On meurt dans l'état précis où on est né : avec des mains faites pour saisir et incapables de serrer.
L'homme public ne monte jamais si haut que lorsqu'il ne sait pas où il va.
Tenant à leur discrétion les mass média, dont la capacité de suggestion ne cesse de croître, les publicitaires sont en mesure de gérer, en permanence et selon leurs intérêts propres, tout le fonds de l'imaginaire dans les cultures occidentales.
On ne trouve de bon dans la vie que ce qui la fait oublier.
Ne sentirons-nous jamais que le ridicule des autres ?
Tant d'incroyants ne le sont devenus que parce qu'ils agissaient en incroyants...
Ne se suffisent à eux-mêmes intellectuellement que les génies et les crétins.
Sans air, on ne vit pas, de même, sans la foi, l'existence est impossible.
Ceux qui nous déplaisent ne se confondent pas avec ceux qui nous agressent.
Les rois justes ne veulent point d'esclaves.
Le projet ne peut pas remplacer le rite de passage mais peut être permet-il de s'en passer.
Le bavard n'est jamais sans sottise, il ne tarde pas à le prouver et à déplaire.
Les bienfaits du despotisme sont courts, il empoisonne les sources mêmes qu'il ouvre. Il ne possède qu'un mérite d'exception, une vertu de circonstance, et dès que son heure est passée, tous les vices de sa nature éclatent et pèsent de toute part sur la société.
Depuis que j'ai coupé ma barbe, je ne reconnais plus personne.
Il est difficile de rendre la beauté visible. Les gens ne reconnaissent que ses caricatures.
Par-dessus le parapet, on ne voit pas à dix pas. Le regard fouille les ténèbres jusqu'au réseau enchevêtré où titubent les pieux, puis se perd.
Tout éclat désagréable a sa pluie de pétales, je suis ainsi, je ne sais pas m'abandonner longtemps à l'affolement ou à la colère, et puis tout cela est dérisoire.
Quand au fripon se joint le sot, l'honnête homme n'a qu'à croiser les bras. Le sot ligué avec le fripon contre lui-même est une combinaison à laquelle nul ne peut résister.
L'Amour ne cherche pas à se plaire à Lui-même,Ni de lui-même n'a souci :C'est à autrui qu'il sacrifie son aise,Qu'il fait un Ciel malgré l'Enfer.
Il est des hommes et des femmes qui tirent gloire de leurs pensées élevées ; toutefois, si celles-ci ne se traduisent jamais en actes, elles sont inutiles, car le pouvoir de la pensée se mesure à ses effets pratiques.
Quel genre de scribe est un scribe qui ne connaît pas le sumérien ?
Un homme, ça ne connaît pas plus sa femme que sa mère.
On ne peut pas être préparé à quelque chose tout en croyant secrètement que cela n'arrivera pas.
Être célèbre n'est pas quelque chose qui me donnerait l'impression d'avoir réussi - à moins que l'on ne s'efforce d'atteindre la médiocrité.
On n'arrive à la fortune que par degrés, mais il ne faut qu'un jour pour la perdre.
Et il y a beaucoup de choses que j'écris qui ne sortiront pas de mes carnets.
Les connexions inattendues que nous faisons ne dureront peut-être pas, mais resteront avec nous pour toujours
La nationalité des savants primés ne doit pas jouer de rôle dans l'attribution du prix.
Puisqu'on ne peut qu'entrevoir notre repentance, notre labeur ne peut connaître que de courts répits.
Un diplomate est un homme qui est payé pour tenter de résoudre les difficultés qui ne se seraient jamais présentées s'il n'y avait pas eu de diplomates.
Les académiciens se prétendent immortels et pourtant ne dépassent jamais la quarantaine.
Ne combattez l'opinion de personne ; songez que, si l'on voulait dissuader les gens de toutes les absurdités auxquelles ils croient, on n'en aurait pas fini, quand on atteindrait l'âge de Mathusalem.
On n'envie que le talent, on ne fuit que le génie.
Nous ne comprenons naturellement tout ce qui est étranger que par un se-rendre-étranger - une modification de soi.
Tergivexer : Faire souffrir à force de ne dire ni oui ni non.
Mais on finit toujours par s'inventer une manière de faire face à l'absence. Au début, on compte les jours puis les semaines, enfin les mois. Advient inévitablement le moment où l'on se résout à admettre que le décompte se fera en années; alors on commence à ne plus compter du tout.
Réfléchir : Attendre quelques jours avant de ne pas changer d'avis.
Ne me faites pas d'objections. Les difficultés en feront assez d'elles-mêmes.
Sans paysans pauvres, il ne saurait y avoir de révolution.
J'ai trois sortes d'amis : ceux qui m'aiment, ceux qui ne font pas attention à moi et ceux qui me détestent.
Débarquer dans un lieu et ignorer en même temps ceux qui t'y sont précédés, serait comparable à quelqu'un qui se jetterait dans des eaux profondes et ne saurait y nager.
Ce n'est pas l'âge qui a raréfié les appels, c'est la société qui a changé et ne s'intéresse plus aux artistes.
J'essaie de ne pas analyser le processus d'écriture. J'essaie juste de garder le flux de mon cerveau dans ma main en ce qui concerne le stylo et d'aller avec le moment et aller avec mes tripes.
Nous ne vaincrons pas le terrorisme si nous ne nous affranchissons pas de la doxa libérale-démocrate.
On ne perd jamais que d'une voix, et cette voix fait le tout.
Cherchons nos biens nous-mêmes, autrement nous ne les trouverons pas.
Nos généraux vaincus ne se tuent pas, ils écrivent.
Qui ne soupçonne rien est facilement trompé.
Je ne suis pas un politicien. Je ne suis qu'une simple personne venue pour briser ce système.
On a calculé que les fêtes de Noël provoquent chaque année la mort de dix mille fois plus de jeunes sapins en bonne santé que ne le font tous les incendies de forêt du mois d'août.