Nous voulons nous convertir quand nous serons rebutés du monde ou plutôt quand le monde sera rebuté de nous.
Les oliviers baissent les brasLes raisins rougissent du nezEt le sable est devenu froidAu blanc soleilMaitres baigneurs et saisonniersRetournent à leurs vrais métiersEt les santons seront sculptésAvant Noël.
La révolte est dans l'ordre des choses.Je voyais pas bien le rapport de ces toiles-radiateurs avec la révolte... le dérangement du monde. Il maniait le paradoxe avec un tel vocabulaire que je ne cherchais déjà plus à comprendre.
Vivre entre amis est l'essentiel du bonheur.
Je suis tout au sujet de la mode, des cheeseburgers et du rouge à lèvres rouge vif.
Vous avez du talent ? Ne vous emmerdez pas à passer le bac !
Des savants luttent chaque jour pour nous préserver de la tuberculose, du cancer. Et la guerre, l'horrible guerre serait le seul mal contre lequel l'humanité se déclarerait impuissante ? Je ne veux pas le croire.
L'intelligence crée de l'inquiétude autour du fait.
Pense du mal, tu ne te tromperas pas.
Je nourris Lou toutes les trois heures. Ça me fatigue, mais au fond j'adore ça, de l'avoir à moi, à moi, tout bébé, toute hurlante, affamée. Je peux la calmer, lui donner du lait. Quel plaisir immense d'être si nécessaire [...] ► Lire la suite
Lorsque l'on fait du bien aux autres, on se nourrit soi-même.
À ne pas savoir danser, on sacralise la danse, on lui donne tout son pouvoir. Toutes les années perdues en apparence font le bonheur présent. Et l'on se venge enfin du carcan de l'adolescence.
L'espère ! Quel joli nom pour désigner l'affût, l'attente du chasseur embusqué, et ces heures indécises où tout attend, espère, hésite entre le jour et la nuit.
Qu'est-ce que la vie ? C'est le scintillement d'une luciole dans la nuit. C'est le souffle d'un buffle en hiver. C'est comme la petite ombre qui traverse les champs et va se perdre dans le coucher du soleil.
Elle s'arrêta, les dévisagea à tour de rôle et dit encore : "Vous êtes en face du ciel et des dieux, qu'ils vous jugent, vous et les actes que vous avez bien pu commettre."
O malheur insensé, sans regret, sans angoisse ! De telles flammes, déchirantes et fêlées, me voici brûlant du désir de brûler. Entre la mort et la douleur physique - et le plaisir, plus profond que la mort et la douleur - je me traîne dans une nuit chagrine, à la limite du sommeil.
De quoi s'agit-il, en effet, sinon d'arracher la langue aux imbéciles, aux redoutables et définitifs idiots de ce siècle. Obtenir enfin le mutisme du Bourgeois, quel rêve !
L'écriture est ceci : la science des jouissances du langage, son kamasutra.
Glissons entre le ciel et l'onde,Glissons sous la lune profonde ;Toute mon âme, loin du monde,S'est réfugiée en tes yeux,
N'importe qui pouvait écrire un roman en six semaines, avec du papier stylo et sans téléphone ni femme.
Elle avait tellement de mémoire qu'elle se souvenait même du jour de sa mort.
Quand vous êtes quelqu'un qui marche au cinéma, vous avez beaucoup de responsabilités parce que si vous dites non, le film ne se fait pas. Et donc, du coup, vous héritez d'une sorte de pouvoir, indirectement. C'est terrible, je peux [...] ► Lire la suite
Une raison pour le succès vaut bien la raison du succès.
Quand un homme est jeune, il a de l'estomac ; quand il l'est moins, il a du ventre.
La violence sucrée de l'imaginaire console tant bien que mal de la violence amère du réel.
Les morsures de la conscience sont les motions sadiques du christianisme.
L'homme n'a pas besoin d'être religieux au vrai sens, ni religieux dans le mauvais sens du mot. Ni même religieux le moins du monde.
À part le coeur, il me semble que tout vieillit en moi proportionnellement. Et même ce coeur a de l'artificiel. Les danseuses l'ont cousu dans un sac de satin rose, du satin un peu fané, comme leurs chaussons de danse.
Si elle était possible, chacun de nous voudrait que les pactes qui lient les autres ne le lient pas lui-même ; tout homme se regarde comme le centre de toutes les combinaisons du globe.
L'horizon de la langue et la verticalité du style dessinent donc pour l'écrivain une nature, car il ne choisit ni l'une ni l'autre.
On s'épuise à aménager des erreurs au lieu de leur apporter des solutions radicales à la mesure du danger qu'elles représentent.
Un mensonge ne te sauvera jamais du mensonge.
À Berlin par exemple, je suis rentré dans un bar punk où j'ai été légèrement bousculé. Je n'ai pas pris de coups, mais la tige de la caméra a été cassée. À part ça, je n'ai jamais été frappé. C'est plutôt encourageant quant à la nature humaine et l'état du monde.
Nous pensons souvent - et ça fait peur - que la population du globe va finir par éclater. Nous n'y pensons jamais au moment de faire l'amour.
L'homme, doué de sa force physique, l'exerce par la violence. La femme, douée du charme, domine par la caresse. C'est notre arme, arme redoutable, invincible, mais qu'il faut savoir manier.
Il est certain qu'en France on n'aime plus du tout l'orgue de Barbarie !... Ce n'est plus guère qu'à d'annuels et tricolores « Quatorze Juillet », ou dans des terrains vagues plus propices à des chuchotements d'apaches qu'à la passagère rêverie des mélomanes qu'ils osent encore moudre la mélancolie de leurs tuyaux enroués.
Tout le mouvement moderniste d'après-guerre était faux et aurait dû être détruit. Il est absolument nécessaire d'effectuer le retour à la tradition en peinture, et en tout. Sinon tous les efforts spirituels seront inutiles.
Je ne suis pas comme les autres, telle est la formule de l'homme du troupeau. Car le châtiment qu'encourt l'individu contemporain est moins l'emprisonnement ou la répression que l'indifférence.
Camus démontrait la nécessité de la joie de vivre et du combat
Il n'est pas facile d'imaginer à quel point un scientifique s'intéresse généralement peu au travail d'un autre, à l'exception peut-être du professeur qui le soutient ou de l'étudiant qui l'honore.
Ce n'est pas parce qu'on écrit sur du papier recyclé que les textes sont bons.
Nous vivons, nous mourons, et les roues du bus tournent et tournent.
J'étais très superstitieuse quand j'étais adolescente, et j'ai dû me battre contre ça parce que ça me rendait anxieuse.
Je n'aime pas trop parler des mes projets, pour les protéger, c'est une sorte de superstition. Il y aura du cinéma, du théâtre, etc.
Le temps pèse sur toi comme un vieux rêve au sens multiple. Tu continues à avancer pour traverser ce temps. Mais tu auras beau aller jusqu'au bord du monde, tu ne lui échapperas pas.
Les femmes chez nous représentent la moitié du corps électoral. Vu comme ça, le corps électoral, ça m'excite.
Le génie, c'est d'avoir du talent tout le temps ; le talent, c'est d'avoir du génie de temps à autre ; l'intelligence, c'est de savoir que l'on n'a ni génie, ni talent.
Si ce n'est pas l'homme qui descend du singe, c'est la femme.
Si j'avais la foi du mondeEn cette seconde, serais-tu là ?Si j'avais renoncé au mondeEt que rien ne compte serais-tu là ?
L'interview est un jeu truqué et, par définition, le journaliste est quelqu'un dont il faut se méfier. Il transpose les propos, les modifie, les sort de leur contexte... C'est un adversaire, pas du tout un ami ou un confident.