J' essaie d' avoir une grande mémoire de ce que j' ai goûté, c' est ce qui fait ma culture finalement, ma culture de nourriture, c' est ce que je mange et je goûte partout dans le monde.
Nous devrions utiliser notre imagination plus que notre mémoire.
La mémoire, une faculté qui choisit.
Mais la mémoire ne se congédie pas, elle commande de ne pas recommencer.
La mémoire est un don précieux. Quand on le possède, le passé n'existe pas.
La seule fonction de ma mémoire : m'aider à regretter.
J'ai une excellente mémoire, une très excellente mémoire.
Fonder les sciences sur le désir, non plus sur la mémoire.
L'imagination n'est qu'une mémoire évocatrice.
Parole de nonagénaire : "J'ai des troubles de mémoire. Par exemple, il m'arrive de poursuivre les jolies femmes. Je ne me souviens plus pourquoi".
Nous vivons tous des tragédies, nous avons tous des secrets, les errements de l'âme unissent l'humain. Nous avons ça en commun, nous voudrions être le seul à être la mémoire de la femme aimée, nous voudrions être des amants, avec des étreintes et du jus, entendre "encore, encore". Nous finissons sans talent !
La mémoire ce n'est pas que la faculté d'enregistrer mais surtout de pouvoir filtrer.
Gréco, c'est un nom chargé de mémoire, d'histoire. C'est celui qui vient de Grèce, celui qui vient d'ailleurs.
Il y a le vent lourd et con. Juste chaud et poisseux. Il y a le vent odorant qui réveille la mémoire, il y a le vent doux et charnel, le vent qui frôle, le vent qui caresse, qui s'engouffre, qui dessine le corps et redessine l'intime.
Je te noterai dans mon livre de mémoire.
La mémoire a des racines profondément ancrées dans le corps. Il suffit parfois de l'odeur de la paille pourrie ou du cri d'un oiseau pour me transporter loin et à l'intérieur. Je dis à l'intérieur, bien que je n'aie pas encore trouvé de mots pour ces violentes tâches de mémoire.
Je vis haut élevé sur colonnes d'ivoire,Dont les bases étaient du plus riche métal,À chapiteaux d'albâtre et frises de cristal,Le double front d'un arc dressé pour la mémoire.
Ma mémoire est surmenée par ces longs débats.
La mémoire, c'est la vie, c'est notre cohérence.
L'avenir, c'est aussi la mémoire.
Je suis toujours surpris par les coïncidences qui nous font un clin d'oeil du fond de leur mémoire en posant des bonheurs sur les journées d'absence et nous laissent à penser que rien n'est un hasard.
Je ne pouvais faire confiance en ma mémoire pour deux raisons : j'étais un vieillard, et j'étais un écrivain.
J'ai une maison à deux étages et une mauvaise mémoire, donc je monte et descends ces escaliers tout le temps. C'est mon exercice.
Quand on n'a pas de mémoire, on se répète : quand on en a, on répète les autres.
La mémoire est la peur de la mort.
Je n'ai pas de photos de toi, j'ai de la mémoire. Je n'aime pas prendre des photos des gens qui me sont proches, je pense à la douleur que j'aurai à les regarder quand ils ne seront plus là.
Mon psy vieillit, il devient amnésique, à chaque séance je suis obligé de lui répéter ce que je lui dit la semaine dernière. Comme moi-même, je perds la mémoire, c'est dur.
La mémoire met des draps blancs aux lits qui ne serviront plus.
La mémoire maintient notre unité. Elle inspire notre action, nos jugements.
C'est avec ma mémoire que j'existe. Comme si l'avenir était déjà dedans. Elle m'aide à me jeter en avant. La vie je la gagnerai toujours d'une courte tête. Je pourrai jamais me reposer. Jamais m'arrêter. Alors, je la berce. Elle est ma glaise. Ma sculpture inachevée.
- [Après des heures d'explications] Ben EST Glory ! - Voyez-vous ça, simplet retrouve la mémoire !
On a deux vies au moins. Une qui s'installe dans notre mémoire comme une pierre au fond de l'eau, et l'autre qui disparaît au fur et à mesure qu'elle se déroule comme si c'était vaporeux.
L'aveugle a d'autres yeux : la mémoire.
Laisser couler sa main jusqu'au bout du bras. Caresser le sexe de la rivière. Son bord ultime. Sur le dos. Le monde qui file dans la mémoire. Avec ce désir au bout des doigts. Cette soif de toi. Toujours.
Si les communautés nationales se sont construites avec la mémoire du passé, la communauté mondiale, elle, se construira comme la promesse d'un avenir.
J'aime la route. Ma mémoire au volant. Les plaines de France. J'aime la route. Je la connais. Quand j'étais môme, je me faisais un petit trois cents bornes à vide. Aucun but. Le plaisir intense d'une aventure inventée à chaque nouveau décor.
L'art dramatique n'est pas un problème de mémoire. Comme disait Sarah Bernard, le théâtre, ce n'est rien du tout : tu me parles et je te réponds. Et c'est vrai ! Cela vient tout seul. Si une scène est difficile à apprendre, c'est qu'elle est mal écrite.
Parfois je bâille à m'en décrocher la mémoire.
Pour l'historien, la véritable tâche est de restituer à la collectivité qui nous est la plus proche, c'est-à-dire la collectivité nationale, sa mémoire et son identité, sans rien masquer.
Le coeur de David cessa de battre. Il aurait voulu lui crier qu'il ne l'oublierait jamais, que son visage de madone aux grands yeux couleur de bluet et à la peau transparente resterait gravé pour toujours dans sa mémoire.
Qui perd la mémoire se ruine.
Et ces deux créatures douloureuses le possédaient chaque fois qu'il s'accoudait, en regardant couler sa propre vie, sur le parapet de sa mémoire.
L'homme a plus de prévoyance à mesure qu'il a moins de mémoire.
D'abord vivre, ensuite philosopher, mais troisièmement revivre. L'homme de la caverne dont parle Platon doit en sortir, contempler la lumière du soleil et, muni de cette lumière qu'il garde dans sa mémoire, rentrer dans la caverne.
On ne se souvient vraiment que de ce qui vous était destiné. La mémoire ne lit pas les lettres des autres.
Paulo disait que la mémoire était tout à la fois. L'amie et la pire ennemie. Qu'écrire n'était qu'une façon de se faire souffrir.
L'instinct n'est que la mémoire de l'espèce transmise de génération en génération.
L'érudition, c'est la mémoire et la mémoire, c'est l'imagination.
La mémoire elle-même est rongée par un acide et il ne reste plus de tous les cris de souffrance et de tous les visages horrifiés du passé que des appels de plus en plus sourds, et des contours vagues.
Tout être émet un climat, une humeur générale qui est sa longueur d'onde. Elle le suit pas à pas, quoi qu'il fasse, et s'inscrit dans la mémoire comme la synthèse de son passage.