La science ne nous dit pas où nous allons - c'est le rôle de l'art - ; elle nous dit où nous sommes.
La science a-t-elle promis le bonheur ? Je ne le crois pas. Elle a promis la vérité, et la question est de savoir si l'on fera jamais du bonheur avec de la vérité.
La vraie vie est absente. Nous ne sommes pas au monde.
La science va vite et droit en son chemin ; mais les représentations collectives ne suivent pas, elles sont des siècles en arrière, maintenues stagnantes dans l'erreur par le pouvoir, la grande presse et les valeurs d'ordre.
Aujourd'hui, on ne parle même plus de beauté à propos des acteurs, le vocable a changé. On cherche des « gueules », des « visages émouvants », des « corps singuliers ». La beauté appartient au passé.
Ne jugez pas, car nous sommes tous pécheurs.
La vérité nous oblige à reconnaître que nous sommes des êtres bornés ; l'erreur nous flatte, en nous faisant croire que dans une direction au moins, nous n'avons pas de limites.
Défiez-vous des choses posthumes : quel que soit l'esprit avec lequel une vieille femme parle de sa beauté perdue il y a toujours dans sa louange la funèbre solennité de l'office des trépassés.
Celui qui excelle dans son art pour le porter au plus haut degré de perfection dont il est capable, on peut dire qu'il le dépasse en quelque sorte : ses productions transcendantes n'admettent aucune appellation.
Si nous sommes fidèles à nous-mêmes, nous ne pouvons être faux envers personne.
Au Maroc, nous sommes fondamentalistes, mais, justement, le fondamentalisme nous interdit l'intégrisme.
Sagesse, beauté et gentillesse ne font bouillir aucun chaudron.
Les gens sont des comédiens, nous, nous sommes des acteurs.
La liberté est donc naturelle ; c'est pourquoi, à mon avis, nous ne sommes pas seulement nés qu'avec elle mais avec la passion de la défendre.
Ne vous vient-il jamais à l'esprit à quel point nous sommes différents, comme au niveau cellulaire ?
On s'habitue peu à peu, à la beauté comme à la laideur : chacune s'affadit avec le temps ; mais on ne s'habitue jamais à la bêtise.
Nous sommes tous des ratés, puisque ça finit par la mort.
Peut-on penser la science ? Une science de la science est-elle possible ?
Nous sommes dans une culture de destruction.
On ne tire de soi la vie et la beauté qu'au détriment de sa chair...
Nous sommes tous pauvres parce que nous sommes tous honnêtes.
Orthographe. La science qui épelle avec l'oeil à la place de l'oreille. Défendue avec plus de chaleur que de lumière par quelques échappés d'asiles.
La nature est un professeur universel qui observe l'activité humaine comme un mauvais élève.
Nous sommes attirés par toute vie qui nous représente quelque chose d'inconnu, par une dernière illusion à détruire.
A ma mort, je souhaite léguer mon corps à la science fiction.
L'idéologie guette la science en chaque point où défaille sa rigueur, mais aussi au point extrême où une recherche actuelle atteint ses limites.
Nous ne sommes que prétexte dans le paysage au passage de la vie et de l'ailleurs.
Loin de se dilater, tout esprit se contracte Dans les immensités de la science exacte.
Plus nous possédons de choses moins nous sommes libres.
Quand la science saura, la religion pourra, et l'homme agira avec une énergie nouvelle.
Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux.