La science ne nous dit pas où nous allons - c'est le rôle de l'art - ; elle nous dit où nous sommes.
Plus nous possédons de choses moins nous sommes libres.
L'idéologie guette la science en chaque point où défaille sa rigueur, mais aussi au point extrême où une recherche actuelle atteint ses limites.
Quand la science saura, la religion pourra, et l'homme agira avec une énergie nouvelle.
Nous sommes attirés par toute vie qui nous représente quelque chose d'inconnu, par une dernière illusion à détruire.
La science a-t-elle promis le bonheur ? Je ne le crois pas. Elle a promis la vérité, et la question est de savoir si l'on fera jamais du bonheur avec de la vérité.
Celui qui excelle dans son art pour le porter au plus haut degré de perfection dont il est capable, on peut dire qu'il le dépasse en quelque sorte : ses productions transcendantes n'admettent aucune appellation.
Loin de se dilater, tout esprit se contracte Dans les immensités de la science exacte.
Au Maroc, nous sommes fondamentalistes, mais, justement, le fondamentalisme nous interdit l'intégrisme.
Nous ne sommes que prétexte dans le paysage au passage de la vie et de l'ailleurs.
Défiez-vous des choses posthumes : quel que soit l'esprit avec lequel une vieille femme parle de sa beauté perdue il y a toujours dans sa louange la funèbre solennité de l'office des trépassés.
On ne tire de soi la vie et la beauté qu'au détriment de sa chair...
Ne jugez pas, car nous sommes tous pécheurs.
La science va vite et droit en son chemin ; mais les représentations collectives ne suivent pas, elles sont des siècles en arrière, maintenues stagnantes dans l'erreur par le pouvoir, la grande presse et les valeurs d'ordre.
Sagesse, beauté et gentillesse ne font bouillir aucun chaudron.
La vraie vie est absente. Nous ne sommes pas au monde.
Ne vous vient-il jamais à l'esprit à quel point nous sommes différents, comme au niveau cellulaire ?
Nous sommes tous des ratés, puisque ça finit par la mort.
Les gens sont des comédiens, nous, nous sommes des acteurs.
A ma mort, je souhaite léguer mon corps à la science fiction.
Nous sommes dans une culture de destruction.
Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux.
Peut-on penser la science ? Une science de la science est-elle possible ?
La vérité nous oblige à reconnaître que nous sommes des êtres bornés ; l'erreur nous flatte, en nous faisant croire que dans une direction au moins, nous n'avons pas de limites.
Orthographe. La science qui épelle avec l'oeil à la place de l'oreille. Défendue avec plus de chaleur que de lumière par quelques échappés d'asiles.
La liberté est donc naturelle ; c'est pourquoi, à mon avis, nous ne sommes pas seulement nés qu'avec elle mais avec la passion de la défendre.
Aujourd'hui, on ne parle même plus de beauté à propos des acteurs, le vocable a changé. On cherche des « gueules », des « visages émouvants », des « corps singuliers ». La beauté appartient au passé.
Si nous sommes fidèles à nous-mêmes, nous ne pouvons être faux envers personne.
On s'habitue peu à peu, à la beauté comme à la laideur : chacune s'affadit avec le temps ; mais on ne s'habitue jamais à la bêtise.
Nous sommes tous pauvres parce que nous sommes tous honnêtes.
La nature est un professeur universel qui observe l'activité humaine comme un mauvais élève.