La prière est la plus douce consolation du malheureux ; il devient plus fort quand il a rempli ce devoir.
La raison du plus fou est toujours la meilleure.
L'impulsion du voyage est l'un des plus encourageants symptômes de la vie.
Le whisky ! Rien n'est plus rude à avaler... Dans les pays civilisés, on boit du vin !
La vraie liberté c'est de sortir de la prison du moi, car le moi est la plus grande des prisons. Après cette évasion, on ne pourra plus jamais vous emprisonner.
La vie est un bail imposé aux locataires, sans lecture préalable du cahier des charges.
Le seul charme du passé, c'est qu'il est le passé.
Quelle lâcheté de se sentir découragé du bonheur des autres et d'être accablé de leur fortune.
L'image du jeu est sans doute la moins mauvaise pour évoquer les choses sociales.
Philosopher en vers, ce fut, et c'est encore, vouloir jouer aux échecs selon les règles du jeu de dame.
Le premier animal domestique d'Adam après l'expulsion du Paradis fut le serpent.
Pour comprendre le client il faut avant tout se réunir entre spécialistes du marketing et discuter de ce qu'on ferait si on était suffisamment bête pour être client.
Ainsi, ce sont bien nos ancêtres qui sont à l'origine de nos mauvaises passions ! Le diable, sous l'apparence du babouin, est notre grand-père.
La bêtise est la mauvaise fée du monde.
A vrai dire, toute perception est déjà mémoire. Nous ne percevons pratiquement que le passé, le présent pur étant l'insaisissable progrès du passé rongeant l'avenir.
Les préjugés, ami, sont les rois du vulgaire.
Le savoir est de beaucoup la portion la plus considérable du bonheur.
Une révolution du gouvernement est la preuve la plus puissante qu'un peuple puisse donner de sa vertu et de son bon sens.
L'impuissance du pouvoir contre l'individu réellement libre est une des grandes chances de libération de l'homme, c'est le grain de sable de son destin, sa grandeur.
Le vin allemand se distingue du vinaigre grâce à l'étiquette.
De Paris au Pérou, du Japon jusqu'à Rome, le plus sot animal, à mon avis, c'est l'homme.
J'ai fait des vêtements parce que je cherchais quelque chose qui n'existait pas. J'ai dû essayer de créer mon propre monde.
L'éternuement, c'est l'orgasme du pauvre.
Ce qu'on appelle résignation n'est autre que du désespoir confirmé.
Pour détruire la racine du mythe, il faut anéantir la semence même de l'homme.
Peut-on rire du malheur des autres ? Ca dépend... Si le malheur des autres est rigolo, oui.
Prenez garde de ne pas perdre vos quarante dernières années à être le conservateur de vos cinquante premières. Faire du sur place, c'est revenir en arrière.
Les langues ont toujours du venin à répandre.
De toutes les oeuvres de Dieu, la plus inconnue à n'importe quel homme, est la trace du vent.
L'ardeur ne se mesure pas à la quantité de fois de faire l'amour ; l'amour est tout le long des jours, dans la quiétude du silence, dans le sourire, le ton de la voix, dans l'absence, l'éloignement.
On parle beaucoup trop aux enfants du passé et pas assez de l'avenir - c'est-à-dire trop des autres et pas assez d'eux-mêmes.
La culpabilité et le péché ne sont que peurs du passé.
Le doute est à la base même du savoir, puisqu'il est la condition essentielle de la recherche de la vérité. On ne court jamais après ce qu'on croit posséder avec certitude.
Au pays du rêve, nul n'est interdit de séjour.
La règle du sage, pour gouverner, est d'ouvrir les coeurs et d'emplir les ventres.
Il suffit neuf fois sur dix à un honnête homme échoué dans les toiles d'araignée du Code, de se conduire comme un malfaiteur pour être immédiatement dans la légalité.
Vouloir écrire l'amour, c'est affronter le gâchis du langage : cette région d'affolement où le langage est à la fois trop et trop peu, excessif (par l'expansion illimitée du moi, par la submersion émotive) et pauvre (par les codes sur quoi l'amour le rabat et l'aplatit).
Il n'y a pas d'accident, seulement une incapacité à reconnaître la main du destin.
Nos actes ne sont éphémères qu'en apparence. Leurs répercussions se prolongent parfois pendant des siècles. La vie du présent tisse celle de l'avenir.
Une démocratie peut se rétablir rapidement d'un désastre matériel ou économique, mais quand ses convictions morales faiblissent, il devient facile pour les démagogues et les charlatans de prêcher. Alors tyrannie et oppression passent à l'ordre du jour.
L'hirondelle, le jouet préféré du vent.
Le pire ennemi du journaliste, c'est l'information.
S'il n'y avait que sept merveilles du "monde" sur la terre, cela ne vaudrait pas la peine d'y aller voir.
Je soutiens l'État, mais pas l'économie d'État. L'État ne devrait intervenir que pour créer les conditions nécessaires à l'épanouissement du secteur privé.
Les habitudes du jeune âge reviennent avec force dans la vieillesse de l'homme.
Mieux vaut glisser du pied que de la langue.
La justice, l'équité, la hiérarchie, voilà qui donne du poids à l'homme.
L'amour du prochain sans l'amour de Dieu, c'est encore un corps sans ossature.
Il vaut encore mieux du mauvais temps que pas de temps du tout !
Il est de la responsabilité de tous de veiller à ce que les nouveaux moyens de diffusion de l'information se traduisent par un enrichissement, et non un appauvrissement du patrimoine culturel mondial.