Faut-il rejeter toutes les probabilités parce qu'elles ne sont pas des certitudes ?
Je ne vois pas comment un homme peut travailler aux frontières de la physique et écrire de la poésie en même temps. Elles sont dans l'opposition.
Je ne sais pas à quoi nous serviraient nos tares, si elles ne nous enseignaient la pitié.
Les femmes sont comme le suspense. Plus elles éveillent l'imagination, plus elles suscitent d'émotions.
Les affaires. Elles seules donnent du poids en ployant l'esprit vers la terre.
C'est ainsi qu'à notre époque la science se met au service de l'art pour rendre les maisons inhabitables.
Les oeuvres d'art ne doivent jamais être des proies. Elles constituent le bien commun de l'humanité. Cette vérité est intemporelle.
Si vous ne pouvez pas énoncer une proposition clairement et sans ambiguïté, c'est que vous ne la comprenez pas.
Comme les homards, les jeunes filles ont l'extérieur exquis. Comme les homards, elles rougissent quand on veut les rendre comestibles.
Les conventions d'affaires sont importantes car elles montrent avec combien de personnes en moins peut fonctionner une entreprise.
Les injures sont bien humiliantes pour celui qui les dit, quand elles ne réussissent pas à humilier celui qui les reçoit.
La corruption et l'hypocrisie ne devraient pas être des produits inévitables de la démocratie, comme elles le sont sans aucun doute aujourd'hui.
Les femmes ne sont pas faites pour courir ; quand elles fuient, c'est pour être atteintes.
Seul celui qui a des idées personnelles est capable de rendre hommage aux idées d'autrui. Seul mérite un hommage celui qui est capable de rendre hommage à autrui.
Après l'étreinte les femmes recherchent l'épanchement, ce moment où elles appartiennent le plus totalement aux hommes, où elles roucoulent et avouent l'amour si légèrement.
Les hérésies jouent un rôle essentiel. Elles tiennent les esprits en état d'alerte.
On doit distinguer entre l'erreur toujours à rejeter et celui qui se trompe, qui garde toujours sa dignité de personne et son droit à l'amour.
Une bonne partie de la population ne fait aucun effort de réflexion, et ce n'est pas parti pour s'arranger. Alors ou bien on lutte pour une cause perdue et on y perd sa santé, ou bien on essaie de prendre les choses comme elles sont et de s'y faire.
L'édition est l'art de salir avec de l'encre chère un papier coûteux pour le rendre invendable.
Il est si simple de décider avec soi-même que les blessures d'amour-propre ne comptent pas. Elles ne font souffrir que si l'on veut bien.
Il a fallu des siècles pour rendre justice à l'humanité, pour sentir qu'il est horrible que le grand nombre semât et que le petit nombre recueillît.
Les idées sont comme les hommes : elles dépendent de l'état et de la place qu'on leur donne.
Les vigilances se créent parce qu'un jour elles ont été prises en défaut.
Il est peu d'hommes enclins à rendre hommage, sans quelques mouvements d'envie, au succès d'un ami.
Il y a dans quelques hommes une certaine médiocrité d'esprit qui contribue à les rendre sages.
Les femmes sont comme le crocodile : pour attraper l'homme, elles pleurent ; une fois qu'il est pris, elles le dévorent.
Le bonheur vient de toi. Personne d'autre ne peut te rendre heureux. Tu te rends heureux.
Les femmes sont étonnantes : ou elles ne pensent à rien, ou elles pensent à autre chose.
Est-ce que toutes les villes ne sont pas les mêmes ? Elles sont des rues, des carrefours, des voitures qui avancent, des regards qui cherchent.
Idées de suicide : c'est gentil comme tout ces petites bêtes-là, et si faciles à nourrir. Elles mangent tout : des chagrins, des dents arrachées, des blessures d'amour-propre ou non, des déficiences sexuelles, des larmes pas pleurées...
Aujourd'hui, le cinéma français est un peu comme ces nouvelles bagnoles. Elles sont trop rondes, elles manquent de caractère