Voix de la vie, silence de la mort, le clivage est si simple.
Aucun arbre ne croit en un jour, aucun ne tombe au premier coup.
C'est le terreau de la vie, la banalité. Rarement, une perle, un grain de sable, une particule luisante tombe sur notre épaule. Et dans cet océan de vagues ordinaires, le pouvoir est le vice banal le plus à son aise chez l'homme.
Qu'il est doux de mourir quand notre âme s'afflige, Quand nous pèse le temps tel qu'un cuisant remords.
L'absence d'un mort nous inonde de sa présence, et nous le rend encore plus cher.
Etre d'avant-garde, c'est savoir ce qui est mort ; être d'arrière-garde, c'est l'aimer encore.
Le musicien peut chanter pour vous la mélodie qui est en tout espace. Mais il ne pourrait vous donner l'oreille qui saisit le rythme, ni la voix qui lui fait écho.
Les hommes oublient plus facilement la mort de leur père que la perte de leur patrimoine.
Si tu as peur du scandale, tu te mets à parler comme les politiciens. Et là, tu ne dis plus rien.
La première qualité d'un héros, c'est d'être mort et enterré.
Au lycée, j'étais le comédien de classe par opposition au clown de classe. La différence est le clown de classe est le gars qui tombe son pantalon au match de football, le comédien de classe est le gars qui lui a parlé à travers.
La voix des parents est la voix des dieux, car pour leurs enfants, ils sont les lieutenants du ciel.
Les raisons qui font naître ou mourir les sentiments sont souvent les mêmes.
La mort n'est peut-être qu'un changement de place.
La mort de l'eau est plus songeuse que la mort de la terre : la peine de l'eau est infinie.
La mort enlève tout sérieux à la vie.
C'est en se heurtant à du silence qu'on épuise le plus sûrement ses dons d'éloquence et de persuasion.
Nous avons toute la vie pour nous amuser et toute la mort pour nous reposer.
Seule la lecture de ses livres nous fait entrer dans l'intimité d'un écrivain et c'est là qu'il est au meilleur de lui-même et qu'il nous parle à voix basse sans que sa voix soit brouillée par le moindre parasite.
Il est déja assez ennuyeux de mourir ignorant, n'y ajoutons pas d'être dupe et complice de ses servitudes.
C'est une souffrance étrange. Mourir de nostalgie pour quelque chose que tu ne vivras jamais.
C'est parfois la peur de la mort qui pousse les hommes à la mort.
Déjà dans des milliers de familles règnent la mort et la désolation, les lamentations et la misère. Le sang d'innombrables êtres humains, même non combattants, élève un poignant cri de douleur, spécialement sur une nation bien-aimée, la Pologne.
C'est bon pour les hommes de croire aux idées et de mourir pour elles.
Pour qui s'emmerde au trou perdu, la mort du voisin ranime toujours un peu la vie, mettant la joie dans les chaumières où le père noue sa cravate noire des cimetières en fredonnant des javas usées.
Mieux vaut mourir chez soi qu'ailleurs.
Pour certains citadins la campagne est intolérable parce que son silence rejoint leur vide intérieur.
- Ben, que penses-tu de la mort ?- La mort, la vie...ça ne peut pas se séparer, ça se regarde ensemble.
Je mourrai quand je voudrai mourir. Mais, alors je mourrai avec quelqu'un. Mourir seul, c'est trop ennuyeux.
N'ayez jamais peur d'élever la voix pour l'honnêteté, la vérité et la compassion contre l'injustice, le mensonge et la cupidité.
Le sommeil est à la mort ce que les grandes manoeuvres sont à la guerre.