Je suis un acteur - ce n'est pas une chirurgie du cerveau. Si je fais bien mon travail, les gens ne demanderont pas de remboursement.
Un arbitre est chargé de couper la poire en deux au moyen du fil à couper le beurre.
L'honnête homme ment dix fois par jour, l'honnête femme vingt fois par jour, l'homme du monde cent fois par jour. On n'a jamais pu compter combien de fois par jour ment une femme du monde.
Le temps perçu est forcément du passé, ce qui revient à dire que le présent a un arrière-goût de souvenir et que l'avenir projeté n'est qu'un futur souvenir, donc un passé à venir !
La haine que l'on porte aux grands est, de la part du peuple, un hommage involontaire.
J'appris à replacer les systèmes philosophiques dans le contexte du milieu social qui les avait produits. J'appris donc à chercher, dans les systèmes philosophiques, la dialectique sociale.
Fatigué du monde que nous créent les femmes, voilà ce que je suis... Et je suis fatigué des amis aussi. Ce qu'il faut, c'est des sycophantes.
Partout on s'emmène soi-même. Alors partir sans vouloir un ailleurs. Partir pour se trouver. Dans le silence, dans l'espace. Juste au dessus du temps, juste au-delà des peines. Partir sans oublier. Pour regarder plus haut, faire semblant de se laisser aller au vent. Pour inventer le sens du fil qui nous attache.
La bière, c'est la meilleure boisson du monde.
- Et qu'est ce qui se passe si tu tombes amoureuse ? - Oh... Me dis pas que tu crois à ces trucs là. - J'te parle d'amour là, pas du Père Noël.
- Ton prix inclut les baffles ? - Pas question d'inclure les baffles, pas question d'inclure l'ampli et il n'est pas non plus inclus dans le prix que tu me gonfles avec tes questions à la con. Tu la veux, tu [...] ► Lire la suite
Ne passez pas tout votre temps à couper du bois au point d'en oublier d'affûter votre hache.
A un moment donné de notre existence, nous perdons la maîtrise de notre vie, qui se trouve dès lors gouvernée par le destin. C'est là qu'est la plus grande imposture du monde.
La liberté est un mot qui fait le tour du monde et n'en est jamais revenu.
La Banqueroute, c'est quand vos créanciers saisissent votre veston et quand vous avez mis votre argent dans la poche du pantalon.
On peut tout acquérir dans la solitude, hormis du caractère.
La modération trouve encore à glaner dans le champ du bonheur, lorsque les favoris de la fortune semblent avoir tout moissonné.
Les humoristes sont comme des enfants qui, en traversant les chambres obscures, chantent pour se donner du courage.
Le langage de l'art du théâtre est un langage de proximité. A la mesure de l'homme.
Le drame du pianiste, c'est que son action est exclusivement verticale. C'est le défi permanent de notre art.
La question du mal a constitué d'emblée l'enjeu fondamental de la pensée.
Le monde du cinéma en Californie est très conservateur.
En cela, Berlioz était guidé par un instinct mystérieux, et ses procédés échappent à l'analyse, par la raison qu'il n'en avait pas. Il l'avoue lui-même dans son Traité d! instrumentation, quand, après avoir décrit en détail tous les instruments, énuméré [...] ► Lire la suite
Elle me dit son nom, celui qu'elle s'est choisi : "Nadja, parce qu'en russe c'est le commencement du mot espérance, et parce que ce n'en est que le commencement."
Quand un vivant plie bagageEt que les gentils héritiersOnt les yeux trop secs, on m'engageA venir faire mon métier.Car je suis pleureuse à gages,La plus capable du quartier.
Il existe un mythe selon lequel ceux qui font du travail humanitaire ont une mentalité de sauveur, mais la relation est réciproque.
Combien de temps encore, des musulmans vont-ils choisir l'extérieur au lieu de l'intérieur, la règle au lieu de la vertu, la loi au lieu du coeur ?
Le courageux a du courage et le brave aime à le montrer.
L'apéritif, c'est la prière du soir des Français.
Tout ce qui est de l'esprit est du diable, tout ce qui est du coeur est de Dieu. Le coeur est niais.
La volonté du souverain est le souverain lui-même.
Le marxisme est la vieillesse du monde.
La volupté, à son comble, participe de l'anonymat. C'est quelque chose noire et sans limite, où s'efface le nom de l'amant, comme dans l'ivresse le cru du vin.
Je me vante d'avoir grandi, mûri, vieilli dans la familiarité du vin ; à le tutoyer dès l'enfance, on perd l'esprit d'intempérance et de gloutonnerie ; on acquiert, on forme son goût personnel.
La pensée n'est qu'un rêve du toucher, un attouchement mort, une vie grise et faible.
Juste avant de franchir le mur du son, c'est le cockpit qui tremble le plus.
Qu'il y ait du travail, du pain, de l'eau et du sel pour tous.
La peur est garantie par la peur du châtiment.
Les écrivains jouissent du privilège mystérieux de faire de la vie avec de la mort ; ils en font, le plus souvent, avec tout ce qui tourne autour de la mort des sentiments.
Le rock pur et dur est mort le jour ou Elvis est parti à l'armée. Ensuite, au fil du temps, il y a eu les mutations naturelles de la musique qui est en perpétuel mouvement, mais je suis fidèle à un esprit, une philosophie musicale.
L'esprit ne connaît pas l'heure du destin ni le sort à venir.
Une erreur vigoureuse et vigoureusement cultivée entretient du moins les germes de la vérité.
"Mon Dieu soyez humain" est l'invocation la plus bête du monde.
Il sent du plaisir en lui-même... S'il veut de la dualité il l'a en lui-même... S'il cherche joie et satisfaction à l'extérieur, c'est en lui-même et il les trouve. Aussi est-il Seigneur et Maître de lui-même... et dans le monde entier il est à l'aise.
L'inéquitable répartition du talent entre les hommes est bien plus injuste que celle de l'argent.
Je suis comme un boxeur sonné, K.O. debout. Un boxeur qui s'accroche, qui veut absolument tenir jusqu'à la fin du round.
La gaieté éclaire l'esprit comme la lumière du jour, et l'emplit d'une sérénité constante et perpétuelle.
Je n'avais pas eu le temps de prendre mon petit déjeuner. J'aurais préféré qu'elles me montrent du saucisson ou du lard au lieu de leurs attributs. Dieu merci, les homosexuels n'ont pas eu l'idée de faire pareil.
Il est important, en allant après un but, de ne jamais perdre de vue l'intégrité du voyage.
Les mots n'ont pas toujours besoin d'une destination,On les laisse s'arrêter aux frontières des sensations,Errant sans tête dans l'espace du trouble,Et c'est bien le privilège des artistes : vivre dans la confusion.