Le pouvoir n'est rien à moins que vous ne puissiez le transformer en influence.
Le public pense que les politiciens ne connaissent ni ne se soucient de leur vie. et les politiciens se sentent incompris.
Mes mains étaient trop molles... Je devais trouver une occupation particulière, une sorte de travail qui ne me forcerait pas à me détourner du ciel et des étoiles, ce qui me permettrait de découvrir le sens de la vie.
Je ne sais rien sur le baseball.
Tant que nos dirigeants africains ne laisseront pas le pouvoir, nous penserons toujours que l'occident est à la base de nos malheurs.
Le malheur ne m'a pas changé, je ne hais que la haine.
En amour, celui qui ne fait que soupirer court grand risque de soupirer longtemps.
Le tabac est une plante assez prisée qui ne manque pas de chique mais qu'on prend assez souvent à la blague.
Nos joies les plus profondes ne tiennent pas à des bonheurs établis, mais à nos bonheurs retrouvés.
Rien ne focalise autant l'esprit que la vue permanente d'un concurrent qui peut vous balayer du marché.
Que sert à l'homme de conquérir l'univers s'il ne peut empêcher son chien de chier par terre.
Mon âge, même si je le savais, je ne le croirais pas.
Quand on ne vit pas, il est facile de ne pas commettre de péchés.
Les gens superstitieux vous recommandent instamment de ne jamais passer sous une échelle, mais ils ne vous empêchent pas de passer sous un taxi.
Les raseurs se rasent les uns les autres, mais il semble que ça ne leur apprenne rien.
Une religion qui serait à la mesure de notre compréhension ne saurait suffire à nos besoins.
Les idées, c'est comme les gosses. Il ne suffit pas de les avoir, il faut les élever.
Ne lis jamais une prose encore fraîche.
En ce qu'elle avilit plus qu'elle ne cautérise, la souffrance, c'est le mal !
Les crimes des vainqueurs ne sont jamais punis.
Ne prenez pas à la légère les plus petits actes de bonté. Les gouttes d'eau en s'ajoutant remplissent une immense jarre.
En art comme en tout, la vraie perfection ne s'atteint que par l'extrême simplicité.
J'ai fait gaffe de ne pas casser ma biscotte parce que si y'a un truc dont j'ai horreur, c'est bien de casser mes biscottes.
On ne peut jamais prévoir. Ni comment les choses vont se dérouler, ni pourquoi des trucs tout simples prennent soudain des proportions démentes.
Il y a une ambiance propre aux voyages ferroviaires, une résignation collective à ne pas être dérangé pendant plusieurs heures, une transition heureuse entre deux situations.
C'est dans la nature des choses de mal finir. Il fallait commencer par ne pas commencer. Savoir s'arrêter avant que ça commence.
Celui qui penserait que les hallebardes, les gardes et le guet garantissent les tyrans, se tromperait fort. Ils 's'en servent, je crois, par forme et pour épouvantail, plus qu'ils ne s'y fient.
Je ne sais pas écrire des histoires à la troisième personne, j'écris ce qui vient, ce qui est venu et j'appelle ce qui viendra.
Les cris de l'âne ne montent pas au ciel.
Les hommes ne font jamais le bien que si la nécessité les y pousse; mais quand ils sont libres de choisir et peuvent faire tout ce qu'ils veulent, la confusion et le désordre deviennent endémiques.
Je ne m'attends pas au succès. Je m'y prépare.
Bon sang, mais pourquoi les journalistes insistent-ils toujours pour proposer une explication freudienne de seconde zone de mes textes, alors que, neuf fois sur dix, ils ne les ont pas retranscrits correctement ?
Je ne peux pas me voir à la télévision.
La vérité est que je n'ai jamais trompé mon mari, mais que Christian et moi sommes séparés depuis plusieurs mois. C'est moi qui suis partie. Je ne supportais plus l'existence que nous menions ensemble.
On n'entre jamais seul à l'Académie française. On y entre avec les ombres chères de ceux qui ne sont plus.
Nous sommes intoxiqués par la littérature au point de ne pouvoir vivre par nous-mêmes.
Dans chaque français, il y a deux hommes : celui qui ne veut pas d'histoires et celui qui a de grandes idées.
Les véritables héros sont ceux qui meurent pour des causes auxquelles ils ne croient pas.
Si l'on te décerne des louanges, c'est que tu ne suis pas ta propre vie, mais celle d'un autre.
Il ne faut pas toujours avoir raison pour plaire.
La nécessité empoisonne les maux qu'elle ne peut guérir.
Ma mère, pour ses jours de deuil et de souci,Garde, dans un tiroir secret de sa commode,Un petit coffre en fer rouillé de vieille mode,Et ne me l'a fait voir que deux fois jusqu'ici.
L'adolescente nubile ne devient matrone que si on lui fait violence. Elle accède à sa vie de femme par une violence brutale. Jeune vierge hier, femme amphore le lendemain, s'opposant à la minceur de l'éphèbe.
On parle des maîtres chanteurs, on ne sait pas ce que c'est qu'une maîtresse chanteuse.
La densité de l'Histoire ne détermine aucun de mes actes. Je suis mon propre fondement. Et c'est en dépassant la donnée historique, instrumentale, que j'introduis le cycle de ma liberté.
Vous êtes un de ces êtres qu'on trouve toujours quand on en a le moins besoin, et qu'on ne trouve jamais quand on en a besoin !
Il est des trahisons dont on ne se remet pas. Des blessures morales dont on ne guérit jamais, celles qu'une mère inflige à son enfant, par exemple, ou un homme à une femme.
- Maitre, demande un disciple, dis-moi le secret de la vie.- Je ne peux pas.- Pourquoi ?- Parce que c'est un secret.
- J'espère que tu ne fais pas de bêtises ?- Si, maman, il n'y a que les bêtises qui valent le coup dans la vie.
Je sais que ma patrie ne me fait pas beaucoup d'honneur; mais vous déshonorez la vôtre.