La peinture, à partir du moment où ça devient artistique, ça devient mauvais.
Il n'est rien de parfait et de simple - de limité, d'harmonieux - comme un tableau accompli. On dirait une pensée.
Les peintres peuvent toujours dire que leur tableau est mal éclairé.
La modernité, c'est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l'art, dont l'autre moitié est l'éternel et l'immuable. Il y a eu une modernité pour chaque peintre ancien.
La science de la peinture est tellement divine qu'elle transforme l'esprit du peintre en une espèce d'esprit de Dieu.
Pour moi un tableau doit être une chose aimable, joyeuse et jolie, oui jolie ! Il y a assez de choses embêtantes dans la vie pour que nous n'en fabriquions pas encore d'autres.
Il y a des hommes plutôt faits pour la cueillette, la décoration d'intérieur et les enfants au parc, et des femmes bâties pour aller trépaner le mammouth, faire du bruit et des embuscades.
Le premier mérite d'un tableau est d'être un fête pour l'oeil.
Il faut être peintre pour faire des images et ce sont les images qui font faire la peinture, mais c'est un secret.
La parole est une sorte de tableau dont la pensée est l'original.