Le culte de Dieu est de rendre honneur à ses dons dans d'autres hommes, à chacun selon son génie, aux plus grands le meilleur amour. Envier ou calomnier les grands hommes, c'est haïr Dieu, car il n'est pas d'autre Dieu.
Le sujet amoureux s'angoisse de ce que l'objet aimé répond parcimonieusement, ou ne répond pas, aux paroles qu'il lui adresse.
Se prêter aux autres, oui. Mais ne se donner qu'à soi.
Une monstrueuse aberration fait croire aux hommes que le langage est né pour faciliter leurs relations mutuelles.
Plus tard, j'eus à mesurer les distances du savoir. Mieux valait habiter Paris ou une grande ville pour accéder aux bibliothèques, aux universités, aux centres documentés. Un renseignement, une citation pouvaient coûter des journées de voyages et des heures de recherche. Clic, aujourd'hui, un centième de seconde pour le même résultat.
Ce que nous demandons au cinéma, c'est l'impossible, c'est l'inattendu, le rêve, la surprise, le lyrisme qui effacent les bassesses dans les âmes et les précipitent enthousiastes aux barricades et dans les aventures ; ce que nous demandons au cinéma, c'est ce que l'amour et la vie nous refusent, c'est le mystère, c'est le miracle.
Auront-ils une part du royaume, eux qui ne seraient pas capables de donner aux hommes même le creux d'un noyau de datte ?
Le but du gouvernement n'est pas de donner le bonheur, mais de donner aux hommes la possibilité de le chercher.
Écrire sans piano est nécessaire.... Peu à peu naît la faculté de se représenter ce que nous désirons et sentons, qui est un besoin si essentiel aux nobles êtres.
La foi avait toujours donné réponse à tout. Mais elle avait été reléguée aux oubliettes avec Freud et Darwin. Nous étions et nous sommes encore des hommes perdus.
De quoi s'agit-il, en effet, sinon d'arracher la langue aux imbéciles, aux redoutables et définitifs idiots de ce siècle. Obtenir enfin le mutisme du Bourgeois, quel rêve !
Un homme abjure pas sa foi, après huit piges aux durs, pour une grappe de raisin, une banane.
Un jour, j'ai réalisé que je vivais dans un pays où j'avais peur d'être noir. Ce n'était qu'un pays pour les blancs. Pas noir. Alors je suis parti. J'avais étouffé aux États-Unis... Beaucoup d'entre nous sont partis, pas parce qu'on voulait partir, mais parce qu'on n'en pouvait plus... Je me sentais libérée à Paris
Lorsque vous donnez la parole à chacun et que vous donnez le pouvoir aux gens, le système finit généralement par trouver sa place. Donc, ce que nous considérons comme notre rôle, c'est de donner ce pouvoir aux gens.
Dimanche : le jour laissé aux américains pour se croire au paradis pendant que leurs voisins sont en enfer.
Un psychiatre est un individu qui va aux Folies-Bergère et qui regarde le public.
Il faut toujours laisser aux forces morales une certaine marge de manoeuvre, aussi bien dans les déterminations de la théorie que dans les règlements permanents.
L'esthétisme qui fait de l'intention artistique le principe de l'art de vivre implique une sorte d'agnosticisme moral, antithèse parfaite de la disposition éthique qui subordonne l'art aux valeurs de l'art de vivre.
Nous croyons aux coïncidences, mais pas lorsqu'elles se produisent en même temps.
Bien que j'adore la France, je me sens quand même mieux aux États-Unis !
Pour un ténor habitué aux rôles héroïques, Don José, ce meurtrier en puissance est à la fois une respiration et une énigme.
Un missionnaire, c'est un type qui apprend aux cannibales à dire le bénédicité avant de le manger.
Flatterie : La flatterie, c'est dire aux gens ce qu'ils pensent d'eux-mêmes.
Aujourd'hui, de plus en plus de contributeurs créent une valeur qui ne s'évalue pas sur le marché mais permet aux autres activités économiques de se développer.
Aujourd'hui, les cinéastes travaillent pour deux raisons : avoir de l'argent et avoir des femmes. Ils ne s'intéressent plus aux problèmes sociétaux.
On sourit aux distractions des mathématiciens. On frémit en songeant à celles que pourrait avoir un chirurgien.
La moitié d'un mot est de trop si tu as à faire à quelqu'un dont les paroles ne sont pas conformes aux pensées.
Je préfère les girondins fédéralistes et provinciaux aux jacobins centralisateurs et coupeurs de têtes.
Adressez-vous aux jeunes gens : ils savent tout !
Les passions ont appris aux hommes la raison.
Ainsi l'amitié n'appartient qu'à l'homme, et l'attachement peut appartenir aux animaux.
Le prudent se fait du bien, le vertueux en fait aux autres.
Aux échecs, la bigamie est acceptable mais la monarchie est absolue.
Grandir, devenir adulte, c'est ne plus courir à la recherche d'un bosquet où se tapir. Devenir adulte, c'est, au lieu de s'enfuir en permanence, oser se retourner et, enfin, faire face aux loups.
Les technologies modernes nous permettent de nous connecter aux habitants du monde entier, mais nous avons oublié l'importance de nous connecter à nous-mêmes.
Je crois aux cercles vertueux. Faire venir de grands noms entretient le désir. Et le désir suscite des coproductions. Et les coproductions divisent, in fine, les coûts par quatre.
On est en progression à tous les niveaux par rapport aux années précédentes. C'est ce qu'on recherche.
Nous ne tenons peut-être aux choses, et même aux êtres que dans la mesure où ils nous échappent.
Si jamais tu fais une action honteuse n'espère point la tenir cachée. Car, quand même tu la déroberais aux autres, ta conscience la saura.
Qui ne sait compatir aux maux qu'il a soufferts !
C'est savoir ce qu'on peut faire qui donne aux gens le courage de se battre.
Lorsque nous ramenons des animaux sauvages à la nature, nous les renvoyons simplement à ce qui leur appartient déjà. Car l'homme ne peut pas donner la liberté aux animaux sauvages, il ne peut que leur enlever.
La véritable liberté obéit aux lois.
Une citoyenneté, par essence, ça pousse pas comme ça. C'est pas naturel. Mais son artifice et sa précarité apparaissent mieux, comme dans l'éclair d'une révélation privilégiée, lorsque la citoyenneté s'inscrit dans la mémoire d'une acquisition récente: par exemple la citoyenneté française accordée aux Juifs d'Algérie par le décret Crémieux en 1870.
Le drame de la minorité homosexuelle est que son destin dépend du regard que pose sur elle la majorité hétérosexuelle. Or, les homosexuels servent de repoussoirs psychologiques aux mâles hétérosexuels prisonniers de l'idéologie patriarcale. Leur sort, autant que celui des femmes, dépend étroitement de la mort du patriarcat.
C'est, il me semble, dans les bonnes manières de faire sentir aux jolies mômes la dureté de son affection, toute son ardeur bandative !
La pitié peut nous purger de l'hostilité et susciter des sentiments d'identification aux personnages, mais elle peut aussi être un réconfort réconfortant qui nous fait croire que nous avons compris, et qu'en faisant pitié, nous avons même fait quelque chose pour redresser un tort.
Demandez justice aux gouvernements tyranniques non pas avec votre chapeau dans vos mains mais avec un fusil dans votre poing.
Le collectivisme est un système consistant à prendre l'argent des riches sans qu'il parvienne aux pauvres.
Avec le matelas multispire, on peut dormir à côté de la dame aux camélias.