Le code du théâtre est beaucoup moins riche que la variété des simulacres de la vie.
Là où il y a du monde, les Parisiens viennent en foule. Ce qui fait le succès d'un endroit, c'est qu'il a du succès...
C'est lorsque l'on donne du peu que l'on a, que l'on donne vraiment.
Le premier s'embellit des vertus du passé.
Travailler en ne faisant rien, c'est une approche du bonheur de notre époque.
Il est peut-être caractéristique de la culture purement laïque d'Orwell qu'il n'ait pu voir que dans l'Etat la possibilité du mal et l'ait refusée à l'individu - le péché originel étant un dogme bon à prêter à rire. Le socialisme [...] ► Lire la suite
L'écriture, c'est ce neutre, ce composite, cet oblique où fuit notre sujet, le noir-et-blanc où vient se perdre toute identité, à commencer par celle-là même du corps qui écrit.
Je suis né loin d'où j'appartiens et je suis sur le chemin du retour.
J'ai fait du théâtre quand j'étais enfant pour le plaisir. Mais c'est vraiment par hasard que j'ai atterri dans le métier d'acteur.
les parachutistes sont comme les normaliens, ils ont de l'esprit de corps et une vision plutôt métaphysique du monde.
Les gens caquettent à qui mieux mieux. L'homme ne descend pas du singe, il descend de la poule.
Je n'aime pas stagner, faire du surplace. Je suis quelqu'un de positif.
Le dessinateur de presse est forcément contre tout. Il lui est difficile de dire du bien de quelqu'un
C'est un thème récurrent, je l'ai observé dans les foyers catholiques : l'humour du prêtre; les blagues de prêtre : rien que d'y penser, j'en ai le frisson.
L'amour est à la vie ce que la lumière du soleil est aux vitres sales.
Pisser, c'est la jouissance du chaste.
La conjugaison éternelle du verbe "aimer" ne convient peut-être qu'aux âmes tout à fait naïves.
Le Français est un paresseux qui travaille beaucoup. L'Anglais un paresseux qui ne fait rien. L'Allemand un travailleur qui se donne du mal. L'Américain, un travailleur qui sait s'arranger pour ne pas faire grand chose.
La terre, c'est la vie. Du moins pour quelques-uns.
La vie du désir n'a aucune raison de vieillir.
La pauvreté de la vie du corps entraîne celle de l'esprit.
L'image du corps est la synthèse vivante de nos expériences émotionnelles. Elle peut être considérée comme l'incarnation symbolique inconsciente du sujet désirant et ce, avant même que l'individu en question sache dire "Je".
La pitié est la chose la moins partagée du monde, c'est dommage de la gaspiller.
Personne ne comprend et n'apprécie mieux le rêve américain du travail acharné menant à des récompenses matérielles qu'un non-Américain.
Les relations entre les États-Unis et le Mexique relèvent des États-Unis et du Mexique.
L'esprit humain répugne à s'accepter des mains du hasard, à n'être que le produit passager de chances.
Mets du bonheur dans ce que tu fais.
Si vous regardez un jeu, c'est distrayant. Si vous y jouez, c'est une récréation. Si vous le travaillez, c'est du golf.
On ne trouve guère d'ingrats tant qu'on est en état de faire du bien.
La poésie n'est autre chose que la santé du discours.
On dit : retracer une vie. Mais les arabesques et méandres dessinent à la fin un motif plutôt indiscernable : juste une forme évidée. Peut-être ne fait-on que cela : broder sur la musique du temps, avec parfois des cassures.
Au théâtre, on ne gagne pas en solitaire. D'où le rôle central du capitaine, le metteur en scène.
Tout ce qui s'est fait de grand dans le monde, s'est fait au cri du devoir ; tout ce qui s'y est fait de misérable s'est fait au nom de l'intérêt.
Avoir trop de passé fait rêver à ne plus en avoir du tout. Mais quand on écrit et qu'on de la mémoire, la magie du roman consiste justement à vaincre cette difficulté : faire partager aux autres un souvenir somme toute très limité.
Les journées sont longues depuis le 12 novembre. J'aurais dû récupérer tes cendres, faire un grand sablier pour les mettre dedans, je t'aurais regardé passer le temps.
Comme l'analyse l'écologiste Jean Zin, la norme du suffisant doit être appréhendée dans toute sa radicalité. Elle n'a rien d'une politique des « petits pas » ou d'un discours moralisateur qui viserait à responsabiliser le consommateur sans lui donner les [...] ► Lire la suite
Pâle, j'écoute au bord du silence béant.La nuit autour de moi, muette et sépulcrale,S'ouvre comme une haute et sombre cathédraleOù le bruit de mes pas fait sonner du néant.
Je ne suis évidemment pas l'homme le plus beau du monde - je suis le deuxième homme le plus beau du monde !
L'argument sur l'égalité du mariage nous apparaîtra un jour aussi obscur et choquant que le fait que Rosa Parks doive se lever et aller à l'arrière du bus.
Quand je grimpe à l'échelle du bonheurTout en haut, il y a une fleurUne fleur en forme de coeurA-t-on jamais vu ça ?Elle est en toi MamanQuand je suis tout au fond de tes bras.
On est toujours ingrat pour le don du nécessaire, jamais pour le don du superflu. On en veut à qui vous donne le pain quotidien, on est reconnaissant à qui vous donne une parure.
L'habitude de rentrer en moi-même me fit perdre enfin le sentiment et presque le souvenir de mes maux, j'appris ainsi par ma propre expérience que la source du vrai bonheur est en nous.
Achetez la presse, et vous serez maîtres de l'opinion, c'est-à-dire les maîtres du pays.
On ne doit pas solliciter comme une faveur ce qui est dû comme une récompense.
N'éveille pas trop en toi l'esprit littéraire. Attends qu'il s'épanouisse dans les jardins du savoir. Et lorsque tu auras réussi à maîtriser ton instrument, viendra le temps de l'exécution.
Les cinéastes ne sont pas des marques de confiture ou des couturiers à la recherche du vent qui passe.
L'ironie est un élément du bonheur.
Il n'y a pas d'exercice du pouvoir sans une certaine économie des discours de vérité fonctionnant dans, à partir de et à travers ce pouvoir. Nous sommes soumis par le pouvoir à la production de la vérité et nous ne pouvons exercer le pouvoir que par la production de la vérité.
Chemin faisant, que ce fut tendreD'ouïr à deux le chant joliQue l'eau du ciel faisait entendresur le toit de mon parapluie !J'aurais voulu, comme au déluge,Voir sans arrêt tomber la pluie,Pour la garder, sous mon refuge,Quarante jours, quarante nuits.
La consultation du dictionnaire reste une promenade délicieuse.