Le lit, c'est l'endroit où on fait l'amour, pas le lieu de la maladie et de la mort.
Ne sais-tu pas que la source de toutes les misères de l'homme, ce n'est pas la mort, mais la crainte de la mort ?
Ecrire sur le mépris de la mort lorsqu'on est en santé, c'est écrire sur le mépris des riches lorsqu'on est dans l'opulence.
La vie est la première partie de la mort.
La vieille puissance de la mort où se symbolisait le pouvoir souverain est maintenant recouverte soigneusement par l'administration des corps et la gestion calculatrice de la vie.
Être un entrepreneur, c'est comme manger du verre et regarder en face les abysses de la mort.
Le travail le plus dur, ce n'est encore rien auprès de la mort.
J'ai pas peur de l'avouer, j'avais quarante ans passés, eh bien, le jour de la mort de Brassens, j'ai pleuré comme un môme. J'ai vraiment pas honte de le dire. Alors que - c'est curieux - mais, le jour de la mort de Tino Rossi, j'ai repris deux fois des moules.
Si l'on devait vivre éternellement, tout deviendrait monotone. C'est l'idée de la mort qui nous talonne. C'est la hantise et le désir de l'homme de laisser une trace indélébile de son éphémère passage sur cette terre qui donnent naissance à l'art.
N'est-ce pas là une parfaite image de la vie et de la mort ? Un poisson qui gigote sur le tapis, puis qui ne gigote plus sur le tapis.
La mort n'est pas un mal, l'approche de la mort en est un.
Toute la vie des philosophes est une méditation de la mort.
La peur de la mort est le résultat d'un manque de connaissances.
Quand on lit le récit d'une vie "exemplaire" comme celle de Balzac, on arrive toujours au récit de la mort. A quoi bon ?
Les richesses ne serviront de rien au jour de la vengeance, mais la justice délivrera de la mort.
La vie est l'attente de la mort.
Quand on a remonté sa montre, est-ce du temps que l'on crée, ou l'heure de la mort qu'on nourrit ?
Je n'ai plus peur de la mort depuis que j'ai appris que je ne serai pas le premier à passer par là.
Ce qui console de la mort des amis, c'est qu'ils laissent des veuves.
La terre entière, continuellement imbibée de sang, n'est qu'un autel immense où tout ce qui vit doit être immolé sans fin, sans mesure, sans relâche, jusqu'à la consommation des choses, jusqu'à l'extinction du mal, jusqu'à la mort de la mort.
Il faut savoir rire de la mort, sinon la vie ne serait plus une farce.
L'amour éternel relève du hasard ou de la mort prématurée.
Le poste où l'on s'est soi-même placé, dans la pensée qu'il était le meilleur, ou qu'il nous était assigné par un chef, il faut y demeurer et en courir les risques sans tenir compte de la mort ni de rien d'autre sinon du déshonneur.
La naissance est le lieu de l'inégalité. L'égalité prend sa revanche en approche de la mort.
La naissance est le miroir de la mort.
La peur de la mort est l'unique source des religions.
Folie toute l'intelligence sans la conscience profonde de la mort et de l'impertinence.
Dans le monde, il existe, parallèlement à la force de la mort et de la contrainte, une force de persuasion énorme appelée culture.
La crainte de l'immortalité pourrait être le meilleur remède à la peur de la mort.
Qu'on l'imagine céleste ou terrestre, l'immortalité, quand on tient à la vie, ne console pas de la mort.
Le grand tort des hommes, dans leur songe de bonheur, est d'oublier cette infirmité de la mort attachée à leur nature.
Si j'étais né sur une île déserte et si j'y avais passé ma vie, je n'aurais même pas soupçonné l'existence de la mort.
Nous troublons la vie par le soin de la mort et la mort par le soin de la vie
Doit être considéré comme mort celui qui n'arrive pas à accepter l'idée de la mort.
Aimer, écrire sont les seuls remparts que j'aie trouvés contre l'omniprésence de la mort et de la dépression.
C'est un bonheur de mourir avant que d'invoquer le secours de la mort.
La meilleure raison, pour se suicider, c'est la peur de la mort.
Les yeux avides ne peuvent être cousus qu'avec le fil de la mort.
Il faut rire de la mort ! Surtout quand c'est les autres.
Voix de la vie, silence de la mort, le clivage est si simple.
Si l'on ne peut plus rire de la mort, autant se flinguer.
La guerre, ce n'est pas l'acceptation du risque. Ce n'est pas l'acceptation du combat. C'est à certaines heures, pour le combattant, l'acceptation pure et simple de la mort.
Ces hangars où sont entassées des milliers de bêtes privées de toute considération et qui n'ont pour seule perspective que l'élimination physique à très court terme sont-ils semblables à des camps de la mort nazis ? L'analogie peut choquer. Elle [...] ► Lire la suite
L'expérience de la mort n'est pas une expérience solitaire.
La littérature est une machine à fabriquer des souvenirs et de la mort, une manufacture de testaments. Aucun roman n'a jamais fait de projet d'avenir.
La tâche première d'un commandant d'hommes est de préserver ses hommes de la mort. Autrement, de commandant on devient gardien de cimetière.
Il faut bien rire de la mort qui se moque bien de nous enlever la vie.
Souvent même la crainte de la mort pénètre les humains d'une telle haine de la vie qu'ils se donnent volontairement la mort dans l'excès de leur détresse, oubliant que la source de leurs peines est cette crainte elle-même.
La curiosité est indispensable, elle diminue la peur de la Mort.
La connaissance du moment de la mort occasionnerait probablement une meilleure connaissance du moment de la vie...