimetière.
La littérature est une machine à fabriquer des souvenirs et de la mort, une manufacture de testaments. Aucun roman n'a jamais fait de projet d'avenir.
L'existence est une guerre menée contre le temps qui sourit devant notre agonie pour conquérir les contrées de la mort.
L'expérience de la mort n'est pas une expérience solitaire.