De nos jours, les cadeaux se sont multipliés et ont beaucoup grossi : le jouet le moindrement sérieux exige désormais au moins six megs de mémoire vive, soit l'équivalent du contenu de la bibliothèque d'Alexandrie.
L'érudition, c'est la mémoire et la mémoire, c'est l'imagination.
C'est important les odeurs pour la mémoire. C'est l'habit du visible.
Le passé est indistinct de la culture, et celle-ci indistincte de la mémoire.
Vos illusions font partie de vous comme vos os, votre chair et votre mémoire.
J'ai une mémoire excellente mais je ne me souviens pas des choses comme elles sont.
L'effet du recul sur la mémoire est de donner aux choses des contours énormes parce que l'essentiel se détache, isolé de l'environnement de faits quotidiens insignifiants qui se sont naturellement effacés de l'esprit.
L'instinct n'est que la mémoire de l'espèce transmise de génération en génération.
D'être né en 1945, après que des villes furent détruites et que des populations entières eurent disparu, m'a sans doute rendu plus sensible aux thèmes de la mémoire et de l'oubli.
Vous avez eu l'indulgence de faire allusion concernant mes livres à «l'art de la mémoire avec lequel sont évoquées les destinées humaines les plus insaisissables.» Mais ce compliment dépasse ma personne.
L'imagination, c'est la mémoire.
Qui perd la mémoire se ruine.
Bien vivre, c'est avoir de la mémoire.
Se suicider trop tôt, c'est manquer de mémoire et d'imagination.
L'imagination est une mémoire qui n'est point à nos ordres.