Ceux qui s'y connaissent affirment que toute histoire doit prendre le lecteur aux tripes dès le début.
La citation, bien comprise, est une référence. Loin de dispenser le lecteur de s'enquérir du contexte d'où elle est tirée, elle suppose qu'il le possède.
Lire, pour le vrai lecteur, ne serait-ce pas traduire une langue autre en la sienne ?
Le lecteur n'a aucun droit, il n'a rien à attendre de l'écrivain.
Le lecteur, ce vieil ami, à qui nous promettons toujours du plaisir à notre première page, et auquel nous tenons parole tant bien que mal dans les suivantes.
Lire est une forme de paresse dans la mesure où on laisse le livre penser à la place du lecteur. Le lecteur lit et se figure qu'il pense ; de là ce plaisir qui flatte l'amour-propre d'une illusion délicate.
Le lecteur aime se faire peur.
Un livre meurt quand le lecteur n'a pas à l'inventer à mesure qu'il le lit.
Quand on écrit des romans, on n'a aucune responsabilité, à l'exception du plaisir que l'on peut apporter au lecteur.
Je voudrais que le lecteur ne soit pas simplement modifié pendant la lecture, je voudrais que quelque chose soit modifié aussi dans sa façon de voir le monde.
Écrire dans le plaisir m'assure-t-il - moi, écrivain - du plaisir de mon lecteur ? Nullement.
J'appelais de mes voeux la parition du chef-d'oeuvre de l'écrivain véritable: un livre blanc, constitué de pages blanches, sans un seul mot. Au lecteur d'y lire ce qu'il voudrait, au gré de sa plus grande liberté.
Plus d'un écrivain est persuadé qu'il a fait penser son lecteur quand il l'a fait suer.
On instruit toujours mal le lecteur, lorsqu'on le fait bailler.
Vous n'avez pas vraiment vécu avant d'avoir découvert qu'un lecteur de disquettes peut aller à la piste -1 et se plaindre de n'y trouver rien à lire.
Jean d'Ormesson se rattache aux vieux et pieux souvenirs du journaliste que je fus et du lecteur de livres français que je suis.
Si une pièce, sur le papier, satisfait le lecteur de quelque façon, on peut juger que la pièce est mauvaise.
Quelle chose étonnante que la lecture qui abolit le temps, transvase l'espace vertigineux sans pour cela suspendre le souffle, ni ravir la vie au lecteur ! On est emporté sur un tapis volant.
On ne dévore pas un bon livre, c'est plutôt dans son ventre que vous risquez de finir. Comment reconnaître un bon lecteur ?
Tout écrivain, symboliquement, extermine son lecteur, afin de mieux lui offrir son oeuvre achevée.
Tout a changé de réalité depuis. Les années qui ont suivi cet amour m'ont fait devenir un grand lecteur et j'ai compris vite, trop vite peut-être, la vérité d'une parole de Tagore : "que le rêve est une réalité aussi importante que la vie."
Du reste, ce fragment de ma vie que je passe sous silence, le lecteur ne perdra rien à ne pas le connaître.
Je lis beaucoup, c'est mon hobby principal. J'ai un iPad sur lequel je stocke des livres et je lis avec voracité. Je suis un lecteur lent mais je suis obsessionnel. Je fais des références, souligne des choses. Je suis un autodidacte.
Un romancier ne peut jamais être son lecteur.
Le style de Kant est si lourd que, après sa pure raison, le lecteur aspire à la déraison.
Je vous le dis aussi à vous cher lecteur, lectrice. Rien n'est facile un jour ou l'autre pour personne. Et des milliers de pages ne suffiraient pas décrire le tourment.
Le papier est patient, mais le lecteur ne l'est pas.
Une foule d'objections se sont sans doute présentées à l'esprit du lecteur avant qu'il en soit arrivé à cette partie de mon ouvrage. Les unes sont si graves, qu'aujourd'hui encore je ne peux y réfléchir sans me sentir quelque peu ébranlé.
Le meilleur roman est celui qui demande le plus à la sensibilité et l'imagination de son lecteur.
Dans un poème ou dans un conte, le sens n'importe guère ; ce qui importe, c'est ce que créent dans l'esprit du lecteur telles ou telles paroles dites dans tel ordre ou selon telle cadence.
Tant de conducteurs de peuples ont été, sont et seront des fanatiques, des frénétiques. La révolution chinoise s'est déroulée sous l'égide d'un homme doué d'une intuition et d'une puissance d'assimilation peu communes, méditant sans arrêt, lecteur infatigable, écrivain clair, poète sensible, élégant calligraphe, animé dans ses propos par le sens de l'équilibre et de l'humain.
Fondamentale pour l'étude de tout écrivain, de tout lecteur, donc de nous tous, la constellation des livres de son enfance.
Ce que le lecteur veut, c'est se lire. En lisant ce qu'il approuve, il pense qu'il pourrait l'avoir écrit. Il peut même en vouloir au livre de prendre sa place.
Une religion n'existe pas sans croyants. Un texte ne devient sacré et éventuellement dangereux que parce qu'un lecteur fanatique décide d'appliquer au premier degré ce qui est écrit dans son livre de chevet.
Je pourrais peut-être passer un de ces soirs et glisser mon disque dans votre lecteur.
Le lecteur domine l'écrivain, même quand il en est subjugué.
J'ai choisi douze narrateurs qui ne sont pas d'accord entre eux, ce qui donne plus d'espace au lecteur pour l'esprit critique.
Le vrai miroir d'un lecteur est sa bibliothèque.
Le lecteur en sait plus long sur un livre que son auteur lui même.
Ouvre ta porte au lecteur.C'est a' lui de trouver les cachettes.
Spero Speroni explique admirablement comment un auteur qui écrit très clairement pour lui-même est souvent obscur pour ses lecteurs. " C'est, dit-il, parce que l'auteur va de la pensée à l'expression, et le lecteur de l'expression à la pensée."
Un bon livre se retrouve toujours entre les mains d'un lecteur libre. Sinon il n'y reste pas longtemps, car le mauvais lecteur cherche à se débarrasser de tout ce qui ne ressemble pas à ce qu'il a déjà lu. Un livre-pute n'est jamais loin de devenir un livre-culte.
Un auteur est souvent obscur pour le lecteur parce qu'il procède de la pensée à l'expression plutôt que comme le lecteur de l'expression à la pensée.
Rien n'apaise un lecteur toujours tremblant d'effroi,Qui voit peindre en autrui ce qu'il remarque en soi.