L'avenir est à ceux qui ne sont pas désabusés.
Mais beau, je ne suis pas beauJe me jette à l'eau et je me noieJe coule à pic contre ses brasBeau, j's'rai jamais beauJ'ai tellement envie de lui plaireLui faire la cour à ma manièreSlow.
J'ai une hostie collée au palais. Je n'ose pas bouger la langue, je n'ose pas remuer les mâchoires, parce que si je mords dedans, il paraît que ça va saigner. Je ne peux pas me servir de mon doigt pour la décoller, c'est interdit, c'est un péché mortel.
Maintenant nous allons montrer des scènes de la vie que je n'ai pas vécue. Si ce qui arrive parait tel que des êtres humains ne puissent pas permettre que de telles choses arrivent, c'est que vous n'avez pas lu les histoires de votre temps.
Je pardonne à ton nom, pour ne souiller mon livre,D'un nom, qui par mes vers n'a mérité de vivre.
Je connais ma leçon, la belle convenance !A chaque désespoir, il faut dire : « Merci. »Je ne dis rien, je suis cloué sur mon silence.Pour un mot de travers mon corps se rétrécit.
D'ailleurs, on ne dit plus New York mais Jew-York ; c'est bien connu !... On dit même... les Jew-nited-states et Jew-sus-Christ !... Ils sont partout les juifs, à New York. Il y a neuf pages de Levi, sur six colonnes chacune dans le bottin new-yorkais avec toutes les variantes : Levey, Lewin, Lewy, Levinstein...
C'est un extrême malheur d'être sujet à un maître, duquel on ne se peut jamais assurer qu'il soit bon, puisqu'il est toujours en sa puissance d'être mauvais quand il voudra.
Les avares ne sont ni des parents, ni des amis, ni des citoyens, ni des chrétiens, ni peut-être même des êtres humains.
Ne sous-estime jamais la vanité d'un écrivain, et particulièrement celle d'un écrivain médiocre.
Comment aider nos mères quand on ne peut s'aider nous-même ?
La France, bien sûr, n'a besoin de personne. Je ne crois pas aux sauveurs. Mais la manière dont notre pays est gouverné doit changer radicalement. Cela commence avec les politiciens et va jusqu'à notre système électoral et au-delà. Ce dont nous avons besoin, c'est d'un renouvellement fondamental.
J'ai découvert qu'il ne faut pas craindre les refus. Et quand, bien des années plus tard, je demanderai aux gens à aller dormir chez eux, ça ne sera pas plus compliqué.
- Vous êtes sûre que je ne vous ai pas offensée ? - [Partant presque en courant tellement elle est énervée] Pas le moins du monde !
En fait de calomnies, tout ce qui ne nuit pas sert à celui qui est attaqué.
Je ne gagne rien donc j'économise.
S'il vous arrive d'avoir des goûts méprisables, cachez-les, mais que votre ardeur pour les grandes choses ne craigne point de se montrer.
Je ne me laisse gêner par personne, quand j'ai le moyen de m'y opposer.
Il s'acharne, et jamais ne s'affale sur une réussite.
Les amitiés d'enfance résistent parfois au temps, jamais à la distance; la différence des itinéraires nous sépare et ne nous laisse qu'une liste de prénoms qui, petit à petit, perdent leur tête et leur mélodie autrefois rassurante.
- Berk ! Les humains s'embrassent avec la langue.- C'est pas sale. Eux ne se lavent pas le cul avec.- Quoi !? Tu veux dire qu'en plus, quand ils s'embrassent, ça n'a pas de goût ?
Elle lui toucha une joue puis l'autre, pour l'éveiller peu à peu, car pendant le sommeil, l'âme erre au-dessus de la terre et si le réveil du corps est trop brusque, l'âme égarée ne retrouve plus son chemin.
La flatterie ne fait vraiment du tort qu'à ceux qui l'acceptent et s'en délectent.
Je suis très paresseux, et comme tous les paresseux, je travaille énormément parce que je ne sais pas m'organiser. (...) Je travaille un peu tout le temps, de façon jamais très organisée, j'essaie de temps en temps, puis j'oublie et j'abandonne.
Le scalpel ne vous rendra pas heureux.
Peu importe qu'un film ne gagne pas d'argent du moment qu'il correspond à ce que le réalisateur a voulu faire.
Je ne sais pas à quoi nous serviraient nos tares, si elles ne nous enseignaient la pitié.
Les écrivains ne sont pas tout à fait des personnes. Ou alors, s'ils ont du talent, ils sont tout un tas de gens à la fois qui s'efforcent d'être une seule personne.
Celui qui loue tout le monde ne loue personne.
L'homme n'est capable que de souffrir, il ne peut agir.
C'est un tourment de conscience que la rencontre d'opinion ou de préférence avec un sot. Alors on est bloqué, puisqu'on ne peut plus se contredire, et il n'y a plus qu'à se taire en rageant.
Qui peut dire si l'on ne maintient pas en vie la conscience de ceux qu'on a aimés en reproduisant leurs gestes, en reprenant leur tics, en vaporisant leur odeur ?
La mauvaise fortune, au lieu de l'abattre, l'exaspéra. Du soir au matin, ce fut une colère formidable qui, ne sachant à qui s'en prendre, s'attaquait à tout, au soleil, au mistral.
Les heures suivent son ombre,Elle les voit dans les fleurs,Ne devinant qu'à leur nombre,Qu'elle était tout dans leur coeur.
Vient un moment où les relations avec un être sont si entremêlées qu'on ne peut distinguer l'amour du devoir.
Ma grand-mère était absolument convaincue que je finirais archevêque de Cantorbéry. Et, pour être honnête, je ne l'ai jamais complètement exclu.
Je ne sais pas ce qui m'inquiète à propos de la mort : sans doute les horaires.
Lorsque nous pensons avoir été blessés par quelqu'un dans le passé, nous construisons des défenses pour nous protéger contre les blessures futures. Ainsi, le passé effrayant provoque un futur effrayant et le passé et le futur ne le deviennent plus.
Deux oeufs ne font pas une omelette.
Je ne juge pas les gens en fonction de leur orientation sexuelle ou de la couleur de leur peau, alors je trouve très difficile d'identifier quelqu'un en disant qu'il s'agit d'une personne homosexuelle, noire ou juive.
La mémoire elle-même est rongée par un acide et il ne reste plus de tous les cris de souffrance et de tous les visages horrifiés du passé que des appels de plus en plus sourds, et des contours vagues.
Ils diront sans pudeur du mal d'un chef-d'oeuvre parce qu'ils croient qu'on a l'air de s'y connaître quand on dit du mal d'un ouvrage - mais dire du bien, s'enthousiasmer, attention ! Ils ne veulent pas être ridicules.
Si tu veux, au logis, être seigneur et maître, Ne tarde pas d'un jour à te faire connaître.
Je ne me suis jamais mariée parce que la base d'une vie d'un couple, c'est la confiance. Ce n'est pas le papier du curé ou du maire qui offre une garantie.
Dès qu'il parlait, c'était des tranchées, de barbelé, de veille, de macaroni, de barrage, de gaz, de tout ce cauchemar qu'il ne pouvait oublier.
Aussi loin que je me souvienne, j'avais toujours cherché à ne pas exister. Tu as dû travailler des années durant pour me faire assumer mon existence. Et ce travail, je crois bien, n'a jamais été achevé.
Entrer en scène, c'est comme se jeter dans le vide du haut de la tour Montparnasse. Certains diront que, vu ma taille, il me suffirait de sauter du haut d'un trottoir mais ce ne sont, évidemment, que de mauvaises langues.
Rien ne se nourrit de lui-même comme le fait la libéralité.
Si nous raisonnons en fonction de ce que les grands bourgeois sont prêts à nous laisser, nous ne pourrons jamais nous en sortir. Nous faisons tourner l'économie, il nous faut exiger notre dû et ce qu'il nous faut pour vivre !
Aucune nation ne peut ni ne doit essayer de dominer une autre nation.