Dans une société hédoniste aussi superficielle que la nôtre, les citoyens du monde entier ne s'intéressent qu'à une chose : la fête. (Le sexe et le fric étant, implicitement, inclus là-dedans : le fric permet la fête qui permet le sexe.)
On a beau chercher, on ne trouve jamais que soi-même.
Vain veut dire vide ; ainsi la vanité est si misérable qu'on ne peut guère lui dire pis que son nom. Elle se donne elle-même pour ce qu'elle est.
Les hommes ont une façon de ne rien dire qui en dit parfois plus long que s'ils parlaient.
La vie se passera sereinement de nous, nous ne sommes pas indispensables, individus ou espèce tout entière, à cette merveilleuse machine du monde.
Aucun moment de cinéma ne vaut un moment de vie.
La capacité humaine à supporter les épreuves ressemble au bambou ; beaucoup plus souple qu'on ne le croirait jamais à première vue.
On voit toujours quand je suis saoul, on ne voit jamais quand j'ai soif.
Je prends soin de moi. Plus je suis solitaire, plus je n'ai pas d'amis, plus je ne suis pas soutenu, plus je me respecterai.
Je ne connais point d'autre bonheur que de vivre indépendant avec ceux qu'on aime.
Qui demeure dans une maison de verre, ne doit jeter la pierre à personne.
On ne fonde pas le mariage sur « l'amour », on le fonde sur l'instinct de l'espèce, sur l'instinct de propriété (la femme et les enfants étant des propriétés), sur l'instinct de la domination qui sans cesse s'organise dans la famille en petite souveraineté.
Je ne veux pas être un produit de mon environnement. Je veux que mon environnement soit un produit de moi.
La philosophie est écrite dans ce grand livre qui s'étend chaque jour devant nos yeux : l'univers. Mais on ne peut le comprendre si nous n'apprenons d'abord son langage et si nous ne comprenons les symboles avec lesquels il est écrit.
Ce que l'on voit est temporel, ce que l'on ne voit pas est éternel.
C'est déjà vendre son âme que de ne pas savoir la réjouir.
La vertu, immuable, ne quitte pas l'homme avec la mort, elle retourne au nourrisson.
Nous ne connaissons a priori des choses que ce que nous y mettons nous-mêmes.
Nous ne sentons le prix de nos amis qu'au moment où nous sommes menacés de les perdre. Nous sommes même assez insensés quand tout va bien pour croire que nous pouvons impunément nous éloigner d'eux.
La vertu qui demande à être toujours surveillée ne vaut pas le prix de la sentinelle.
On ne partage pas un coeur de mère.
L'amour est un divertissement que la réalité ne peut nous offrir. L'amour est une réponse de l'imagination à la platitude, à l'opacité, à la monotonie de nos vies.
Douter, c'est tout perdre. Il ne faut pas douter.
L'homme traverse des printemps successifs. Mais pour la femme, il est beau de ne traverser qu'un seul rêve et d'en mourir.
Dieu ne parle pas, mais sa voix est distincte ; il éclaire peu, mais sa lumière est pure.
C'est assurément ne pas connaître le coeur humain que de penser qu'on peut le remuer par des fictions.
Le roman offre d'immenses possibilités : les lois romanesques ne sont ni morales comme dans la vie, ni rationnelles comme au théâtre ; elles sont purement esthétiques.
L'intention de l'auteur ne constitue pas un critère valable pour juger de la réussite d'une oeuvre littéraire.
Il ne faut jamais ternir sa mauvaise réputation.
Je suis du côté des gens qui travaillent dur pour protéger notre pays ! Des gens qui ne sont pas obsédés par leur plan de carrière et qui ne courent pas après les honneurs. Et qui ne peuvent pas se [...] ► Lire la suite
J'écris à partir de mon expérience personnelle, mais il n'y a pas conflit avec ma vie privée. Personne ne croit vraiment ce que je raconte dans mes chansons.
La nature est ma principale source d'inspiration - je ne cesserai jamais de m'inspirer de ce que j'appelle "le plus grand artiste".
On ne comprend pas tout, on ne maîtrise pas tout, il y a du mystère dans l'acte de peindre, de dessiner.
On ne peut haïr sans mentir.
La secrétaire idéale n'est-elle pas pour son patron celle qui ne prononce le mot "stop" qu'en dictant un télégramme ?
On ne doit jamais penser à la distance, quelle qu'elle soit, qui nous sépare de la vertu.
Personne ne survit au fait d'être estimé au-dessus de sa valeur.
Pour une puce, ne jette pas la couverture au feu.
Qui n'a rien, ne risque rien.
Les femmes ne trouvent leur portrait ressemblant que lorsqu'il ressemble à ce qu'elles voudraient être.
La jeunesse se passe à faire croire qu'on est un homme. L'âge adulte à faire croire qu'on est heureux quand on ne l'est pas. La vieillesse à faire croire qu'on n'est pas gâteux quand on l'est.
Il ne faut point juger des hommes par ce qu'ils ignorent, mais par ce qu'ils savent et par la manière dont ils le savent.
Rien ne doit déranger l'honnête homme qui dîne.
Rien ne dure sauf les plaies secrètes qui vous guident ou vous égarent.
A vingt ans, la rupture entre le plein et le vide est brutale. On ne sait pas se prévenir de la souffrance. Le bonheur qui nous arrive, on le croit éternel. Puis un jour on s'aperçoit que l'un et l'autre se remplace : la souffrance, le bonheur.
Il est fréquent qu'un homme évite de se poser les questions qui comptent vraiment, pour ne retenir que les réponses qui lui plaisent.
La vie n'est que la vie après tout, et l'on ne remporte, lorsqu'on franchit la frontière, que sa chemise et sa culotte.
Le réel dépasse toujours ce que nous pouvons imaginer. Si débridées que nous jugions nos inventions, elles ne parviennent jamais au niveau des incessantes et imprévisibles vomissures du monde réel.
Il y a deux choses qui ne supportent pas la publicité, c'est la police et l'amour.
J'étais parti pour me trouver Je ne reviens que pour aimer.