Je constate que je ne suis capable d'écrire que sur du concret et sur du vécu. En dehors de la part que je fais aux rêves dans les notes, je ne suis guère capable d'imagination.
La télévision, c'est l'anti-spectacle. Remarquez : ça permet aux grincheux de se soulager.
Ce que nous demandons au cinéma, c'est l'impossible, c'est l'inattendu, le rêve, la surprise, le lyrisme qui effacent les bassesses dans les âmes et les précipitent enthousiastes aux barricades et dans les aventures.
Nous avions quitté le monde des femmes, de la campagne de la bienvaillance, nous entrions dans celui de la ville, des hommes, de leurs combats, de leur rage à se mesurer les uns aux autres, désormais les dangers nous cernaient de toute part.
Et se j'ai prins en ma faveurCes doux regards et beaux semblantsDe tres decevante saveur,Me tréperçants jusques aux flancs,Bien ils ont vers moi les pieds blancsEt me faillent au grand besoin.
Mais la lutte pour l'abolition de l'exploitation animale se heurte à une difficulté particulière : contrairement aux esclaves, les victimes de l'élevage ne peuvent pas participer au mouvement qui travaille à leur libération.
Maintenant que nous avons examiné tout ce qui se rattache aux mystères du Verbe incarné, il faut traiter la question des sacrements de l'Église, qui tirent immédiatement du Verbe incarné leur efficacité.
Léopold et Clotilde sont au cimetière de Bagneux. C'est toujours pour eux un apaisement de s'y promener. Ils parlent aux morts et les morts leur parlent à leur manière. Leur fils Lazare et leur ami Marchenoir sont là, et les deux tombes sont cultivées par eux avec amour.
Peu de choses sont aussi immuables que l'attachement des groupes politiques aux idées par lesquelles ils ont une fois conquis le pouvoir.
Les bibliothèques devraient être ouvertes à tous sauf aux censeurs.
Quand on porta aux InvalidesLes cendres de Napoléon Ier, On s'aperçut, c'est trop stupide, Qu'il n'y avait pas de cendrier.
C'est déjà assez triste dans la vie de se passer de quelque chose qu'on aimerait avoir. Mais, malheur du sort, ce qui m'enrage, c'est de ne pouvoir donner aux autres ce que vous voudriez qu'ils aient.
L'adversité fait baisser l'esprit aux uns, et le réveille aux autres.
J'ai été accusé de préférer les blondes. Mais j'ai connu de puissantes rousses, brunes, et oui, des femmes aux cheveux gris. L'âge, la taille, le poids n'ont rien à voir avec le glamour.
Nous faisons souvent payer chèrement aux autres ce que nous croyons leur donner.
Le Coryphée : C'est ton courage, sache-le, qui fait ton malheur. Cassandre : C'est là une chose qu'on ne dit jamais aux gens heureux.
Les livres m'ont sauvé. Du désespoir, de la bêtise, de la lâcheté, de l'ennui. Les grand textes nous hissent au-dessus de nous-mêmes, nous élargissent aux dimensions d'une république de l'esprit. Entrer en eux, c'est comme aborder la haute mer ou décortiquer un mécanisme d'horlogerie extrêmement sophistiqué.
On tient d'autant plus aux honneurs qu'on en est moins digne.
Mais si l'on a manqué sa vie,On songe, avec un peu d'envie,A tous ces bonheurs entrevus,Aux baisers qu'on n'osa pas prendre,Aux coeurs qui doivent vous attendre,Aux yeux qu'on n'a jamais revus.
Si l'on ôtait les chimères aux hommes, quel plaisir leur resterait -il ?
Le monde n'a progressé que grâce aux choses impossibles qui ont été réalisées.
Homme, tu as regardé la plus triste la plus morne de toutes les fleurs de la terre Et comme aux autres fleurs tu lui as donné un nom. Tu l'as appelée Pensée.
Je traîne à chaque pas un boulet trop lourdFait de regrets, d'ennuis, de souvenirs moroses ;Mais parfois, remembrant mes plus vieilles amoursJe trouve un doux parfum aux plus tristes des choses.
Il y a une grande différence entre dire : "Ceci est raisonnable" et dire "Ceci est sage". Ce qui est raisonnable n'est pas nécessairement sage et ce qui est très sage n'est presque jamais raisonnable aux yeux de la raison trop froide.
Il faut penser aux jeunes adolescentes qui prennent exemple sur ces mannequins. Il y a un moment, faut arrêter (...) Je crois qu'il y a vraiment un 'holà' à mettre, parce que ça devient grave.
C'était vraiment un homme du dix-neuvième siècle qui n'a pas voulu douter du savoir souverain, de ce siècle qui a fait la sourde oreille aux avertissements de Schopenhauer et s'est plu tenacement à confondre science et sagesse.
Descendre jusque aux petits est le plus sûr moyen pour s'égaler aux grands.
Juge combien la science a d'avantages sur l'ignorance. Les autres vices apportent quelque profit à leurs sectateurs. L'ignorance seule n'attire que du mal aux siens qui souvent paient par des effets l'offense qu'ils ont faite en parole.
L'effet du recul sur la mémoire est de donner aux choses des contours énormes parce que l'essentiel se détache, isolé de l'environnement de faits quotidiens insignifiants qui se sont naturellement effacés de l'esprit.
Le FN qui se dit anti-système, ne s'emmerde pas du tout, se protège avec les lois du système, l'immunité parlementaire, pour ne pas se rendre aux convocations policières [...] Nous quand on est convoqué par la police, on n'a pas d'immunité ouvrière, désolé, on y va.
En tant qu'êtres humains, nous avons une tendance innée à sauter aux conclusions; juger les gens trop rapidement et leur imposer des échecs ou des héros sans tenir dûment compte des faits et des idéaux de l'époque.
J'ai découvert qu'il ne faut pas craindre les refus. Et quand, bien des années plus tard, je demanderai aux gens à aller dormir chez eux, ça ne sera pas plus compliqué.
L'homme est plus cher aux dieux qu'il ne l'est à lui-même.
Quant aux vaccins, on ne comprend rien. Je devrais l'avoir depuis longtemps, entre le coeur, cinq pontages, l'asthme, le diabète et le surpoids... Il n'y a rien, il n'y a pas de vaccins !
Parfois, je pense que j'aurais pu être une star de cinéma majeure avec le vaste manoir et le personnel. Je regarde ma Volvo et je pense que ça pourrait être une limousine. Je pense aux rôles que j'ai refusés. Mais alors, je n'aurais eu aucun enfant.
On reproche souvent aux grands de n'avoir pas fait tout le bien qu'ils eussent pu dispenser. Ils pourraient bien répondre : songez seulement à tout le mal que nous eussions pu faire et dont nous nous sommes abstenus.
Dans le silence des rues et du black-out qui tombait en hiver vers cinq heures du soir et pendant lequel la moindre lumière aux fenêtres était interdite, cette ville semblait absente à elle-même.
Pensez aux maux dont vous êtes exempt.
Encore quinze ans, encore douze, encore dix avant d'être grand. On croyait ne jamais pouvoir le supporter. Et voici que l'enfance est finie aux yeux de tous, alors que l'enfant est encore là tout entier, tel qu'il a été marqué par les dures années sous-marines.
La composition doit être une de nos préoccupations constantes, mais au moment de photographier elle ne peut être qu'intuitive, car nous sommes aux prises avec des instants fugitifs où les rapports sont mouvants.
Demandez aux femmes des inspirations, ne leur demandez pas de conseils.
Aux Etats-Unis, l'ambition est toujours récompensée... par des taxes importantes.
Les hommes, lorsqu'ils s'adressent aux dieux, ne savent pas que c'est pour leur malheur, le plus souvent, que les dieux les exaucent.
Les hommes ne font pas attention aux petites choses.
On assistait là à une de ces séances plaisantes, comme on en voit aux veillées lorraines, où les filles et les garçons échangent des facéties et des bouts rimés. C'était une véritable séance de daïe, où François daïait la religieuse.
Tant qu'on est rien, on demande aux autres de nous trouver quelque chose.
C'est ça, pour moi, l'instinct de liberté. S'affranchir de ce qu'on a gagné et de ce qu'on a perdu pour l'offrir aux autres.
Écouter, débattre, proposer, voir ce qui fonctionne ou pas dans notre pays, chercher des réponses aux incertitudes. C'est ce qui nous permet d'avancer ensemble. C'est ce qui nous fait Nation !
Qui ne se contrôle pas face aux dangers est plutôt fougueux que brave.
Toute excuse est honteuse aux esprits généreux.