Il en est du royaume des cieux comme d'un coton-tige ! Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende !
Les chrétiens sont les seuls au monde qui s'agenouillent devant un instrument de torture. Si Jésus avait été martyrisé à notre époque, je suis sûr qu'on aurait tous des petites chaises électriques autour du cou.
Le parcours des stars nous dit quelque chose du cours du monde.
Je suis comme un boxeur sonné, K.O. debout. Un boxeur qui s'accroche, qui veut absolument tenir jusqu'à la fin du round.
Et on dit que, si la femme allume les bougies du Chabat, c'est pour apporter la lumière dans le coeur de L'histoire.
La première moisson du millet est souvent une gazelle.
J'ai fait du théâtre quand j'étais enfant pour le plaisir. Mais c'est vraiment par hasard que j'ai atterri dans le métier d'acteur.
L'industrie du cinéma est pleine de gens fous qui pensent qu'ils sont Dieu.
La beauté du neuf, tout de même, c'est d'être propre.
Si les Apôtres et les Evangélistes avaient purement imaginé une histoire aussi surhumaine que celle du Christ, les inventeurs d'une telle histoire seraient encore plus extraordinaires que leur héros !
Dieu est absence du livre et le livre, lent déchiffrement de son absence.
Une grande partie du génie réside dans la capacité de tirer profit, pour soi et sa science, de tous les incidents de la vie.
Le temps du Christ est le temps où nous sommes. Il nous demande encor d'inventer l'homme.
La cécité à soi-même est la chose du monde la mieux partagée.
Amuse-toi, va où tu veux. Ce n'est pas la place qui te manque. Mais je te défends de courir du côté de la rivière.
Il s'agit de fonder la paix du monde sur un ordre légal, de faire une réalité de droit de cette solidarité internationale qui apparaît déjà dans les faits comme une réalité physique.
La majeure partie de l'énergie du travail politique est consacrée à corriger les effets de la mauvaise gestion du gouvernement.
Le but de l'artiste est de devenir l'autre. Il a un miroir à la place du visage. La beauté de l'art, c'est de passer du plus personnel au plus collectif.
Chaque jour appuie ma conviction du peu de confiance qu'on peut accorder aux apparences du mérite et du bon sens.
Ne passez pas tout votre temps à couper du bois au point d'en oublier d'affûter votre hache.
Pour que la loi du progrès existât, il faudrait que chacun voulût la créer ; c'est-à-dire que, quand tous les individus s'appliqueront à progresser, alors, l'humanité sera en progrès.
On fabrique de la probité avec toutes sortes de vices, comme on fait du papier blanc avec des guenilles de mille couleurs.
L'épée ne s'arrête pas juste à la limite du droit ; il est de sa nature de rentrer malaisément dans le fourreau quand elle s'est une fois échauffée dans la main de l'homme.
Bientôt, la seule chose qu'on pourra bouffer dans la vache, c'est la clochette, parce qu'il y a du fer dedans !
La réalité est une illusion qui se produit en raison du manque d'alcool.
Je suis homme, il suffit, et, né pour la souffrance,Aux rigueurs du destin j'oppose ma constance.
Un gentleman est quelqu'un qui sait jouer du banjo et qui ne le sait pas.
Il est important, en allant après un but, de ne jamais perdre de vue l'intégrité du voyage.
- Évidemment, c'est pas des chaussures pour la marche que vous avez là. - Puisque vous me le proposez si gentiment, j'accepte. - Quoi ? - Que vous me prêtiez vos souliers. - Bah, vous chaussez du combien ? - C'est du comme vous.
Si vous arrivez à contrôler le processus du choix, vous pouvez contrôler tous les aspects de votre vie. Vous trouverez la liberté qu'amène le fait d'être responsable de soi-même.
Nous avons vu l'âge de fer, l'âge de plomb... Nous voici arrivés à l'âge du caoutchouc, celui où les consciences sont élastiques.
En soi les buts de l'écrivain sont louables, mais il faut avoir du génie pour les réaliser et ça c'est quelque chose d'immatériel que Dieu seul peut donner selon son bon plaisir.
Humidité et sécheresse sont les deux mamelles du paysan. Une fois sur deux il se plaint soit de l'un soit de l'autre. De par sa naissance même, le paysan est classé zone sinistrée.
Etrangement, le projet fondamental du socialisme, libérer l'homme de la Chose, semble, dans son application concrète, l'y avoir aliéné davantage. De l'ordre des Choses, il n'a rien renversé.
Comme nous ne sommes pas sûrs de notre courage, nous ne voulons pas avoir l'air de douter du courage d'autrui.
L'inéquitable répartition du talent entre les hommes est bien plus injuste que celle de l'argent.
Si nous n'avions jamais été séparés dans le temps et dans l'espace de ceux avec qui nous avons éprouvé le plaisir d'être ensemble, nous ne saurions pas ce qu'est aimer. Aimer est ce mouvement du coeur vers l'image de l'absent pour soulager en soi la souffrance de son absence.
J'ai une compréhension presque catholique, c'est-à-dire universelle, envers la bêtise du monde. Mais je répète à chaque fois : si tout le monde était intelligent, chacun serait professeur de sémiotique à l'université de Bologne !
Au total, les migrations qui, à partir des guerres de religion, ont parcouru l'Europe du XVI° au XVIII° siècle ont fourni un appoint décisif au renouvellement des pays d'accueil. Parce que l'émigration est une innovation géographique ; et que l'innovation est une émigration mentale.
J'ai lu personnellement le message du Coran, dans la mesure où il peut être traduit. Et le Dieu du Coran est miséricordieux, bon et pacifique.
C'est un thème récurrent, je l'ai observé dans les foyers catholiques : l'humour du prêtre; les blagues de prêtre : rien que d'y penser, j'en ai le frisson.
L'amour est à la vie ce que la lumière du soleil est aux vitres sales.
Il faut avoir bien du jugement pour sentir que nous n'en avons point.
On ne perçoit du monde que ce qu'on est préparé à en percevoir.
L'argent est plus éloquent que douze membres du Parlement.
Il ne faut pas oublier avec quelle rapidité les visions du génie deviennent des mets en conserve pour intellectuels.
Pisser, c'est la jouissance du chaste.
La vie du désir n'a aucune raison de vieillir.
Le fanatisme, toujours serviteur du faux. Même au service du vrai, il serait haïssable.
L'impondérable est ce qui vous pend au bout du nez.