Ne craignez pas la perfection, vous n'y parviendrez jamais.
Par la logique de sanction, de bras de fer ou d'exigence d'allégeance, nous ne ferons que pousser certains pays en équilibre fragile vers la radicalisation et l'instabilité.
On ne revient jamais vraiment d'Auschwitz.
Il ne s'agit pas d'opposer les petits avantages des femmes aux petits acquis des hommes, mais bien de tout foutre en l'air.
Aucune vertu ne peut se loger dans la haîne.
La jalousie, passion éminemment crédule, soupçonneuse, est celle où la fantaisie a le plus d'action ; mais elle ne donne pas d'esprit ; elle en ôte.
Je trouvais d'autant plus affreux de mourir que je ne voyais pas de raison de vivre.
J'ai trop le désir qu'on respecte ma liberté pour ne pas respecter celle des autres.
Gargouille qui ne cesse de couler, un jour de pluie, et femme acariâtre sont pareilles !
On ne perd d'autre existence que celle qu'on vit et on ne vit que celle qu'on perd.
Un vieux chien ne doit plus aboyer, du moment qu'il n'est plus capable de mordre.
C'est surtout ce qu'on ne comprend pas qu'on explique. L'esprit humain se venge de ses ignorances par ses erreurs.
Un snob est un monsieur qui ne veut fréquenter que des gens qui, eux, ne veulent absolument pas le connaître.
Il ne faut jamais dire que l'espoir est mort. Ça ne meurt pas, l'espoir.
La réalité est une béquille pour les gens qui ne supportent pas les drogues.
On ne devrait jamais sortir indemne d'une rencontre, quelle qu'elle soit, ou du moins en sortir inchangé.
Le travail des femmes, dont personne ne conteste la légitimité ni la légalité n'en est pas moins facteur de chômage et de dénatalité. Plutôt que d'envoyer les femmes au travail, mieux vaut les envoyer au lit.
Les biographes ne connaissent pas la vie sexuelle de leur propre épouse, mais ils croient connaître celle de Stendhal ou de Faulkner.
On naît paysan, jamais on ne le devient.
Si l'histoire ne recommence jamais, les fanatiques, eux, se recommencent toujours, et même avec une constance qui surprend.
La vie ne pousse bien que là où elle est heureuse.
La théâtralité, c'est le contraste. Si on ne joue qu'une seule note, il n'y a plus de théâtralité.
Le téléphone n'est pas un traitement de texte. Il ne donne au locuteur qu'une seule chance.
On ne peut menacer un individu et se soustraire aux conséquences.
Il ne faut pas clocher devant les boiteux.
Ce serait drôle, tout de même, que la nature s'abstînt d'être gaie pour ne pas contraster avec notre tristesse !
Le monde est amoral ; parler de morale, c'est vouloir que rien ne change.
C'est comme ça quand tu n'as pas été désiré, quand tu n'as pas eu d'enfance, tu t'échappes, tu te projettes dans les choses qui sont belles, un enfant, un arbre, un paysage, une rivière, une musique, une vache, un chat... [...] ► Lire la suite
Le désir se moque des interdits, il ne sert à rien de s'interposer.
L'amitié, c'est un nom sacré, c'est une chose sainte : elle ne peut exister qu'entre gens de bien, elle naît d'une mutuelle estime, et s'entretient non tant par les bienfaits que par bonne vie et moeurs.
Le monde change, bien sûr, mais un de ses traits ne varie pas: tant qu'il y aura des hommes, ils aspireront à autre chose.
Pour moi, dire que je ne suis pas un génie reviendrait à vous mentir et me mentir à moi même.
Je ne suis qu'un exécutant, je me borne à traduire. Mais on ne traduit que son trouble : c'est toujours de soi-même qu'on parle.
La bêtise est universelle! Et si les gens rigolent, c'est surtout parce qu'ils ne le prennent pas pour eux.
Dieu vous ordonne de ne jamais faire votre devoir, dès que vous craindrez l'injustice.
Un sot qui ne dit mot ne se distingue pas d'un savant qui se tait.
Etudiant, voilà bien un titre qu'on ne dépose qu'au tombeau.
Le bonheur ! Quelqu'un t'a déjà dit ce que c'est ? Ça me paraît un fantôme après lequel tout le monde court et que personne ne réussit à attraper.
L'homme ne peut pas être heureux, parce qu'il ne sait pas être simple.
Les certitudes de la science médicale ne sont jamais que des certitudes.
Peste soit de ces gens qui ne savent pas se priver de l'essentiel pour se payer le superflu.
Je n'ai vraiment qu'un seul regret De ne pas être universel A l'école des demoiselles.
Si quelque chose ne va pas, ce ne peut pas être la faute d'un seul individu. Personne ne monopolise jamais le "bon" côté.
Les censures faiblissent, les interdits craquent. On ne sait plus à quelle répression se vouer pour être heureux.
Personne ne travaille avec plus d'acharnement et d'entrain que les gens à leur compte.
On dit à sa maîtresse qu'elle est unique... ça ne lui suffit pas! Il faut qu'elle se croit seule !
J'ai peur quand ça se tait. Quand ça ne parle que dedans. L'intérieur est plus impitoyable que le dehors.
Qui leur apprendra qu'on ne doit pas attendre d'être mort pour appeler le médecin ?
Les gens ne changent jamais parce qu'ils sont menacés ou sous la contrainte. Jamais. Ils changent parce qu'ils voient quelque chose qui rend leur vie suffisamment précieuse pour commencer à avancer vers une vie digne d'être vécue.
Mes vices ne sont que les fruits d'une solitude forcée.