Les théâtreux sont de gauche pour cacher que le théâtre est fondamentalement réactionnaire. C'est-à-dire que le mot de progrès provoque parfois un fou rire dans les coulisses du théâtre. Le théâtre est un doute sur les progrès de l'humanité qui ne se contente pas de rire.
Avec l'âge, j'en suis arrivé à penser que la seule façon de se faire pardonner ses privilèges était de ne pas s'en servir.
Rien ne caractérise mieux un miracle que l'impossibilité d'en expliquer l'effet par les causes naturelles.
Les académiciens se prétendent immortels et pourtant ne dépassent jamais la quarantaine.
Se vouloir délivrée ! Sentir tous ses cris qui ne sont pas poussés. Ses sanglots étranglés.
L'amant ne connaît que son désir, il ne voit pas ce qu'il prend.
Nos généraux vaincus ne se tuent pas, ils écrivent.
Non, l'homme n'est pas né pour connaître, mais nous y sommes destinés.
Les crises urgentes d'aujourd'hui ne peuvent être une excuse pour un retour en arrière ou le greenwashing.
Rien ne dépérit si vite que ce qui ne change pas.
Le projet ne peut pas remplacer le rite de passage mais peut être permet-il de s'en passer.
En caractérisant le processus comme négation de la négation, Marx ne pense pas à démontrer par là la nécessité historique, au contraire; c'est après avoir démontré par l'histoire comme en fait, le processus s'est réalisé, en partie doit forcément se [...] ► Lire la suite
Braque - de même que Voltaire avec le Bon Dieu - nous nous saluons, mais nous ne nous parlons pas !
L'ensemble de mes premiers essais me conduisit à reconnaître que cette opération sociale exigeait d'abord un travail intellectuel, sans lequel on ne pourrait solidement établir la doctrine destinée à terminer la révolution occidentale.
Le compatissant ne sera jamais riche, et le riche jamais compatissant.
On ne peut choisir quand on va aimer.
L'habitude ne quitte jamais celui qui en est atteint.
Je pense que peu importe à quel point vous ne vous aimez pas ou le drame de votre vie, vous pouvez toujours y trouver de la comédie.
Je ne pleure plus. J'ai trop pleuré lorsque j'étais gosse.
Mais l'esprit humain répugne à s'accepter des mains du hasard, à n'être que le produit passager de chances auxquelles aucun dieu ne préside, surtout pas lui-même. Une partie de chaque vie, et même de chaque vie fort peu digne de regard, se passe à rechercher les raisons d'être, les points de départ, les sources.
L'amour que nous ne montrons pas ici sur Terre est la seule chose qui nous blesse dans l'après-vie.
Son regard exprimait la sagacité et la tristesse. Peut-être l'explication à la froideur du grand âge est-elle beaucoup plus simple : ces yeux là ayant vu trop de mal, ils ne veulent pas en voir davantage.
Connaître un homme aujourd'hui, veut surtout dire connaître ce qu'il y a en lui d'irrationnel, ce qu'il ne contrôle pas, ce qu'il effacerait de l'image qu'il se fait de lui.
Mon âge, même si je le savais, je ne le croirais pas.
Si vous entreprenez quelque chose seulement pour de l'argent, vous ne réussirez pas.
Nous ne comprenons naturellement tout ce qui est étranger que par un se-rendre-étranger - une modification de soi.
La raison ne saurait tout expliquer... Il faut se servir de la raison avec prudence, comme d'un instrument admirable, mais exceptionnel dans la nature, et parfois même dangereux.
Lorsque j'étais petite, la vie était agréable. Il y avait beaucoup de moments agréables. Les vacances, les jours de repos, les jeux. Je ne sais pourquoi, en grandissant, je me suis mise à attendre des choses.
Tout éclat désagréable a sa pluie de pétales, je suis ainsi, je ne sais pas m'abandonner longtemps à l'affolement ou à la colère, et puis tout cela est dérisoire.
L'indignation morale ne lutte pas contre le mal au sens concret du terme. La légalité seule permet de sanctionner, c'est pourquoi je prétends que le plus sage, si l'on veut réduire les maux terrestres, consiste, comme le disait Kant, à favoriser un progrès de la légalité: la moralité suivra et non le contraire.
On ne devrait jamais confondre sentiment et raisonnement.
Voici les lieux charmants où mon âme raviePassait à contempler SilvieLes tranquilles moments si doucement perdus.Que je l'aimais alors, que je la trouvais belle !Mon coeur, vous soupirez au nom de l'infidèle :Avez-vous oublié que vous ne l'aimez plus ?
À cette époque, j'appris qu'un homme ne voit jamais que ce qu'on lui a déjà montré.
L'oeuf ne fait toc, que s'il a subi un choc.
Nous ne sommes pas isolés du monde. Le monde frappe à notre porte.
Lorsque vous êtes mécontent, vous voulez toujours plus, plus, plus. Votre désir ne peut jamais être satisfait. Mais lorsque vous pratiquez le contentement, vous pouvez vous dire: "Oh oui, j'ai déjà tout ce dont j'ai vraiment besoin."
Si vous ne vous lancez pas dans quelque chose, vous ne saurez jamais ce que vous auriez pu avoir.
Je suis un maniaco-dépressif joyeux-chanceux. Il devient très profond et sombre pour moi, et il devient effrayant parfois quand je sens que je ne peux pas m'en sortir. Mais je ne me considère pas négatif-négatif. Je suis positif-négatif.
Vous pouvez penser que le président est tout-puissant, mais il ne l'est pas. Il a besoin de beaucoup de conseils de la part du Seigneur.
La fantaisie et la liberté d'imagination ne s'acquièrent pas comme ça, qu'il y faut du temps, de l'obstination, de la sévérité, de la rigueur, des mathématiques, de la raison.
Les gouvernements judicieux ne donnent rien à leurs partisans, tout à leurs adversaires.
On ne peut pas vivre et se regarder vivre.
L'homme public ne monte jamais si haut que lorsqu'il ne sait pas où il va.
Des machines à calculer, les hommes ne sont rien d'autre. Le monde ne sera bientôt plus qu'un unique ordinateur. Il ne nous sert à rien de ne pas y prendre part, nous sommes enfermés dans tout et nous ne pouvons plus en sortir.
On ne trouve de bon dans la vie que ce qui la fait oublier.
Ne pas employer ses défauts ne signifie pas qu'on ne les a pas.
Depuis que j'ai coupé ma barbe, je ne reconnais plus personne.
Votre sang toujours calme ne connaît pas les ardeurs de la fièvre; vos veines sont remplies d'eau glacée. Les miennes sont en ébullition et la vue d'une telle froideur les fait bondir.
On ne connaît jamais suffisamment un maître pour en parler absolument et définitivement.
Réfléchir : Attendre quelques jours avant de ne pas changer d'avis.