L'hirondelle ne fait pas le printemps, mais le chameau fait le désert.
De la hâte il ne reste que la fatigue.
L'homme descend du singe. Tomasi est un homme. Tomasi ne descend pas du panier de basket.
Quand l'hirondelle fait son nid, ne cherchons plus d'abri.
Je ne sais pas si, aux yeux du monde, une mort brillante n'est pas préférée à une vie obscure de rectitude. On se souvient de la plupart des hommes comme ils sont morts et non comme ils ont vécu. Nous [...] ► Lire la suite
Quand je pense à mon père, je ne peux pas m'empêcher de comparer nos temps, nos curiosités, no centres d'intérêt...Allons! En cette fin de siècle, nous prêtons beaucoup moins d'attention aux gens qui nous entourent, nous n'en avons plus le [...] ► Lire la suite
- On sent que c'est un endroit où il ne peut plus rien arriver. - Oui, un peu comme une tombe.
L'excès de sévérité produit la haine. L'excès de l'indulgence affaiblit l'autorité. Sachez garder le milieu et vous ne serez exposé ni au mépris ni aux outrages.
Les mouches ne s'attaquent pas à un oeuf qui n'est pas fêlé.
Le coeur est une bête dont il est prudent de se méfier. L'intelligence en est une autre, mais elle au moins, ne parle pas d'amour.
L'imagination ne peut rendre sages les fous, mais elle les rend heureux à l'envi de la raison qui ne peut rendre ses amis que misérables.
Dans les moments de paroxysme, il faut savoir être fou délibérément pour ne pas mourir sous le choc de la vie.
Les hommes sont si pervers que le seul espoir et même le seul désir de les corriger, de les voir raisonnables et honnêtes, est une absurdité, une idée romanesque, qui ne se pardonne qu'à la simplicité de la première jeunesse.
On ne peut mesurer la mer ; on ne peut sonder le coeur d'un homme.
La vie ne devrait pas vous sortir de l'enfance sans vous assurer une bonne situation dans la jeunesse.
Ayez, si vous pouvez, un langage simple, et tel que l'ont ceux en qui vous ne trouvez aucun esprit : peut-être alors croira-t-on que vous en avez.
La conscience de ne pas exister, de ne jamais réellement exister, voilà ce que c'est, vivre.
Si le ridicule ne tue pas, le militantisme échappe à cette règle.
Ceux qui ne peuvent supporter d'être haïs ne doivent pas faire de la politique. Il n'y a pas de destin sans haine.
Dans le village où je suis né, on dit que lorsqu'on a mangé salé on ne peut plus manger sans sel.
Je pensais pouvoir le comprendre, pouvoir le saisir. Mais je n'y arrivais pas. Pas vraiment. Je n'appréhendais que sa superficialité. Son impatience délicate, contenue, semi-précieuse. Je ne savais pas qu'il pouvais être plus qu'entier. Que l'entièreté était une idée de [...] ► Lire la suite
L'amitié est un exercice de l'âme que les femmes ne pratiquent pas.
Je déteste perdre... Je préfère ne pas jouer.
Lorsque l'on tarde pour la cueillette, les fruits pourrissent. Mais quand on repousse les problèmes, ils ne cessent de croître.
C'est le privilège des facteurs. Ils connaissent le nom de tout le monde et personne ne connaît le leur.
On ne va pas chercher une épaulette sur un champ de bataille quand on peut l'avoir dans une antichambre.
Il ne sert à rien de discuter contre l'inévitable. Le seul argument contre le vent de l'Est, c'est de mettre son manteau.
Il est bon de dire du bien de soi-même : ça se répète et on finit par ne plus savoir d'où ça vient.
Les hommes ne savent être ni entièrement bon, ni entièrement mauvais.
L'arbre de la liberté ne saurait croître s'il n'était arrosé du sang des rois.
L'absurdité de la douleur. On ne trouve jamais les paroles opportunes, les mots sont des masques cachant les blessures.
On ne peut pas tous être beaux et savoir téléphoner.
C'est notre grande maladie de parler pour ne rien voir.
Le présent, c'est-à-dire la quotidienneté ambiante, nous assiège de toutes parts et ne cesse de nous convier à l'oubli des choses révolues.
Quand l'homme se regarde beaucoup lui-même, il en arrive à ne plus savoir quel est son visage et quel est son masque.
Il ne faut jamais avoir peur de chercher le peuple très bas. D'autant que c'est le moyen de l'y maintenir.
La parole soulève plus de terre que le fossoyeur ne le peut.
La vérité est toujours totalitaire dans la mesure où elle affirme que les choses ne relèvent pas de l'opinion.
Le raisonnement de l'humanité tient tout entier dans cette bassesse : "Si je ne te crains pas, je me fous de toi."
Bals publics : Oh, les tendres aveux murmurés entre gens qui ne se connaissaient pas le matin ! 14 Juillet ! Sois béni, car tu fais gagner joliment du temps aux amoureux.
Si chacun balayait devant sa porte, on ne verrait ordure d'aucune sorte.
Le premier obstacle est l'idée préconçue. Nous ne savons souvent voir que ce que nous sommes prêts à voir.
Un vrai chef-d'oeuvre ne dit pas tout.
Je suis comme Claudel, je ne crois pas au hasard, je crois aux rencontres.
Le serpent a beau courir, il ne va pas plus vite que sa tête.
Le plus beau sommeil ne vaut pas le moment où l'on se réveille.
Quelle meilleure thérapie que de s'éloigner de ses semblables, ne serait-ce que quelques semaines.
Qui ne peut supporter le mal ne vivra pas pour voir le bien.
La source des maladies ne doit pas être ailleurs que dans les vents ou les pets.
Avec des nouvelles technologies, ne sommes-nous pas en train d'assister à la disparition inéluctable de l'auteur ou du créateur au profit d'une marque ?