Nous sommes coupables non seulement du mal que nous faisons, mais du bien que nous ne faisons pas.
L'homme qui acquiert la capacité de prendre pleine possession de son esprit peut prendre possession de toute autre chose qui lui est autorisée à juste titre.
La propriété est évidemment absurde. Pour être heureux, il ne faut avoir rien, ou tout au moins ne tenir à rien, car les possédants sont aussi des possédés.
Il est plus facile de professer en paroles un humanisme de bon aloi, que de rendre service à son voisin de palier.
On ne fonde pas le mariage sur « l'amour », on le fonde sur l'instinct de l'espèce, sur l'instinct de propriété (la femme et les enfants étant des propriétés), sur l'instinct de la domination qui sans cesse s'organise dans la famille en petite souveraineté.
Il n'y a guère d'homme assez habile pour connaître tout le mal qu'il fait.
Le second amour d'une femme, ressemble au vin d'une bouteille mal rincée.
L'érudition est dans beaucoup de cas une forme mal déguisée de la paresse spirituelle, ou un opium pour endormir les inquiétudes intimes de l'esprit.
J'ai cessé d'me demander pourquoi si j'échappe une larme, celle qui font l'plus mal ne coulent pas, y'a des blessures que rien n'efface.
La morale raccourcit l'homme, l'homme raccourcit la vie...