L'indépendance et le talent ne sont-ce pas les grands chemins qui mènent aux honneurs ?
Il y a deux sujets dont on ne peut parler avec autorité qu'après expérience : Dieu et l'amour. Comme il faut bien attendre de mourir pour faire l'épreuve de Dieu, reste l'amour.
Quand on ne peut pas avoir, on détruit.
Les hommes ne parleraient pas tant du ciel, si ce port fantôme les attendait vraiment au terme de leur odyssée. Le ciel n'a de réalité que celle de notre mal qui l'appelle.
Il n'y a pas de désir que la puissance de l'analyse ne parvienne à dissoudre.
La mort, c'est comme l'amour, on ne sait jamais quand elle va vous perdre.
Lorsque le coeur devient vieux, on ne sent plus aussi facilement bouleversé par de petites choses.
Les paysannes sont comme les fleurs des champs : sous le nez, ça ne sent rien, ou ça sent mauvais.
Les femmes ne font que des bêtises quand elles réfléchissent !
Si tu ne renonces jamais à rien, tu ne vieilliras pas, c'est certain.
Un film, ça ne se finit pas, ça s'abandonne.
Approcher Autrui, c'est encore poursuivre ce qui déjà est présent, chercher encore ce que l'on a trouvé, ne pas pouvoir être quitte envers le prochain. Comme caresser. La caresse est l'unité de l'approche et de la proximité.
Le pourboire est un facultatif catégorique ; on a le droit de ne pas donner de pourboire ; on n'en a pas la liberté.
Ne faisons pas du bonheur une obsession : vivons et il viendra. Mais pour cela, sachons ouvrir nos yeux à ces bonheurs qui s'ignorent et que nous ignorons.
Les hommes bêtes ne sont ni labourés ni semés, ils surgissent d'eux-mêmes.
Le coeur d'une femme est comme la pierre d'un lithographe ; ce qui est une fois écrit dessus ne peut être effacé.
Vous ne pouvez pas créer d'expérience. Vous devez le subir.
Nous nous battons pour notre avenir. Nous ne luttons pas pour nous venger.
Nous ne sommes en rien des objets soumis à quelque destin, mais des passagers conscients et mortels, agissant sur cette planète. Nous sommes des dépositaires et passeurs d'expériences, de savoirs, échangeant en projections leurs questionnements, leurs ambitions, leurs idées, rêves et idéaux, leurs luttes et combats pour avancer en résonances, par nos unicités partagées.
Le sexe est beaucoup mieux avec une femme, mais on ne peut pas vivre avec une femme.
Je ne crois pas que le maquillage et la bonne coiffure peuvent rendre une femme belle. La femme la plus radieuse de la pièce est celle qui est pleine de vie et d'expérience.
Déjà se fracture l'unanimisme factice né de la secousse morale qu'a subie notre pays le 7 janvier 2015.
Les têtes d'assassin, on ne les reconnaît qu'une fois dans le panier. Et encore pas toujours !
Il est plus facile d'être généreux que de ne pas le regretter.
Les touristes, en général, se renseignent auprès des autres touristes, qui ne connaissent guère mieux leur chemin. Cela complique toujours tout. Surtout quand on ne parle pas la même langue.
Le repentir vient trop tard, quand il ne peut remédier au mal.
Que les femmes ne se plaignent point des hommes : ils ne sont que ce qu'elles les ont faits.
Il ne se voit pas d'âmes qui, en vieillissant, ne sentent l'aigre et le moisi.
Avouez à votre maîtresse que vous ne pouvez vivre sans elle, elle n'aura de cesse que d'en avoir tenté l'expérience.
Selon le lieu de sa naissance, l'homme vit bien, vit assez mal ou ne vit pas du tout.
Les leçons de l'infortune sont presque toujours un bienfait. Elles ne sont funestes qu'aux âmes viles qu'elles paralysent pour toujours.
Quand un Français dit du mal de lui, ne le croyez pas, il se vante !
Au théâtre, on ne gagne pas en solitaire. D'où le rôle central du capitaine, le metteur en scène.
Si on n'était fidèle qu'à ceux qui le méritent, on ne le serait même pas à soi-même.
Il faut faire d'abord volontairement, avec plaisir, ce qu'on fait. Le résultat importe peu. On ne le prévoit pas, et on l'apprécie mal. Mais l'auteur s'est satisfait lui-même : c'est toujours ça.
Il y a trois catégories de films : les gros budgets, les petits budgets, et ceux sur lesquels on ne peut pas se permettre le moindre gâchis.
Je ne regrette pas les choses que j'ai faites, seulement celles que je n'ai pas encore faites.
Les papillons de nuit ne voient jamais le soleil, c'est dommage, je suis sûr que ça leur plairait.
Les mots bonne journée sont des mots qu'on a usés, qui n'ont plus de sens, plus de goût, comme les escalopes de dinde industrielle du supermarché.... Si vous avez envie que je passe une bonne journée, ne dîtes rien. Souriez-moi.
Ne regarde ni en avant ni en arrière, regarde en toi-même, sans peur ni regret.
Je crois qu'on ne peut pas être acteur si on n'a pas eu le sentiment d'être abandonné dans l'enfance.
Il semble que notre nouveau monde courageux devient moins tolérant, spirituel et éduqué qu'il ne l'a jamais été quand j'étais jeune.
Peur. C'est l'émotion la plus fondamentale, la plus humaine. Enfants, nous avons peur de tout. L'obscurité. Le croque-mitaine sous le lit. Et nous prions pour le matin. Pour que les monstres s'en aillent. Bien qu'ils ne le fassent jamais. Pas vraiment.
Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant des chiffres.
Sainte Thérèse, mon p'tit jésus, ne m'abandonne pas, donne moi la force, j'veux vivre encore, fais-moi ressusciter.
Les médias sont ainsi. Il suffit de dire que vous avez «moins le temps» de lire pour que l'on dise que vous ne lisez pas
Nous vivons une société beaucoup trop permissive. Jamais encore la pornographie ne s'était étalée avec une telle impudeur. Et en plus, les films sont flous !
Une vie de bonheur, n'est-ce pas la chose que tout le monde veut et que personne au monde ne refuse ? Mais où l'a-t-on connue pour la vouloir tant ? Où l'a-t-on vue pour en être si épris ?
On se met en peine de savoir comment est fait le monde, et l'on ne s'inquiète pas de savoir comment on est fait soi-même.
Pas même Dieu ne réalise ses désirs. Du moins, il faut l'espérer pour lui pardonner la vie qu'il nous fait mener.