De la peur de tous naît, sous la tyrannie, la lâcheté du plus grand nombre.
Au fond, les financiers ne sont que des voleurs qui ont acheté près du gouvernement le droit de voler.
Les conseils de l'ennui sont les conseils du diable.
Au moral comme au physique rien n'est moins guérissable que les maladies du coeur.
Pour représenter le monde entier, sa grandeur, il faut la petitesse du théâtre.
La peur engendre le besoin de sécurité, celle-ci étant à son tour une des conditions du bonheur.
Le mépris est la maladie la plus dangereuse d'un état, et dont la contagion se répand le plus aisément et le plus promptement du chef dans les membres.
La nature de la réalité extérieure restait obscure. Les hommes, femmes et petits enfants de la science savent s'agenouiller devant les données aussi diversement que n'importe quel autre corps d'illuminés. Par conséquent, la définition de la réalité extérieure, ou de [...] ► Lire la suite
Chaque fois que je bois du champagne, je ris ou je pleure... Je suis tellement émotive ! J'aime le champagne.
La part du rêve est indispensable pour construire le réel.
Au nom de qui, au nom de quoi Verser le sang d'un innocent. Au nom de qui, au nom de quoi Vouloir du mal à un enfant.
Quand un homme a prouvé qu'il a du talent, il lui reste à prouver qu'il sait s'en servir.
L'ogre fisc a l'appétit du lion envers les uns, mais la sobriété du chameau à l'égard des autres.
Du dire au faire la distance est grande.
Le passé est l'intervalle qui sépare la perception du souvenir.
Mieux vaut toucher de l'argent que du bois, car l'argent conjure plus sûrement le mauvais sort que le bois.
Joint du matin, gueule de babouin.
Le réel dépasse toujours ce que nous pouvons imaginer. Si débridées que nous jugions nos inventions, elles ne parviennent jamais au niveau des incessantes et imprévisibles vomissures du monde réel.
Bien souvent, le plaisir pris à lire dépend dans une large mesure du confort physique du lecteur.
Dans le domaine de la création, la pauvreté des moyens engendre la richesse du résultat.
Il ne faut pas craindre de laisser notre esprit paître un peu, chaque jour, des herbes narcotiques dans les champs illimités du rêve.
Je serai la présidente du progrès social qui tient compte des réalités du monde du travail. Ces enjeux sont au coeur de ce qui peut redonner confiance aux Françaises et aux Français.
J'aimerais être l'une de ces jolies filles enceintes qui portent un jean skinny tout au long de leur grossesse. Mais je ne fais que prendre du poids.
Tu picoles, tu danses sur le bar, tu crois que tu es la fille la plus cool du monde. Mais en fait tu danses toute seule.
Sans avoir connu les affres de la nuit, un homme ne peut savoir à quel point est douce et chère pour l'oeil et le coeur la lumière du matin.
Objectif de la gauche : marcher dans le sens du progrès. Objectif de la droite : progresser dans le sens de la marche.
Trancher dans le vif est l'une des qualités essentielles du manager.
La parenthèse est l'île du discours.
Le pétrole me paraît très nettement être l'odeur la plus parfaite du désespoir humain, si le désespoir humain a une odeur.
La loi, l'unique loi, farouche, inexorable, Qui régit tout progrès, c'est la loi du plus fort.
Le nu n'avait en somme que deux significations dans les esprits : tantôt le symbole du beau et tantôt celui de l'obscène.
C'est dans le mépris du lecteur qu'on fait des oeuvres qui le respectent.
Un mot vaut une idée dans un pays où l'on est plus séduit par l'étiquette du sac que par le contenu.
Bouillabaisse : seul plat français permettant de facturer la rouille au prix du fer forgé.
C'est le naturel du coeur humain de redoubler ses efforts pour retenir le bien qu'on lui ôte.
Une propension à l'ignorance peut être nécessaire à la survie du poète.
La voix est le principal témoin de nos émotions, du premier cri jusqu'au dernier souffle qui demeure un son, jusqu'au silence si particulier qui règne après la mort.
Il faut être bien niais pour ne dire que du bien des femmes, mais il faut être bien ingrat pour n'en dire que du mal.
Il y a la vie, ses coups du sort, ses joies, sa brutalité, son absurdité et son sens, son injustice et sa beauté, ses délices, ses mystères, ses récompenses, il y a la vie et ce que nous en faisons.
Car tout est comme un océan, tout coule et se connecte ; touchez-le à un endroit et il résonne à l'autre bout du monde.
Souvent sur terre le coeur le plus doux est désireux de se nourrir et de se régaler du malheur d'un autre.
La malice est la fille du diable.
Aimer, oui. Mais pas le genre d'amour-toujours avec cadenas autour du vagin et court-circuit dans le cerveau.
Lutte, réduction et amélioration sont les trois termes clefs du langage politique. Ils ont l'avantage de pouvoir être accolés indifféremment à inflation, déficit, finances publiques... Et toutes les combinaisons sont possibles.
Il est bien rare qu'un vivant soit à la hauteur du mort qu'il fera.
Il n'écoute pas, ne parle pasne participe pas aux événements politiques.Il ne sait pas que le coût de la viele prix des haricots et du poissonle prix de la farine, le loyer,le prix des souliers et des médicamentsdépendent des décisions politiques.L'analphabète politique est si bêtequ'il s'enorgueillit et gonfle la poitrinepour dire qu'il déteste la politique.
La Suisse est avant tout, ne l'oublions pas, un pays d'agriculture : ils font du blé, du jonc, de l'oseille
Ce qui les inquiète toutes - à leur propre sujet - c'est la facilité avec laquelle je me console du départ de la précédente.
Tristesse du réveil. Il s'agit de redescendre, de s'humilier. L'homme retrouve sa défaite : le quotidien.
Il y a du vertige dans le péché et chacun de nous, tiré du néant ressent parfois la nostalgie du néant.