Quelle lâcheté de se sentir découragé du bonheur des autres et d'être accablé de leur fortune.
Est-ce qu'au moins ceux qui ont enlevé aux autres leurs idéaux en ont eux-mêmes ?
Qu'importe le bonheur quand on n'a point la joie !
Un héros, c'est celui qui fait ce qu'il peut. Les autres ne le font pas.
Le bonheur ne se fabrique pas en série ; il est toujours artisanal.
Notre mort n'est que très simple. Celle des autres est insupportable.
Vitalité de l'amour : on ne saurait médire sans injustice d'un sentiment qui a survécu au romantisme et au bidet.
Boire sans soif et faire l'amour en tout temps, madame, il n'y a que ça qui nous distingue des autres bêtes.
Formule de mon bonheur : un "oui", un "non", une ligne droite, un but...
L'autruche qui enfouit sa tête dans le sable veut, en tout cas, vous donner le sentiment que cette tête est la la partie la plus importante de sa personne.
Il n'y aurait pas de bonheur si le malheur n'y avait pas aidé.
Le bonheur est un puzzle dont il convient de replacer les éléments chaque matin.
Le bonheur ne vient pas d'acquérir, mais de lâcher prise.
Cette étrange mathématique qui veut qu'un bonheur partagé est multiplié par deux.
Il ne faut pas faire marcher les autres plus vite qu'ils ne veulent.
Chaque fois que le christianisme s'efface, l'idée de bonheur resurgit.
Quand on n'a pas ce que l'on aime, il faut aimer ce que les autres n'ont pas voulu.
Le mépris est un sentiment froid, qui ne pousse à aucun procédé violent.
J'ai toujours eu le sentiment que l'immense privilège de l'amitié est de ne rien avoir à expliquer.
Mais il ne faut jamais penser au bonheur ; cela attire le diable, car c'est lui qui a inventé cette idée-là pour faire enrager le genre humain.
La torture des autres est peu auprès de celle qu'on subit soi-même.
Le bonheur est l'absence des peines, comme la santé est l'absence des maladies.
Désinvolture. Le grand art d'attirer les autres à soi et de feindre l'ignorance, d'adopter un genre désinvolte ou indifférent.
L'attente est en proportion du bonheur qu'elle prépare.
Avoir trop de passé fait rêver à ne plus en avoir du tout. Mais quand on écrit et qu'on de la mémoire, la magie du roman consiste justement à vaincre cette difficulté : faire partager aux autres un souvenir somme toute très limité.
Le vrai bonheur est d'être avec ma femme, mon fils et mes petits-enfants.
La proximité installe, à la longue, une étrange distance.
Vivre de telle sorte qu'il te faille désirer revivre, c'est là ton devoir.
Le souvenir c'est la présence dans l'absence, c'est la parole dans le silence, le retour sans fin d'un bonheur passé, auquel le coeur donne l'immortalité.
Entre autres maux que le désarmé vous apporte, il vous fait mépriser.
On ne pense pas à tous les frais que nous avons, nous autres bigames. Deux mariages, vous savez, ça vaut un incendie.