Le pays dépend bien souvent du coeur de l'homme : il est minuscule si le coeur est petit, et immense si le coeur est grand.
La justice, l'équité, la hiérarchie, voilà qui donne du poids à l'homme.
La haine du bourgeois est le commencement de la vertu.
Le monde occidental est passé en quelques années de l'exploitation intensive du travail à l'exploitation intensive du capital.
La mode est avant tout un art du changement.
La religion est comme un couteau : on peut soit s'en servir pour couper du pain, soit planter dans le dos de quelqu'un.
un aperçu du monde prouve que l'horreur n'est rien d'autre que la réalité.
L'art est d'arriver au rendez-vous juste à temps pour s'indigner du retard de l'autre.
C'est parce qu'ils contiennent ainsi les heures du passé que les corps humains peuvent faire tant de mal à ceux qui les aiment.
La timidité est le résultat de l'opinion généralement exagérée qu'on se fait du mérite des autres.
Pour chacun de nous existent de multiples chemins, de multiples possibilités, celles de la naissance, de la transformation, du retour.
Les langues ont toujours du venin à répandre.
Parce qu'il est l'ennemi du pouvoir et le commencement de la sagesse, le doute est la seule approche philosophique raisonnable, quoiqu'il soit tout à fait légitime d'en douter.
Le fait est que les qualités, toutes les qualités, réclament une constante vigilance, un esprit critique jamais en défaut, un travail continuel de l'intelligence et du coeur.
L'hypocrisie est l'art du courtisan.
À un moment de la vie, la beauté du monde devient suffisante. Vous n'avez pas besoin de photographier, de peindre ou même de vous en souvenir.
Souvent avec la fin du travail il vous vient le souvenir de l'injustice la plus grande. Je parle du quotidien de la vie.
L'amour c'est comme le Tour de France. Il faut beaucoup d'efforts pour atteindre le sommet du col.
Nos actes ne sont éphémères qu'en apparence. Leurs répercussions se prolongent parfois pendant des siècles. La vie du présent tisse celle de l'avenir.
Quelle lâcheté de se sentir découragé du bonheur des autres et d'être accablé de leur fortune.
Le nioc-man dans le cassoulet, l'harissa dans la choucroute et le ketchup dans tout, nous font entrevoir les limites du métissage des cultures.
Il faut avoir peur, c'est salutaire. La peur aujourd'hui est bonne conseillère : elle fait voler en éclats les idées reçues, les conditionnements de masse, le culte du chef.
La place du père dans la famille urbaine moderne est restreinte, particulièrement si ce dernier joue au golf.
Vous trouverez la clé du succès sous le réveil.
Y'a qu'moi qui t'aimeras toujours sans condition. Les autres demanderont du rêve, du sexe, du 'seille ou juste que tu sois à leur disposition.
Le rire tue la peur, et sans crainte, il n'y a pas de foi. Car sans crainte du diable, il n'y a pas besoin de Dieu.
Ne pas se faire de bien, c'est une manière de se faire du mal.
A l'instar de l'idée voulant que l'État garantisse la recherche du bonheur, la quête moderne de la santé est le fruit d'un individualisme possessif.
Les ignares se délectent du faux clinquant et de la nouveauté. Les gens cultivés trouvent leur plaisir dans l'ordinaire.
A partir du moment où on incarne une idée par une femme, autant qu'elle ait des seins, et de beaux seins !
Les hommes sont les êtres les plus faibles du monde parce qu'ils sont intelligents. L'intelligence est exactement l'art de perdre de vue.
Pour les cérémonies du 11 Novembre, il pleut tout le temps... on devrait faire ça au mois d'août.
Il y aurait aussi du dopage dans le rugby : avant les perfusions, le ballon était rond.
C'est bien joli d'avoir 20 ans et la cuisse longue, mais ça ne suffit pas pour vous donner du talent !
On parle beaucoup trop aux enfants du passé et pas assez de l'avenir - c'est-à-dire trop des autres et pas assez d'eux-mêmes.
A la racine du mensonge se trouve l'image idéalisée que nous avons de nous-mêmes et que nous souhaitons imposer à autrui.
Celui qui a pitié du pauvre prête au Seigneur à intérêt, et il lui rendra ce qu'il lui aura prêté.
Quand on est militaire et qu'on n'a pas le sou, On devient millionnaire par une joie de rien du tout.
Le vin allemand se distingue du vinaigre grâce à l'étiquette.
Il n'y a pas d'accident, seulement une incapacité à reconnaître la main du destin.
Pourquoi tous les dieux sont-ils des connards malveillants ? Où est le dieu des tétons et du vin ?
Etre humain signifie jeter toute sa vie sur les échelles du destin quand il le faut, tout en se réjouissant dans chaque jour ensoleillé et chaque beau nuage.
La terre n'a pas soif du sang des guerriers, mais de la sueur des hommes.
Cette cloison qui nous sépare du mystère des choses et que nous appelons la vie.
L'homme n'a besoin que de trois mètres de terre. L'homme ? Non, le cadavre. L'homme a besoin du globe terrestre tout entier.
Tout l'art du dialogue politique consiste à parler tout seul à tour de rôle.
Le football. Étrange ballet tissé par les obscurs désirs du sexe masculin.
La mort s'encombre rarement de délicatesse. Elle arrive impromptu, vous coupant la parole sans souci ni du lieu ni de l'heure et encore moins des bienséances.
Les lois du succès au théâtre tiennent en deux articles. Article premier : elles n'ont pas changé depuis deux mille ans. Article deux : personne ne les connaît.
Peut-on rire du malheur des autres ? Ca dépend... Si le malheur des autres est rigolo, oui.