La poésie n'attend que notre regard.
La poésie est un exhibitionnisme qui s'exerce chez les aveugles.
Si la poésie n'a pas bouleversé notre vie, c'est qu'elle ne nous est rien. Apaisante ou traumatisante, elle doit marquer de son signe ; autrement, nous n'en avons connu que l'imposture.
Ce que certains découvrent dans la poésie et les musées, je le ressens dans un bon coup de départ.
La poésie est un don. Elle peut faire vivre et survivre. - Et pourquoi pas mourir ?
La poésie de la terre ne meurt jamais.
Ma poésie : c'est une île qui vole à la recherche de sa page natale.
L'éclat de la poésie se révèle hors des moments qu'elle atteint dans un désordre de mort.
La poésie n'est utile qu'aux plaisirs de notre âme.
Le plus grand mérite d'une poésie, c'est d'être bien placée dans la conversation.
Au fond, tout le mystère de la poésie est d'être attentif au monde.
La poésie, c'est la monture de l'adjudant.
Ce qu'on dit de soi est toujours poésie.
La distorsion de la forme sur le fond, voilà la vraie poésie !
La récupération, le recyclage, c'est l'apanage des guerres, leur poésie en somme, cette façon qu'ont les choses de servir deux fois et à des buts distincts : les balles du front, en 14, deviennent pendentifs, ornements de bracelets, à l'arrière.
L'excès de sagesse devient fou, la sagesse n'évite la folie qu'en se mêlant à la folie de la poésie et de l'amour.
S'il peut y avoir une analogie de la poésie avec la grâce, c'est que la poésie est une grâce.
La poésie a toujours été dans le monde arabe un pouvoir, et prince le poète.
La poésie n'est que l'exhibition formelle de la conscience qui souffre et qui aime et qui appréhende le monde.
S'il faut vraiment parler de poésie, c'est autour d'un verre.
Un grain de poésie suffit à parfumer tout un siècle.
La seule signature au bas de la vie blanche, c'est la poésie qui la dessine.
La seule chose qui nous reste de la civilisation, c'est la poésie.
La poésie introduit juste ce qu'il faut de silence pour troubler le vacarme.
La poésie est le langage naturel de tous les cultes.
La poésie et la musique sont les plus belles parures des hommes.
Les faits les plus intéressants et les plus beaux sont en eux-mêmes poésie.
La poésie passe par l'amour des mots, l'alchimie du verbe. C'est aussi ce qui nous délivre de nous-même, qui nous permet de trouver ce qui est ailleurs.
La poésie est une forme de violence.
La poésie est un art de vivre.
C'est la philosophie qui découvre les vertus utiles de la morale et de la politique. C'est l'éloquence qui les rend populaires. C'est la poésie qui les rend pour ainsi dire proverbiales.
Je suis folle de toi, mon amourqui viens chercherdans mon passéces jouets cassés de mes paroles.Je te donne toutsi tu veux,je ne suis de toute façon qu'une enfantpleine de poésieet couverte de larmes salées,Je veux seulement m'endormirsur la berge du ciel étoiléet devenir une douce brisede chansons d'amour pour toi.
N'est-il pas dans la nature de la poésie d'être et de rester souterraine ?
La poésie, c'est la vérité prophétique de l'existence. Ce n'est pas un supplément d'âme, mais sa transcendance.
La poésie ne peut se permettre l'humour.
La poésie, c'est la prise en charge du quotidien, c'est la découverte du présent dans ce qu'habituellement on cherche à fuir.
La vraie poésie est en dehors des lois.
Elle a les yeux couleur de ma vague chimère, O toute poésie, ô toute extase, ô Mère ! A l'autel de ses pieds je l'honore en pleurant, Je suis toujours petit pour elle, quoique grand.
Tant qu'il y aura des yeux reflétant les yeux qui les regardent ; tant qu'une lèvre répondra en soupirant à la lèvre qui soupire ; tant que deux âmes pourront se confondre dans un baiser, il y aura de la poésie !
Le danger, c'est quand on se met à composer sa vie comme une oeuvre d'art. Le danger, c'est quand l'imagination n'écoute plus que sa propre poésie...
Ce n'est pas ce qu'on fait sortir de soi dans la poésie des autres qui est important, mais le fait d'avoir enfin une oreille pour l'entendre.
On ne peut trouver de poésie nulle part quand on n'en porte pas en soi.
C'est à la poésie que tend l'homme ; il n'y a de poésie que du concret.
La poésie dit l'Ineffable : on le lit, on le relie.
La poésie est une éternelle jeunesse qui ranime le goût de vivre jusque dans le désespoir.
On peut être bien élevé et écrire de la mauvaise poésie.
La poésie est une maladie du cerveau.
La poésie, c'est le point où la prose décolle.
L'amour est muet, dit Novalis ; seule la poésie le fait parler.
La poésie est cette vie de secours où l'on apprend à s'évader des conditions du réel, pour y revenir en force et le faire prisonnier.