L'art du pédagogue est comme l'art de l'ingénieur. L'inspiration, le génie pédagogique, l'intuition et autres vertus exaltées ne sont jamais interdits. Ils sont même, probablement, toujours nécessaires. Ils ne sont jamais suffisants.
Le mal est double : il y a celui qui ne dépend pas de nous et celui qui en dépend.
Il y a des moments dans lesquels l'homme, même brave, ou ne l'est pas ou ne veut pas l'être.
L'ironie ne dessèche pas, elle lutte contre les mauvaises herbes.
Je ne sais pas dire non. J'ai la névrose du petit soldat.
Le romancier donne à voir par le trou de la serrure ce qu'on ne pourrait pas voir autrement.
La vraie lecture commence quand on ne lit plus pour se distraire et se fuir, mais pour se trouver.
Ombre parmi les ombresJ'ai tellement rêvé de toiJ'ai tellement marché, tellement parlé,Tellement aimé ton ombre,Qu'il ne me reste plus rien de toi,Il me reste d'être l'ombre parmi les ombres,D'être cent fois plus ombre que l'ombre,D'être l'ombre qui viendra et reviendraDans ta vie ensoleillée.
J'ai deux, trois, quatre amis; eh bien, je suis contraint d'être un homme différent avec chacun d'eux, ou plutôt de montrer à chacun la face qu'il comprend. C'est une des plus grandes misères que de ne pouvoir jamais être connu [...] ► Lire la suite
Celui qui est dans une maison de verre ne devrait pas jeter des pierres.
Le succès ne peut pas être mesuré en richesse, renommée ou pouvoir, mais en fonction du fait que vous avez fait une différence positive pour les autres.
Je ne répète pas ! Me mettre devant un miroir, ce serait catastrophique parce que je m'y verrais.
Tu ne devrais pas marmonner. Parce que je ne comprends pas un mot de ce que tu dis.
Faut-il rejeter toutes les probabilités parce qu'elles ne sont pas des certitudes ?
Il n'est si étrange mensonge que la femme ne croie, s'il est à sa louange.
Si la dernière minute n'existait pas, une quantité de choses ne seraient jamais faites !
Despote mal éclairé, le peuple souverain ne s'engoue pas pour ceux qui répandent la lumière, mais pour ceux qui l'éblouissent.
La calomnie est comme la fausse monnaie : bien des gens qui ne voudraient pas l'avoir émise la font circuler sans scrupule.
Que le Millenium ne nous empêche de rester de "bogue" humeur.
La renommée et la richesse ne peuvent garantir la sécurité. L'honnêteté et la générosité ne préservent pas de l'injustice.
La naissance, la beauté, la bonne façon, le raisonnement, le courage, l'instruction, la douceur, la jeunesse, la libéralité et autres qualités semblables, ne sont-elles pas comme les épices et le sel, qui assaisonnent un homme ?
Le bonheur ne se monnaye pas, il ne se thésaurise pas. De tous les biens de la vie, il est le plus précaire. On croit le posséder quand déjà il nous échappe.
A vingt ans, la rupture entre le plein et le vide est brutale. On ne sait pas se prévenir de la souffrance. Le bonheur qui nous arrive, on le croit éternel. Puis un jour on s'aperçoit que l'un et l'autre se remplace : la souffrance, le bonheur.
Rien ne peut entrer en l'homme qui ne corresponde en quelque façon à un besoin d'expression.
Un homme ne laisse derrière lui que l'oeuvre de son désoeuvrement.
Les premières étreintes sont toujours un peu ratées. On se jette l'un sur l'autre, à l'aveuglette ; poussé par trop de hâte on ne prend pas le temps de faire connaissance avec une peau, une odeur, un sexe étrangers.
Quand on ne sait même plus ce qu'on doit revendiquer, on se contente d'émeutes.
- Je vous aime. - Est-ce que vous le penseriez si j'étais pauvre ? - Oui, mais je ne vous le dirais pas !
Le comble de la bonté d'âme : Ne pas vouloir qu'on batte les cartes... Ni qu'on pende... la crémaillière.
On ne peut menacer un individu et se soustraire aux conséquences.
Les yeux avides ne peuvent être cousus qu'avec le fil de la mort.
On a beau faire attention, les choses de la vie, on ne peut pas toujours faire attention.
Ce serait si bon d'être esclave ! Ne pas avoir à se prendre en charge... Oublier la brûlure de la liberté...
Ainsi celui qui monte ne s'arrête jamais, allant de commencement en commencement par des commencements qui n'ont pas de fin.
L'amour ne sait-il pas l'art d'aiguiser les esprits ?
Personne ne connaît rien d'autre que soi-même.
J'écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. Et je commence par là pour que [...] ► Lire la suite
Si vous êtes un simple pilote de course, vous devriez toujours voir vos limites. Il faut être objectif et ne pas faire de conneries.
Je ne sais pas ce qui m'arrive sur scène. Quelque chose d'autre semble prendre le dessus.
On ne voit rien de juste ou d'injuste qui ne change de qualité en changeant de climat.
Citations. Comme les proverbes, j'en invente ; et personne jusqu'ici ne semble s'en être aperçu.
Il faut être imaginatif, car le XXIè siècle ne sera pas celui de la vitesse, mais celui des idées. Parce que la vitesse n'est rien sans contenu.
La terre ne rend jamais sans intérêt ce qu'elle a reçu.
On ne doit pas solliciter comme une faveur ce qui est dû comme une récompense.
Une âme non tentée, que sait-elle ? Elle ne sait rien d'elle-même, elle ne sait rien de Dieu.
La mort nous parle d'une voix profonde pour ne rien dire.
Il n'y a peut-être pas de joie comparable à celle de la mère qui voit son premier-né.
Tant qu'un critique ne prend pas parti, il est historien.
On ne lit pas pour être inspiré. On lit pour se tranquilliser l'esprit, pour trouver pire que ce qu'on est...
Comment vous imaginer que Dieu consente jamais à ce qu'il ne veut pas et à ce qu'il peut empêcher ?