La forte santé incline aux abus. Voilà pourquoi ce sont les malades qui durent et les bien-portants qui claquent.
Les poètes tentent de greffer aux hommes d'autres yeux et de transformer ainsi le réel. Aussi sont-ils des éléments dangereux pour l'Etat, puisqu'ils veulent transformer. Or l'Etat et ses dévoués serviteurs n'aspirent, eux, qu'à durer.
Ce qui manque aux adolescents, ce n'est ni l'intelligence ni la faculté de raisonner, c'est tout simplement l'expérience.
On apprend tout aux hommes, la vertu, la religion.
Toutes les doctrines d'action et de combat, avec leur appareil et leurs schémas, ne furent inventées que pour donner aux hommes bonne conscience, en leur permettant de se haïr... noblement, sans gêne ni remords.
Ce que nous vivions là, et nous en étions conscients tous les quatre, c'était un peu de rab. Un sursis, une parenthèse, un moment de grâce. Quelques heures volées aux autres...
Spinoza fait partie de ces penseurs privés, qui renversent les valeurs et font de la philosophie à coups de marteau, et non pas des professeurs publics, ceux qui ne touchent pas aux sentiments établis, à l'ordre de la morale et de la police.
Il faut plaire aux femmes d'abord puisque c'est la femme qui applaudit et le mari qui suit.
Le devoir, l'honneur ! Des mots à qui on fait dire ce qu'on veut, comme aux perroquets.
Présenter aux femmes des motifs pour excuser leurs fautes, c'est le plus sûr moyen de leur en faire commettre.
Il ne faut jamais demander aux êtres de ne pas mentir. Et il ne faut jamais leur en vouloir de mentir.
Libération de la femme. C'est comme celle des prix, ça profite surtout aux intermédiaires.
Il est plaisant qu'on ait fait une loi de la pudeur aux femmes, qui n'estiment dans les hommes que l'effronterie.
Le rôle de l'école est de préparer les enfants à mettre en place et à faire vivre cette société de l'échange, dont les principales productions seront des richesses non marchandables, échappant par conséquent aux raisonnements des économistes : santé, éducation, culture, justice...
Je suis habitué aux gens qui pensent que je suis fou. Et vous savez quoi encore ? J'aime un peu ça.
Je suis implacable. Ma mère dit que je pourrais vendre de la glace aux Esquimaux.
Peut-être que c'est juste en Amérique, mais il semble que si vous êtes passionné par quelque chose, ça fait peur aux gens. Vous êtes considéré comme bizarre ou excentrique. Pour moi, cela signifie simplement que vous savez qui vous êtes.
J'ai toujours cru que le poète et le romancier donnaient du mystère aux êtres qui semblent submergés par la vie quotidienne, aux choses en apparence banales.
La mort, c'est ce qui permet à un homme de se retirer subitement du monde pour aller définitivement se mettre aux vers.
Une maladie, un deuil, on en parle... mais un chagrin d'amour scelle les mots au bord des lèvres comme si une incompréhensible pudeur devait les retenir nous empêchant de les communiquer aux autres.
Si l'Histoire était d'une quelconque utilité, si elle servait d'exemple aux générations futures, elle ne se répéterait pas inlassablement.
Le progrès humain consiste à préserver et même à développer l'énergie vitale, mais en l'appliquant à des fins qui apportent une satisfaction de plus en plus complète aux « impératifs » de la raison et de la conscience personnelle, et, par conséquent, à ces idéaux collectifs qu'on appelle la liberté, la fraternité, la justice.
Je suis ce que je suis grâce aux autres.
Je préférerai toujours les choses aux mots, et la pensée à la rime.
L'intelligence est la qualité permettant à ceux qui la possèdent de trouver d'excellentes raisons aux bêtises qu'ils font.
Ils sont écrits pour les vieux, les magazines, pas pour les jeunes. Quant aux magazines pour les jeunes, ils sont quand même écrits par des vieux.
Le public est si malin qu'il rend moins volontiers justice aux vivants qu'aux morts, et que souvent il n'élève les morts que pour rabaisser les vivants.
Le plus sûr moyen d'accéder aux charges suprêmes est de donner des gages assidus de son insignifiance.
On a tort d'apprendre aux enfants que tous les problèmes n'ont qu'une et une seule solution...
Le droit à l'opacité, le droit de ne pas être passé aux rayons de quelque connaissance globale.
Passer des paroles aux actes, ce sera l'une des tâches de la génération qui commence à prendre les commandes. Espérons qu'elle saura sans tarder sortir collectivement de l'enfance.
J'ai gagné le gros lot donc je pense devoir donner aux autres. Mais on n'a jamais assez d'argent !
Si le royaume des cieux appartient aux pauvres, nul doute qu'au Vatican se compte un nombre considérable de damnés.
Les cocus sont des hommes de goût puisque leur femme plaît aux autres.
Aux âmes simples les joies simples.
Rien ne nous arrêtera. La route vers les étoiles est raide et dangereuse. Mais nous n'avons pas peur... Les vols spatiaux ne peuvent pas être arrêtés. Ce n'est pas le travail d'un homme ou même d'un groupe d'hommes. C'est un processus historique que l'humanité réalise conformément aux lois naturelles du développement humain.
Tout ce que tu vois, je le dois aux spaghettis.
Les leçons de l'infortune sont presque toujours un bienfait. Elles ne sont funestes qu'aux âmes viles qu'elles paralysent pour toujours.
Les conversations ressemblent aux voyages qu'on fait sur l'eau : on s'écarte de la terre sans presque le sentir, et l'on s'aperçoit qu'on a quitté le bord et que quand on est déjà bien loin.
Il ne faut pas sournoisement respecter les morts. Il faut traiter leurs images en amies et aimer tous les souvenirs qui nous viennent d'eux. Il faut les aimer pour eux-mêmes et pour nous, dût-on déplaire aux autres.
Est-ce significatif ? Nous n'avons pas en français l'équivalent de to love, to like. Il nous faut avec le même verbe aimer notre femme et la tarte aux pommes, notre pays ou seulement le paysage, nos enfants ou les jeux de cartes.
Je ne crois pas aux improvisateurs. En réalité, le grand art est toujours le produit d'une extraordinaire habileté technique.
Il faut avoir la bonne idée de mourir pour procurer aux autres l'occasion de s'amuser.
Merci aux absents, qui nous lèguent une quête philosophique et le bonheur de remplir le vide de l'existence à notre fantaisie.
Taubira protège "les femmes et les jeunes de banlieues", elle s'en prend aux "hommes blancs".
L'ambition prend aux petites âmes plus aisément qu'aux grandes, comme le feu prend plus aisément à la paille, aux chaumières qu'aux palais.
Le beau, est ce qui paraît abominable aux yeux sans éducation.
Quant aux gens, trop de fréquentations ne valent pas vraie fréquentation. Il m'arrive de recevoir dans mon grenier, mais jamais plus de deux personnes à la fois. Parce que ce serait alors un groupe où chacun, jouant un rôle, n'est [...] ► Lire la suite
De petits services accordés au moment opportun sont les plus précieux aux yeux de ceux qui en bénéficient.
On devient parfois bizarre, en vieillissant, et l'on se raccroche aux lubies les plus aberrantes.